Intro :
o Maurice Maeterlinck (1862-1949) est un auteur, dramaturge et poète français qui s'illustre dans le
mouvement artistique du symbolisme.
o Il publie en 1894 la pièce de théâtre pour marionnettes Intérieur met en scène un Vieillard et un
Étranger dont la responsabilité est d'annoncer à une famille la mort de leur fille découverte noyée.
o J’ai choisi cette pièce pour plusieurs raisons.
o Premièrement, le titre de la pièce constitué d’un seul nom commun Intérieur m’a intriguée. Dès le
titre, on comprend d’abord que la pièce va jouer sur l’opposition de l’intérieur où l’on retrouve la
famille et de l’extérieur où se trouvent le vieillard et l’étranger rejoints à la fin de la pièce par les
deux petites filles du vieillard Marthe et Marie puis par une foule de villageois réunis afin de prier et
d’accompagner le corps. Maeterlinck parle d’un « imperceptible déplacement de l'angle de vision
habituel » qui s’opère ici entre le vieillard et l’étranger, qui deviennent spectateurs de la scène qui
se joue dans la maison et qu’ils nous donnent à entendre par le prisme de la parole ce qui est
intéressant au niveau de la mise en scène.
o De plus, j’étais intéressée par le théâtre de marionnettes. Selon Maeterlinck, elle permettrait de
faciliter l’identification des spectateurs car elle est impersonnelle. La marionnette incarne aussi la
notion de destin et de fatalité : les personnages sont soumis au destin comme les marionnettes sont
suspendues à des fils, soumises au marionnettiste.
o Le style de l'auteur est également très compréhensible, c’est même sa simplicité qui le rend beau.
De plus, la suspension permanente (on retrouve énormément de points de suspension dans toute
l’œuvre) laisse résonner ce qui vient d’être dit et nous laisse donc le temps de réfléchir aux paroles
des personnages mais aussi à leurs pensées non dites.
o Enfin, malgré la concentration de la pièce, le décor est parfaitement posé. Les nombreuses
descriptions donnent un aspect apaisant à cette lecture, c’est d’ailleurs ce que je préféré dans cette
œuvre. Cependant, l'auteur parvient à créer une tension : comme les personnages, on a « peur du
silence qui suit les dernières paroles qui annoncent un malheur. C'est alors que le cœur se déchire. »
Ce n’est qu'aux dernières pages, que le silence est finalement brisé par le vieillard qui trouve le
courage d’annoncer cette mort en voyant ses deux petites filles et le cortège funéraire improvisé
arriver. On peut penser qu’en tant que grand-père, il arrive à se mettre à la place des parents de
cette famille et que dans leur situation il aurait préféré être mis au courant au plus vite.
Thèmes/idées à aborder :
o Symbolisme :