ANALYSE LINÉAIRE CAVALIERS LCVH
Intro :
o Victor Hugo
à la fois poète, dramaturge et romancier, du 19ème siècle
est considéré comme le chef de file du mouvement romantique.
o En 1856, il publie Les Contemplations,
recueil de poèmes organisé en 2 grandes parties, « Autrefois » et « Aujourd’hui »,
séparé en son cœur par un abîme, le tombeau de sa fille Léopoldine, qui structure
l’ensemble du recueil.
o Le poème « A quoi songeaient les deux cavaliers dans la forêt »,
extrait du livre « Pauca Meae », de la partie « Aujourd’hui »
rompt avec le style du livre 4 par un mélange de tons, lyrique et épique.
Le poème se construit autour d'une oscillation permanente, entre l'émerveillement devant
la nature et l'éblouissement effroyable des visions mystiques qui rappellent le mal du
siècle.
Victor Hugo y narre l'avancée de 2 cavaliers dans la forêt.
o Pb : Comment dans ce poème sombre et onirique, Hugo fait-il se rencontrer les doutes d'un
enfant du siècle et ceux du père en deuil ?
o Mouvements :
1er : Un décor et des personnages sombres (V1-V12)
2e : Un sujet déchiré accompagné cependant d’une nature bienveillante (V12-V24)
3e : La tentation de la mort donne l'occasion d'un dernier duel de conscience (V25-V36)
Analyse 1er mouvement :
V1 : Le poème s’ouvre sur une description du cadre spatio-temporel, avec les substantifs « nuit » et
« forêt ». Le premier verre redouble le sentiment d’obscurité dû à la nuit à l’aide des adjectifs
« noire » et « sombre ». La nuit étant une source d’inspiration importante pour les poètes
romantiques.
V2 : Au second vers, Hugo présente les personnages Hermann et le narrateur cependant l'attribut
du sujet « une ombre » suggère qu’Hermann n'est autre qu'un double du « je » poétique, sa face
sombre. Les 2 cavaliers seraient donc les 2 facettes du poète.
V3 : Dans cette première strophe, la polymétrie avec les alexandrins et l’octosyllabe conclusif créé
un rythme qui rappelle le galop des chevaux évoqués au 3e vers.
V5-6 : Aux vers 5 et 6 Hugo apporte des touches de lumière avec les « étoiles » et les « oiseaux de
feu ». Chaque fois, cette lumière vient du ciel comme si sa fille décédée Léopoldine, qu'il appelle
« l'astre de [s]es yeux » dans le 9e poème de Pauca meae était sa seule source de lumière.
Lorsqu’elle est montée aux cieux elle aurait donc pris la lumière avec elle.
V7-9 : Dans la 2nde strophe, le poète précise la noirceur des sentiments des personnages. D'abord
la répétition de « je suis plein de regrets », insiste sur leur obsession de l'échec. On note aussi la
force du participe passé « brisé » qui se reflète dans la structure du vers, la césure se double d'une
pause syntaxique forte avec le point. Ici, le verre se fait saccadée, plus haché, comme une sorte de
sanglot poétique.
V7-9 : L'apostrophe lyrique, « O mes amours, dormez ! » indique la recherche d'un apaisement
indiqué aussi par la rime « souffrance » « espérance » aux 2 premiers vers de la strophe. Le poète
cherche à faire taire les remords et la culpabilité qui le conduit à l'insomnie. Ce désir d'apaisement
se confirme avec l’adjectif « vert », couleur de l'espérance, qui éclaire le paysage qui était « très
sombre ».
V10-12 : Les 2 dernières strophes miment un dialogue/conflit intérieur. En effet, on assiste plutôt à 2
monologues juxtaposés avec les 2 personnages qui disent mais qui ne répondent pas. De plus,
l'antithèse qui opposent « les tombes entrouvertes » et « les tombeaux refermés » mime deux
parties du poète, l’une serait encore endeuillée tandis que l'autre penserait à sa mort prochaine.
Conclusion 1er mouvement : Dans les 2 premières strophes, Victor Hugo pose donc le cadre spatio-
temporel avant de présenter un sujet déchiré entre 2 attitudes contradictoires qui tentent de
renouer avec l'espérance lors d'une chevauchée.
Intro :
o Victor Hugo
à la fois poète, dramaturge et romancier, du 19ème siècle
est considéré comme le chef de file du mouvement romantique.
o En 1856, il publie Les Contemplations,
recueil de poèmes organisé en 2 grandes parties, « Autrefois » et « Aujourd’hui »,
séparé en son cœur par un abîme, le tombeau de sa fille Léopoldine, qui structure
l’ensemble du recueil.
o Le poème « A quoi songeaient les deux cavaliers dans la forêt »,
extrait du livre « Pauca Meae », de la partie « Aujourd’hui »
rompt avec le style du livre 4 par un mélange de tons, lyrique et épique.
Le poème se construit autour d'une oscillation permanente, entre l'émerveillement devant
la nature et l'éblouissement effroyable des visions mystiques qui rappellent le mal du
siècle.
Victor Hugo y narre l'avancée de 2 cavaliers dans la forêt.
o Pb : Comment dans ce poème sombre et onirique, Hugo fait-il se rencontrer les doutes d'un
enfant du siècle et ceux du père en deuil ?
o Mouvements :
1er : Un décor et des personnages sombres (V1-V12)
2e : Un sujet déchiré accompagné cependant d’une nature bienveillante (V12-V24)
3e : La tentation de la mort donne l'occasion d'un dernier duel de conscience (V25-V36)
Analyse 1er mouvement :
V1 : Le poème s’ouvre sur une description du cadre spatio-temporel, avec les substantifs « nuit » et
« forêt ». Le premier verre redouble le sentiment d’obscurité dû à la nuit à l’aide des adjectifs
« noire » et « sombre ». La nuit étant une source d’inspiration importante pour les poètes
romantiques.
V2 : Au second vers, Hugo présente les personnages Hermann et le narrateur cependant l'attribut
du sujet « une ombre » suggère qu’Hermann n'est autre qu'un double du « je » poétique, sa face
sombre. Les 2 cavaliers seraient donc les 2 facettes du poète.
V3 : Dans cette première strophe, la polymétrie avec les alexandrins et l’octosyllabe conclusif créé
un rythme qui rappelle le galop des chevaux évoqués au 3e vers.
V5-6 : Aux vers 5 et 6 Hugo apporte des touches de lumière avec les « étoiles » et les « oiseaux de
feu ». Chaque fois, cette lumière vient du ciel comme si sa fille décédée Léopoldine, qu'il appelle
« l'astre de [s]es yeux » dans le 9e poème de Pauca meae était sa seule source de lumière.
Lorsqu’elle est montée aux cieux elle aurait donc pris la lumière avec elle.
V7-9 : Dans la 2nde strophe, le poète précise la noirceur des sentiments des personnages. D'abord
la répétition de « je suis plein de regrets », insiste sur leur obsession de l'échec. On note aussi la
force du participe passé « brisé » qui se reflète dans la structure du vers, la césure se double d'une
pause syntaxique forte avec le point. Ici, le verre se fait saccadée, plus haché, comme une sorte de
sanglot poétique.
V7-9 : L'apostrophe lyrique, « O mes amours, dormez ! » indique la recherche d'un apaisement
indiqué aussi par la rime « souffrance » « espérance » aux 2 premiers vers de la strophe. Le poète
cherche à faire taire les remords et la culpabilité qui le conduit à l'insomnie. Ce désir d'apaisement
se confirme avec l’adjectif « vert », couleur de l'espérance, qui éclaire le paysage qui était « très
sombre ».
V10-12 : Les 2 dernières strophes miment un dialogue/conflit intérieur. En effet, on assiste plutôt à 2
monologues juxtaposés avec les 2 personnages qui disent mais qui ne répondent pas. De plus,
l'antithèse qui opposent « les tombes entrouvertes » et « les tombeaux refermés » mime deux
parties du poète, l’une serait encore endeuillée tandis que l'autre penserait à sa mort prochaine.
Conclusion 1er mouvement : Dans les 2 premières strophes, Victor Hugo pose donc le cadre spatio-
temporel avant de présenter un sujet déchiré entre 2 attitudes contradictoires qui tentent de
renouer avec l'espérance lors d'une chevauchée.