Science Politique
Introduction à la science politique et initiation à la recherche bibliographique (Université
Libre de Bruxelles)
messages.pdf_cover_qr_code_label
messages.studocu_not_sponsored_or_endorsed_by_college
messages.downloaded_by
, lOMoARcPSD|19695644
Science Po
1. Histoire et règles méthodologiques de la science politique
1.1. Une discipline récente
Il y a quelques précurseurs comme : Platon, Aristote, Machiavel, Bodin, Hobbes, Locke,
Montesquieu, Burke, de Tocqueville, Marx, … cependant, on ne peut pas parler de discipline
scientifique ayant la vocation d’analyser la politique de manière rigoureuse.
Ce n’est qu’au début du 19ème siècle qu’elle émerge, au moment où naissent les sciences de
la société, de l’homme et du politique. L’appréhension du politique devient petit à petit un
objet d’étude et d’analyse à part entière. L’idée que le monde social peut être compris et
interprétés par des observations rationnelles.
Il y a quartes éléments principaux qui ont aidé au développement général des sciences
sociales : la révolution industrielle, l’individualisme, le scientisme et une modification
importante des producteurs et des consommateurs de sciences sociales.
1.2. L’autonomisation disciplinaire de la science politique
C’est au 20ème siècle que se scindent des disciplines sœurs comme l’économie et la politique
ou le droit et la politique.
Le développement des attributions étatiques et paraétatiques génère la croissance d’une
administration moderne. Ce qui signifie plus d’agents de l’État ayant des besoins
d’apprentissage donc la création de nouvelles écoles.
L’élément le plus important est probablement la sécularisation progressive des sociétés et la
démocratisation de quelques États d’Europe et des Etats-Unis qui engendrent l’émergence
de nouveaux objets d’étude.
Un quatrième élément est le fait, pour les États, de se connaitre le plus exactement possible,
de saisir les rouages de leur fonctionnement de façon à pouvoir remplir les taches
ambitieuses qu’elles assignent mais aussi de réduire toutes les formes d’incertitudes
susceptibles d’engendre des crises.
Il faut attendre la moitié du 20ème siècle pour que la science politique soit largement
reconnue. Avant 1945, la discipline est marquée par la publication de travaux pionniers qui
participent à la définition de son objet après la seconde guerre mondiale.
A l’époque, les chercheurs sont également des acteurs politiques et sociaux.
L’avènement de dictatures à l’entre-deux guerres dans plusieurs états européens, marquera
un coup d’arrêt des travaux en sciences sociales et politiques.
messages.downloaded_by
, lOMoARcPSD|19695644
1.3. Le caractère précurseur de la science politique américaine
C’est surtout au Etats-Unis que la science politique enregistre ses principaux progrès où le
processus de démocratisation est linéaire, sans interruption (sauf guerre civile de 1861 à
1865) et qui dévoilent de nombreux objets d’étude inédits (fédéralisme, constitutionnalisme,
question raciale, processus électoraux, présidentialisme, bicaméralisme, partis politiques, ...
Les développements de nombreuses écoles de science politique ne sont possibles que par un
instrument de financement typique anglo-saxon : la collecte de fonds privés et la
philanthropisme.
En raison du développement du fascisme et du nazisme en Europe, les universités
américaines ont « bénéficié » à l’entre-deux-guerres de l’émigration de personnalités
scientifiques.
1.4. La cristallisation politologique après 1945
La fin de la seconde guerre mondiale marque pour la science politique le développement, la
reconnaissance et l’institutionnalisation comme « discipline à part entière ».
Il y a institutionnalisation quand il y a : l’existence d’une dénomination revendiquée en
commun, un accord sur les objets d’étude, la présence d’institutions d’enseignement et de
recherche légitimées par la durée et la qualité et enfin, l’existence de supports pour la
diffusion et la reproduction des résultats de recherche.
Dans les années soixante, la discipline connait une révolution behavioriste, l’explication est
préférée à l’analyse ; la collecte scrupuleuse de données, à l’abstraction.
1.5. Que recouvre la science politique ?
Quatre grands champs :
Théorie politique : étudie la pensée, les textes politiques.
Science politique internes : étudie le pouvoir dans la sphère de l’État.
Science administrative : étudie une politique publique.
Relations internationales : étudie le pouvoir politique dans la facette externe
(Paix/Guerre – Global Governance).
1.6. Le rapport avec les autres disciplines
L’objet d’étude de la science politique est au carrefour d’autres disciplines : l’histoire, la
sociologie, l’économie, la psychologie, ...
Le rapport complémentaire/conflictuel avec les autres disciplines implique : d’affirmer la
spécificité de la science politique, d’explorer et connaitre les disciplines nécessaires à l’étude
du politique et enfin, aborder des sujets de manière multidisciplinaire afin de disposer
d’éclairages multiples.
messages.downloaded_by
, lOMoARcPSD|19695644
Le triptyque : objet – question – méthode.
1.7. Aspects méthodologiques
Préliminaires :
Passage d’une approche descriptives à une approche analytique. Essayer de comprendre,
d’isoler les phénomènes explicatifs.
Impossibilité de réaliser deux fois la même expérience.
Accepter les « écoles de pensée » : manières différentes de voir les choses.
Approche macro : déterminisme social, approche par le haut. (collectif)
Approche micro : individualisme méthodologique, approche par le bas. (individus)
A. Le principe de neutralité axiologique
Neutralité dans l’appréhension de l’objet d’étude mais ne veut pas dire qu’il faut être neutre
d’un point de vue politique, ce qui est important est la neutralité par rapport à son objet
(n’est pas possible à 100%).
B. La séparation de la morale et de la politique
Il faut analyser et expliquer ce qui est, en évitant de juger son objet d’étude.
C. La science politique n’est pas l’étude de l’air du temps
Les médias ont leur logiques et leur dynamique propres : traiter des faits les plus
spectaculaires, valoriser les positions les plus éloignées dans un débat, ... il y a trois
dimensions essentiels dans la médiatisations : on ne médiatise une chose que s’il y a de quoi
médiatiser, il y a une très forte propension médiatique à ne s’intéresser et ne couvrir que les
informations évènementielles ou problématiques et enfin, il y a une nette orientation
occidentalo-centriste dans le traitement et la couverture de l’information.
D. L’utilisation des mots et concepts en science politique
Une approche scientifique nécessite tout d’abord une définition précise des phénomènes
étudiés et une spécification des catégories employées.
E. Le danger du sens commun
F. Dépasser les apparences
G. Les dangers de l’anachronisme
C’est fondamental de restituer un évènement, une pensée, un écrit, ... dans son contexte,
dans la manière dont on voit et on vit les choses à l’époque de cet évènement, pensée, ...
messages.downloaded_by