TECHNIQUE DE
L’OEUVRE PEINTE &
Jules André
RESTAURATION
Fiche de révision
01 03 83 57 57
Plan du cours
I. Évolution de la Restauration et Cadre Légal
II. Les Matériaux de l'Œuvre
A. Le Support (Mécanique)
B. La Préparation (Couche Sous-Jacente)
C. La Couche de Couleur
III. Mise en Place du Décor et du Dessin
A. Fonds d'Or, Argentés ou Dorés
B. Le Dessin Sous-Jacent
IV. Principes de Conservation et Restauration
Informations essentielles
I. Évolution de la Restauration et Cadre Légal
Origines et Évolution (François Ier / 1976)
Les techniques sont initialement confiées à Primatice sous François Ier.
Elles connaissent un développement important et deviennent de vraies techniques de
restauration à partir de 1976.
Modernisation et Scientifisation
Gilbert Emile Male a dévoilé les secrets d'ateliers.
Ségolène Berjon a introduit le monde scientifique dans la restauration.
Loi Musée (2002)
La loi du 4 janvier 2002 a marqué une décentralisation de la restauration.
Avant : Restauration centralisée dans les ateliers.
Après : Mise en place de commissions de restauration au niveau des DRAC (Directions
Régionales des Affaires Culturelles).
Les ateliers privés peuvent travailler pour les musées après devis.
Contraintes Muséales
Les musées manquent souvent d'équipements essentiels pour la restauration (ventilation
pour les solvants, lumière naturelle).
Typologie des Restaurateurs
Il existe deux spécialisations : le restaurateur de support et celui de la couche picturale.
, II. Les Matériaux de l'Œuvre
Structure et Importance
La connaissance des matériaux anciens est cruciale pour réaliser une meilleure restauration.
La matérialité du support est fondamentale (différencier XVe et XVIe siècles, par exemple,
pour adapter la restauration). Ces deux siècles sont particulièrement novateurs.
L'œuvre est composée d'une couche picturale posée sur une préparation, elle-même sur un
support.
A. Le Support (Mécanique)
Les plus fréquents : le bois et la toile.
Autres supports : Ivoire, Cuir, Verre, Métal, Pierre.
Le Bois :
Problème d'hygroscopie (gonfle/se rétracte) qui nuit à la conservation.
Meilleure durabilité si coupé près du nœud.
Coupe sur dosse (débitage extérieur, risque de se dessécher si courbé).
Coupe sur quartier (débitage du cœur, moins de déformation car moins d'humidité).
Le bois de flottage (ayant flotté) est plus stable. Les grands tableaux sont assemblés
avec colle et clous.
La Toile :
Support facile à transporter, produit manufacturé.
Elle permet une libération des artistes et une diversification des sujets/effets picturaux.
B. La Préparation (Couche Sous-Jacente)
Rôle : Adhérence de la couche picturale, régularisation de la texture et rôle optique
(lumière interne).
Composition :
Primitifs Italiens (Bois de peuplier) : Utilisation de gypse (sulfate de calcium) et de colle
de peau. Préparation blanche et épaisse.
Primitifs Flamands (Bois de chêne) : Utilisation de croue (carbonate de calcium) et de
colle de peau. Préparation blanche et mince.
Évolution (Toile) : Apparition des toiles colorées (base d'huile, souvent deux préparations,
base d'ocre rouge).
C. La Couche de Couleur
Les Pigments :
Deux types : minérale ou organique (végétale/animale).
Palette limitée jusqu'au XIXe, puis enrichissement par l'invention de nouvelles couleurs.
Les Liants :
La peinture à l'huile (innovée par Van Eyck) sèche lentement, permettant des
modifications (fluidité). Le travail au doigt (fingerprints) permet d'amincir la matière.
La lumière interne est liée à l'huile (+ glacis/empattement + préparation blanche).
Les Huiles :
Huile de lin : Siccative et colorée.
Huile de noix : Moins siccative et moins colorée.
Huile d'œillette : Encore moins siccative et plus claire (Impressionnistes).
Des additifs (graisse, paraffine) sont ajoutés pour moduler la siccativité et la fluidité.
Les craquelures d'âge sont dues au mouvement du support sur la couche colorée.
L’OEUVRE PEINTE &
Jules André
RESTAURATION
Fiche de révision
01 03 83 57 57
Plan du cours
I. Évolution de la Restauration et Cadre Légal
II. Les Matériaux de l'Œuvre
A. Le Support (Mécanique)
B. La Préparation (Couche Sous-Jacente)
C. La Couche de Couleur
III. Mise en Place du Décor et du Dessin
A. Fonds d'Or, Argentés ou Dorés
B. Le Dessin Sous-Jacent
IV. Principes de Conservation et Restauration
Informations essentielles
I. Évolution de la Restauration et Cadre Légal
Origines et Évolution (François Ier / 1976)
Les techniques sont initialement confiées à Primatice sous François Ier.
Elles connaissent un développement important et deviennent de vraies techniques de
restauration à partir de 1976.
Modernisation et Scientifisation
Gilbert Emile Male a dévoilé les secrets d'ateliers.
Ségolène Berjon a introduit le monde scientifique dans la restauration.
Loi Musée (2002)
La loi du 4 janvier 2002 a marqué une décentralisation de la restauration.
Avant : Restauration centralisée dans les ateliers.
Après : Mise en place de commissions de restauration au niveau des DRAC (Directions
Régionales des Affaires Culturelles).
Les ateliers privés peuvent travailler pour les musées après devis.
Contraintes Muséales
Les musées manquent souvent d'équipements essentiels pour la restauration (ventilation
pour les solvants, lumière naturelle).
Typologie des Restaurateurs
Il existe deux spécialisations : le restaurateur de support et celui de la couche picturale.
, II. Les Matériaux de l'Œuvre
Structure et Importance
La connaissance des matériaux anciens est cruciale pour réaliser une meilleure restauration.
La matérialité du support est fondamentale (différencier XVe et XVIe siècles, par exemple,
pour adapter la restauration). Ces deux siècles sont particulièrement novateurs.
L'œuvre est composée d'une couche picturale posée sur une préparation, elle-même sur un
support.
A. Le Support (Mécanique)
Les plus fréquents : le bois et la toile.
Autres supports : Ivoire, Cuir, Verre, Métal, Pierre.
Le Bois :
Problème d'hygroscopie (gonfle/se rétracte) qui nuit à la conservation.
Meilleure durabilité si coupé près du nœud.
Coupe sur dosse (débitage extérieur, risque de se dessécher si courbé).
Coupe sur quartier (débitage du cœur, moins de déformation car moins d'humidité).
Le bois de flottage (ayant flotté) est plus stable. Les grands tableaux sont assemblés
avec colle et clous.
La Toile :
Support facile à transporter, produit manufacturé.
Elle permet une libération des artistes et une diversification des sujets/effets picturaux.
B. La Préparation (Couche Sous-Jacente)
Rôle : Adhérence de la couche picturale, régularisation de la texture et rôle optique
(lumière interne).
Composition :
Primitifs Italiens (Bois de peuplier) : Utilisation de gypse (sulfate de calcium) et de colle
de peau. Préparation blanche et épaisse.
Primitifs Flamands (Bois de chêne) : Utilisation de croue (carbonate de calcium) et de
colle de peau. Préparation blanche et mince.
Évolution (Toile) : Apparition des toiles colorées (base d'huile, souvent deux préparations,
base d'ocre rouge).
C. La Couche de Couleur
Les Pigments :
Deux types : minérale ou organique (végétale/animale).
Palette limitée jusqu'au XIXe, puis enrichissement par l'invention de nouvelles couleurs.
Les Liants :
La peinture à l'huile (innovée par Van Eyck) sèche lentement, permettant des
modifications (fluidité). Le travail au doigt (fingerprints) permet d'amincir la matière.
La lumière interne est liée à l'huile (+ glacis/empattement + préparation blanche).
Les Huiles :
Huile de lin : Siccative et colorée.
Huile de noix : Moins siccative et moins colorée.
Huile d'œillette : Encore moins siccative et plus claire (Impressionnistes).
Des additifs (graisse, paraffine) sont ajoutés pour moduler la siccativité et la fluidité.
Les craquelures d'âge sont dues au mouvement du support sur la couche colorée.