GIOVANNI PARTECIPAZIO
Giovanni Partecipazio fut un doge de Venise, le douzième doge, de 829 à 836. Son père fut
Angelo Participazio.
I. AU COMMENCEMENT
Angelo Participazio, le père de Giovanni, qui est doge, l'associe au pouvoir. Giovanni
devient co-dux, c'est-à-dire co-régent, vers 817. Le but de cette manœuvre est de tenter
d'instaurer une fonction héréditaire, et de facto de permettre à la dynastie des Participazio
d'être fondée et de pouvoir perdurer dans le temps. La fonction de doge sera alors conservée
par la même famille et héritée de père en fils. Mais Giovanni n'est que le deuxième fils
d'Angelo, qui, voyant son fils Giustiniano revenir de sa mission diplomatique effectuée à
Constantinople, l'écarte du pouvoir et l'exile à Zara. Giovanni va s'enfuir par la suite, en
Slavonie, puis à Bergame, rencontrant l'empereur chrétien d'Occident et fils de
Charlemagne, Louis Iᵉʳ dit le « Pieux », pour obtenir sa protection et son soutien. Sauf que
Louis le Pieux ne veut surtout pas se froisser avec le doge de Venise, autant qu'il ne le désire
pas avec l'empereur byzantin. Il va trouver une autre idée que le coup d'État par la force,
convoquer une assemblée d'ambassadeurs vénitiens partisans de Giovanni et de son épouse,
mais ils seront à nouveau exilés, à Constantinople, cette fois-ci, y restant pour de longues
années.
II. MORT D'ANGELO PARTICIPAZIO
En 827, quand Angelo Participazio meurt, sa succession est déjà établie depuis de
nombreuses années. Giustiniano lui succède. Mais un coup de théâtre rebat les cartes, la
mort du fils de Giustiniano qui doit rappeler son frère, pour en faire son héritier. Il va le
faire rapatrier à Venise et le nommer co-dux en 829. Giovanni, désormais co-régent, ne peut
tout de même pas dormir tranquille sur ses deux oreilles, car, un danger guerre à l'horizon,
Obelerio Antenoreo, qui fut le prédécesseur d'Angelo, et qui fut exilé à Constantinople
pendant vingt ans. Ce dernier débarque à Vigilia, bien décidé à reprendre son bien, qu'on lui
avait forcé à laisser de côté, avec comme allié de poids à ses côtés Lothaire Iᵉʳ, le roi d'Italie.
Giovanni, mis au courant des velléités d'Obelerio, va le faire payer cher aux deux villes,
Vigilia et Metamauco, qui le soutiennent, mais aussi à ce dernier, en faisant incendier les
deux villes, et en tuant de ses propres mains Obelerio Antenoreo, dont la tête sera exposée
au-devant des insurgés, pour leur signifier que quiconque lui fera ombrage finira ainsi. Un
pieu sera planté à proximité du territoire du roi d'Italie, Lothaire Iᵉʳ, avec la tête du vaincu
plantée dessus.
III. FIN DE POUVOIR ET DESTITUTION
Bien des années plus tard, Giovanni doit se résoudre une fois de plus à quitter Venise et à
rejoindre l'empereur Louis le Pieux, car une révolte éclate à Venise, et la famille Participazio
est chassée du pouvoir. Pietro Caroso en profite pour se faire élire doge, mais l'usurpateur ne
va rester que seulement six mois à la tête de la république de Venise, vite chassé et aveuglé
Giovanni Partecipazio fut un doge de Venise, le douzième doge, de 829 à 836. Son père fut
Angelo Participazio.
I. AU COMMENCEMENT
Angelo Participazio, le père de Giovanni, qui est doge, l'associe au pouvoir. Giovanni
devient co-dux, c'est-à-dire co-régent, vers 817. Le but de cette manœuvre est de tenter
d'instaurer une fonction héréditaire, et de facto de permettre à la dynastie des Participazio
d'être fondée et de pouvoir perdurer dans le temps. La fonction de doge sera alors conservée
par la même famille et héritée de père en fils. Mais Giovanni n'est que le deuxième fils
d'Angelo, qui, voyant son fils Giustiniano revenir de sa mission diplomatique effectuée à
Constantinople, l'écarte du pouvoir et l'exile à Zara. Giovanni va s'enfuir par la suite, en
Slavonie, puis à Bergame, rencontrant l'empereur chrétien d'Occident et fils de
Charlemagne, Louis Iᵉʳ dit le « Pieux », pour obtenir sa protection et son soutien. Sauf que
Louis le Pieux ne veut surtout pas se froisser avec le doge de Venise, autant qu'il ne le désire
pas avec l'empereur byzantin. Il va trouver une autre idée que le coup d'État par la force,
convoquer une assemblée d'ambassadeurs vénitiens partisans de Giovanni et de son épouse,
mais ils seront à nouveau exilés, à Constantinople, cette fois-ci, y restant pour de longues
années.
II. MORT D'ANGELO PARTICIPAZIO
En 827, quand Angelo Participazio meurt, sa succession est déjà établie depuis de
nombreuses années. Giustiniano lui succède. Mais un coup de théâtre rebat les cartes, la
mort du fils de Giustiniano qui doit rappeler son frère, pour en faire son héritier. Il va le
faire rapatrier à Venise et le nommer co-dux en 829. Giovanni, désormais co-régent, ne peut
tout de même pas dormir tranquille sur ses deux oreilles, car, un danger guerre à l'horizon,
Obelerio Antenoreo, qui fut le prédécesseur d'Angelo, et qui fut exilé à Constantinople
pendant vingt ans. Ce dernier débarque à Vigilia, bien décidé à reprendre son bien, qu'on lui
avait forcé à laisser de côté, avec comme allié de poids à ses côtés Lothaire Iᵉʳ, le roi d'Italie.
Giovanni, mis au courant des velléités d'Obelerio, va le faire payer cher aux deux villes,
Vigilia et Metamauco, qui le soutiennent, mais aussi à ce dernier, en faisant incendier les
deux villes, et en tuant de ses propres mains Obelerio Antenoreo, dont la tête sera exposée
au-devant des insurgés, pour leur signifier que quiconque lui fera ombrage finira ainsi. Un
pieu sera planté à proximité du territoire du roi d'Italie, Lothaire Iᵉʳ, avec la tête du vaincu
plantée dessus.
III. FIN DE POUVOIR ET DESTITUTION
Bien des années plus tard, Giovanni doit se résoudre une fois de plus à quitter Venise et à
rejoindre l'empereur Louis le Pieux, car une révolte éclate à Venise, et la famille Participazio
est chassée du pouvoir. Pietro Caroso en profite pour se faire élire doge, mais l'usurpateur ne
va rester que seulement six mois à la tête de la république de Venise, vite chassé et aveuglé