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Class notes

Découverte des implications de l'idée de Monde en philosophie

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Il s'agit d'anciennes notes de cours, qui demeurent intéressantes dans le parcours qu'elles proposent et dans la mesure où elles permettent une très bonne introduction à la Critique de la raison pure pour qui n'aurait jamais mis les pieds dans cette épaisse brique. De nombreux autres auteurs et traditions sont également présents, mais la pierre (et le terme est ici choisi à dessein) d'angle demeure toute la partie -qui commence dès le début, in medias res- consacrée à Kant.

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LE MONDE
Introduction générale du cours : Le monde est-il ma représentation ? une question à prendre au sérieux.



INTRODUCTION GÉNÉRALE : éléments d’épistémologie
kantienne
La Raison pure (RP) construit 3 idées, le monde, le moi et Dieu. (cf. p354, Crit de la RP PUF).
Qu’est-ce que la RP ? C’est notre entendement se déployant au delà des limites de l’espace et du temps. Toutes nos
représentations, perceptions, sensations = dimension spatio temporelle qui est condition de leur possibilité.

Raison et entendement→ concepts purs → jugements → raisonnements.

L’espace et le temps sont des structures constitutives du sujet percevant avant toute expérience = ils sont formes a
priori de la sensibilité et de l’imagination (en tant qu’elle est capacité de se représenter des objets aux propriétés sensibles
bien qu’ils n’existent pas).
SCHÈME : représentation imaginaire pure, construction spatiale pour l’entendement, représentation des constructions
dans l’espace et le temps =/= représentation conceptuelle pure -càd qui ne se déploient ni dans le temps ni dans l’espace-
(= concepts de l’entendement qui sont moins des objets que des outils)

Intuition : perception ⇒ précédent l’exp çad, mais produit d’une synthèse déjà = dans l’espace et le temps. ⇒ l’expérience
vient après ⇒ liaisons de ces perceptions selon les catégories et les principes de permanence de la substance et de causalité.
→ les catégorie, concepts purs de l’entendement. (=qualité/quantité/relation/modalité)⇒ d’où viennent elles ? Elles sont les
structures fondamentales des structures logiques. La forme des raisonnements est elle-même déterminée par les
jugements qui la compose.(⇒ ce sont les catégories de la famille de la qualité qui → jugements.)



→ l’entendement, en tant qu’il s’exerce dans les limites du temps et de l’espace pur = mathématiques .
→ lorsque = dans les limites de l’espace et du temps empirique = sciences physiques. C’est comme les deux sont soumises
aux mêmes conditions de possibilités (esp et temps) qu’elles se recoupent.
→c’est en cela qu’il y a distinction avec la RP qui se déploie hors de ces formes a priori de la sens.

→ distinction par Kant entre le principe de causalité empirique ( qui consiste à assigner à chaque phénomène une cause ) et
le principe de causalité transcendantal (qui consiste à assigner à TOUS les phénomènes une cause unique et première, au
delà de toute considération mathématique, spatiale ou temporelle).
⇒ ET DONC À L’ILLUSION TRANSCENDANTALE (=CROIRE QU’IL EXISTE RÉELLEMENT EN DEHORS DE LA
CONSCIENCE DU SUJET, UNE IDÉE QU’IL A CONSTRUIT À PARTIR DE LA RAISON PURE)




LE MONDE 1

, → Kant met en avant l’opposition entre les idées transcendantales et les concepts purs de l’entendement. En effet c’est en
employant les catégories - adaptées à l’espace et au temps - au delà de l’espace et du temps que nous aboutissons aux idées
transcendantales, qui alors ne peuvent pas relever de l’expérience possible. C’est particulièrement déployant les trois
catégories de la relation au delà de l’espace et du temps que nous aboutissons à ces idées.
(→ s’ensuit le distinction entre notion, idée, concept et schème avec la comparaison aux idées platoniciennes. )
LE MONDE SELON KANT EST UN DÉPLOIEMENT DE CHAÎNES DE RELATIONS DE CAUSES À EFFET. =L’UNITÉ ABSOLUE
DES CHAÎNES DE SÉRIES CAUSALES.
DE LA RAISON D’ÊTRE DE LA CRITIQUE DE LA RAISON PURE.

→ le but de Kant est de fonder les sciences, les savoirs. ⇒ du moins c’est ce qui va l’occuper dans les deux premières parties
que sont l’esthétique transcendantale et l’analytique transcendantale. Dans lesquelles il va se situer entre l’empirisme des
anglais (toute connaissance empirique est fondée sur l’expérience) et l’idéalisme (=DES, LEIB,=la connaissance est fondée
sur des concepts a priori)⇒ ces idéalistes, après avoir établis cela, tirent une métaphysique de ces concepts a priori.
→ Kant démontre que ces concepts et principes a priori n’ont de valeurs que s’ils opèrent dans les limites de l’espace pur et
du temps pur. Il refuse à la métaphysique le statut de science. → par ex : dans les sciences physiques, tous nos
raisonnements reposent sur le principe de causalité dans le temps, qui lie chaque phénomène à son antécédent dans un
rapport constant de succession dans le temps. Mais ce même principe peut s’émanciper de sa dimension temporelle pour
devenir principe de causalité transcendantale, et servir à justifier l’existence de Dieu ⇒ c’est comme ça que DES dans sa 5e
méditation ⇒ argument ontologique ⇒ aucune valeur scientifique selon Kant.
CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE DE LA CRITIQUE DE LA RAISON PURE = RÉSOLUMENT IDÉALISTE (=en termes
épistémologiques)
CONCLUSION DE LA SECONDE PARTIE (et c’est en cela qu’il se distingue des idéalistes) = IL N’EST PAS POSSIBLE DE
CONSTITUER LA MÉTAPHYSIQUE EN SCIENCE.
THÈSE CENTRALE : L’ESPRIT HUMAIN NE PEUT CONNAÎTRE QUE LES PHÉNOMÈNES ET NON PAS LES CHOSES EN SOI.

→ il n’est pas question de nier la métaph, juste de ne pas lui accorder le statut de savoir scientifique car = indécidables ⇒
risque antinomies (=propositions également absurdes= la thèse à pour conséquence l’antithèse et inversement).

CHOSES : existent indépendamment de notre conscience, mais nous ne les pouvons connaître qu’à travers celle-ci qui,
paradoxalement nous empêche de les connaître en soi.

PHÉNOMÈNE : objet de notre connaissance en tant qu’ils possèdent des propriétés dépendant de nos facultés de connaître.
Tous les objets de connaissance physique doivent leur propriétés à nos facultés de connaître.→ objets de l’expérience
(interne ou externe) avec des propriétés spatiales et/ou temporelles. S’inscrivent dans des rapports de succession dans le
temps et sont de plus quantifiables (= sont porteurs de propriétés intelligibles⇒ on distingue accident et substance). Ce qui
apparaît= du grec TO PHAINÓMENON : ce qui est mis au jour, ce qui semble sans être, ce qui se manifeste. =N’est pas la
chose en soi⇒ l’espace et le temps à travers lesquels nous percevons les choses sont des structures qui dépendent de
l’essence humaine. = apparaît nécessairement de manière identique chez tous les sujets humains⇒ nécessaires et universels

APPARENCE : qui est relative à chaque sujet empirique→ individuelle et contingente
PERCEPTION : faculté passive de représentation dans l’espace et le temps.

EXPÉRIENCE : analyse, puis synthèse des perceptions sensibles par l’entendement. Il y a expérience lorsque mes
représentations sont liées entre elles selon des rapports intelligibles. (=C’EST LÀ LA DIFFÉRENCE D’AVEC LES RÊVES)



Un autre principe a priori = Principe de PERMANENCE DANS LA SUBSTANCE : “ DANS UN CHANGEMENT MATÉRIEL ,
CORPOREL, IL Y A QUELQUE CHOSE QUI DEMEURE IDENTIQUE DE MANIÈRE CONSTANTE SOUS CE CHANGEMENT. “

→ c’est pourquoi notre entendement tend vers un certain matérialisme = nous envisageons systématiquement la
permanence d’un substrat matériel sous chaque changement.




De plus, n’y a-t-il que nos trois dimensions ? Un mathématicien nous dirait que non. N’y a-t-il qu’un temps envisagé comme
succession d’évènement ? Un scolastique nous dirais que non.

Pour le mathématicien = Théorie du FLATLAND théorisé par Edwin Abbot, dans son ouvrage éponyme et repris et développé
par Henri Poincaré dans LA SCIENCE ET L’HYPOTHÈSE, dans laquelle il évoque le fait que pour une civilisation vivant en
deux dimension, une partie de la réalité accessible à ceux vivant en trois dimension serait inaccessible. → c’est en exploitant




LE MONDE 2

, cette idée que nous avons aboutit à la théorie des cordes en vogue aujourd’hui, qui bien que purement hypothétique, prétend
expliquer des phénomènes physiques incompris en s’appuyant sur une profusion de dimensions autres que celle dans
laquelle nous vivons.
Les scolastiques (Thomas d’Aquin, Somme théologique) = prennent l’exemple de Dieu qui est “tota simul”. (leibniz aussi)

Nous ne connaissons que les phénomènes, de telle sorte que notre science ne se développe que dans les limites de
l’espace et du temps ⇒ chose en soi demeurent inaccessible. Kant ne nie pas pour autant la présence de matière. (=/=
BERKELEY⇒OÙ DIEU SUSCITE DANS NOTRE CONSCIENCE LES SENSATIONS)
NOUMÈNE : (ce qui est pensable) ce que nous pouvons penser mais pas connaître =Dieu par ex.



intermède sur “TRANSCENDANTAL” : L’est ce qui est non pas constitutif des choses mais relatif à nos facultés de connaître
a priori. C’est en ce sens que Kant distingue le moi empirique, qui est la somme des sensations, des émotions et des
sentiments vécus par ma conscience, et le “je” transcendantal, qui est condition de possibilité de rapporter à un même “je”,
toute la diversité des évènements de conscience vécus.

Le “moi” empirique change au cours du temps et des moments de la vie, = il est dans le temps= il est objet d’expérience

Le “je” transcendantal est principe unificateur de la diversité des états de conscience, qui est toujours le même en des temps
différents = au-dessus du temps.


Le “moi transcendantal”, est l’une des trois idées trans. et est encore diff des deux autres = c’est un “moi” aux prétentions
métaphysiques⇒ “moi” définitivement en dehors du temps, de l’espace=âme immortelle. C’est l’unité absolue du sujet
pensant au delà de l’espace et du temps ⇒ qui n’est pas donné dans l’expérience. = cela relève à nouveau pour Kant de
l’illusion transcendantale.


L’idée de monde se construit lorsque tous les phénomènes sont solidaires les uns des autres. Cela est rendue possible lorsque
chaque phénomène est intégré dans une série causale. Le monde est donc l’unité absolue des séries causales. Le monde, en
plus d’être l’unité absolue de tous les objets de pensée en générale (=phénomènes plus noumènes ) est ultimement un
noumène.

Dieu, c’est ce qui est à l’origine de mon “moi” et de tous les “moi”, à l’origine du monde. Il en est la condition de possibilité, à
la fois comme cause efficiente et comme substrat. Il est substance à l’origine de toutes les substances, condition de
possibilité de tout ce qui est pensable et perceptible.

L’idée du je transcendantale est pensable sans contradiction → elle nécessite cependant un paralogisme préalable⇒ qui
me permette d’envisager cette identité au delà de l’espace et du temps.

De même l’idée de Dieu est consistante, et relève du possible. Elle n’est cependant pas prouvable et → toutes les preuves
se rapportent plus ou moins à l’argument ontol qui comportent implicitement sa conclusion dans ses prémisses.

L’idée de monde est bien moins évidente à concevoir et bien plus problématique= en effet elle n’est pas consistante (= non
conforme au principe de non-contradiction) = les antinomies nous montrent que le monde ne saurait être considéré comme
une idée achevée⇒ va toujours vers plus d’achèvement…or cela nous empêche de constituer le monde comme idée.

→ le monde n’existe pas alors ? ⇒ Berkeley : pas de matière juste Dieu et l’homme ; ou alors solipsisme = je sûr d’une seule
chose, c’est que j’existe.

Attention ! Kant ne nie pas l’existence des choses corporelles ( c’est en cela qu’il se distingue de l’idéalisme radical de BERK
et de l’idéalisme problématique de DES).



Le monde est une construction de la raison pure qui s’efforce d’atteindre un inconditionné unifiant tous les phénomènes
spatio-temporels.
NOUS NE POUVONS ÉTABLIR DE RAISONNEMENTS SCIENTIFIQUES QUE SUR DES OBJETS FINIS ! (y’a ptet qq chose à faire
avec le TIMÉE nn ? )



À KANT nous pouvons opposer deux types d’objection :
→ nous savons que la raison pure est active et s’efforce de construire indéfiniment nos représentations.
Nous pouvons toutefois nous demander si dans un autre paradigme épistémologique,(comme le réalisme aristotélico-




LE MONDE 3

, thomiste) les antinomies auraient la même valeur. → c.f Y a-t-il une antinomie de la raison pure ? par Michel Nodé-
Langloi.

= en effet les antinomies sont déclarées comme étant indécidables du fait même de leur caractère antinomique ⇒ or que
se passe-t-il si les avancées scientifiques donnent raisons à l’une ou l’autre thèse/antithèse ? ⇒ les récentes découvertes
de la science ⇒ montrent cela ⇒ genre limites naturelles du monde (⇒ zéro absolu / vitesse de la lumière)

= semble aller contre la première antinomie ( Le monde à un commencement dans le temps et il est aussi, relativement à
l’espace, contenu dans certaines limites / Le monde n’a ni commencement ni limites spatiales, mais il est infini aussi bien
relativement à l’espace que par rapport au temps.)

→ La physique moderne nous confronte parfois à des limites absolues : la théorie de la relativité d’Einstein est
approfondie par Georges Lemaître qui va tirer de là l’hypothèse du Big Bang, qui recevra une confirmation
expérimentale en 1965. En effet, on a observer un rayonnement infrarouge fossile présent de manière uniforme dans
toutes les direction dans l’univers, et convergent vers un même point. Ce point d’origine du Big Bang, plus petit qu’un
atome, serait le commencement de l’univers.

Si l’on interprète les sciences en termes réalistes (=l’intelligible repose sur des formes eidétiques immanentes à la
substance), nous pourrions alors constituer une cosmologie de la finitude de l’espace et du temps à partir de la théorie
du Big Bang = celui-ci marquant le commencement du temps et de l’expansion de l’espace (ø de l’espace attention)

→Cela permet à Claude TRESMONTANT (Comment se pose aujourd’hui le problème de l’existence de Dieu) de développer
une métaphysique de l’insuffisance.

1. → L’antique conception de l’univers éternel, incréé, impérissable , stable, ⇒ rien ne justifie plus cette
conception objectivement.

= de cela découle une impossibilité du panthéisme. = les sciences positives nous éloignent de plus en plus de
cela. L’univers paraissait un roc stable sur lequel fonder une ontologie, et aujourd’hui les galaxies s’éloignent
de plus en plus les unes des autres à la manière d’un gaz en suspension.

2. → dans Sciences de l’Univers et problèmes métaphysiques, Claude TRESMONTANT, évoque le fait que dans notre
univers régis par la génération et la corruption, les choses ont un commencement et vont vers un terme. Et
même lorsqu’est associé à l’idée d’un univers éternel le constat de la génération et de la corruption⇒ les deux
sont compatibles uniquement si ⇒ idée de l’apport extérieur d’une énergie fraîche. ⇒ pour compenser les
usures du temps. L’univers ne peut ø = Être absolu car comporte génération et corruption.




CHAPITRE I. DU MONDE CLOS À L’UNIVERS INFINI



ALEXANDRE KOYRÉ

Rév° cop = on passe d’une représentation du monde régie par le sens commun et l’expérience sensible à une
représentation mathématique de l’espace et de l’univers.

→ il a une épis idéaliste = notre représentation⇒ c’est nous qui imposons aux objets de notre entendement des
structures mathématiques innées. (=maths préexistent à toute exp, elles sont absolues → plus platon que KA)

Pour KOYRÉ, les maths nous informent sur la raison humaines plus que sur le monde⇒ raison qui s’objective dans
de purs concepts et qu’il s’attend à retrouver dans le monde.

→ le Timée de Platon le justifie assez bien = le Démiurge façonne la matière en s’inspirant des idées. (⇒ c.F poly
sur le Timée)

=le monde est traversé par des formes intelligibles dans lesquelles l’esprit humain retrouve ses propres
concepts.

→ Pour KOYRÉ il s’agit d’une rev° spirituelle plus que scientifique, au sens où elle altère notre perception de
l’espace.
causée en grande partie par la découverte de l’homme comme sujet; développement du subjectivisme au
détriment de l’objectivisme des anciens → KANT a joué en grande partie ce rôle.

→ KOYRÉ nous parle ensuite de la révolution copernicienne kantienne qui est une rev° épis. ⇒ en sciences,
l’esprit devait se régler sur les choses, se laisser instruire par la réalité extérieure et sensible⇒ après le sujet




LE MONDE 4

Document information

Study
Uploaded on
April 13, 2026
Number of pages
32
Written in
2022/2023
Type
Class notes
Professor(s)
Frédéric crouslé
Contains
All classes
$5.72

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