Rimbaud écrit les Cahiers de Douai lors de sa fugue à Douai de la guerre franco-prussienne à
l’âge de seulement 16 ans. Avec la situaAon poliAque instable le jeune poète décide de créer
22 poèmes, parlant de l’amour, la guerre, la situaAon sociale et poliAque et de la liberté. Il
recopie ces oeuvres à l’iniAaAve de son professeur Paul Demeny et du poète Georges
Izambard dans 2 cahiers, qui vont ensuite être publié après sa mort.
“À la musique” est le 10e poème dans ceQe série, se situant dans le premier de ces deux
cahiers, et fait parAe du cycle de la parodie et de la saAre, ensemble avec “Le bal des
pendus” et “Vénus Anadyomène”. Avec une structure de neuf quatrains en alexandrins et
des rimes embrassées pour le premier quatrain et croisées pour les huit autres, ce poème
présente une structure unique dans le recueil.
On reconnaît deux mouvements principaux dans ceQe œuvre : les six premières strophes
parlent de la bourgeoisie et de leur comportement ; les 3 dernières strophes cependant
parlent du poète qui exprime sa joie d’être libre de toute obligaAon.
Le poème “À la musique” d’Arthur Rimbaud présente plusieurs portraits de personnes
de la bourgeoisie, des femmes et même un autoportrait du poète lui-même. Après s’être
intéressé plus précisément au texte, on remarque très bien que ces descripAons ont une
foncAon importante et centrale.
Pour se moquer des “voyous” (v. 21), comme les nomme Rimbaud, le poète uAlise
beaucoup de figures de style et d’ouAls liQéraires qui créent des images et donc une
impression très saArique dans la tête des lecteurs. Dans la 4e strophe, par exemple, on parle
des discussions tenues par des “clubs d’épiciers retraités”. Ces échanges sont décrits comme
étant discutés “fort sérieusement” (v. 15), ce qui s’oppose d’ailleurs avec le “en somme!...” (v.
16) exclamaAf, à la fin de la strophe. Il s’agit donc d’une exagéraAon, une hyperbole, uAlisée
pour exprimer l’insincérité avec laquelle les hommes se parlent.
De même, dans la 8e strophe, le luxe et les richesses de ceQe classe sociale sont abordés.
L'appariAon répéAAve du son “on”, “in” et “en” dans les mots “banc; rondeurs; reins;
boutons; bedaine; flamande; onnaing; brins; contrebande”, exprime que tous ces aspects
montrent qu’on a de l’argent et qu’on est bien nourri. CeQe assonance pourrait cependant
également faire remarquer la figure du bourgeois, décrite avec le champ lexical de la rondeur
: “rondeurs; flamande; déborde” (v. 17-20). Très en contraste avec ceQe présentaAon
saArique de la bourgeoisie se trouve l’autoportrait que le moi lyrique fait de lui-même.
Avec la 9e strophe se termine le premier mouvement du poème, mais en même
temps, il s’agit d’une phase de transiAon, opposant “les voyous” (v. 21) aux “pioupious” (v.
23) avec une assonance. Alors que les premiers “ricanent”, les jeunes, trop pauvres pour
s’acheter du tabac et ne pouvant que fumer “des roses” (v. 23), passent leur temps à profiter
de l’amour. Le “Moi, je suis” (v. 25) semble clairement montrer la différenciaAon du poète
des bourgeois. Il se décrit implicitement comme étant aimé par les femmes qui se “tournent
vers lui, leurs yeux pleins de choses indiscrètes” (v. 28).
L’avant-dernière strophe nous donne une image plus détaillée des “filleQes” (v. 26) qui
l’admirent. Elles sont décrites comme étant belles et innocentes avec les mots “blancs”,
“frêles” et “divin” (v. 30-32). La dernière strophe remet le poète au centre des événements,
avec toutes les femmes qui “lui envoient des baisers, le trouvent drôle et parlent tout bas de
l’âge de seulement 16 ans. Avec la situaAon poliAque instable le jeune poète décide de créer
22 poèmes, parlant de l’amour, la guerre, la situaAon sociale et poliAque et de la liberté. Il
recopie ces oeuvres à l’iniAaAve de son professeur Paul Demeny et du poète Georges
Izambard dans 2 cahiers, qui vont ensuite être publié après sa mort.
“À la musique” est le 10e poème dans ceQe série, se situant dans le premier de ces deux
cahiers, et fait parAe du cycle de la parodie et de la saAre, ensemble avec “Le bal des
pendus” et “Vénus Anadyomène”. Avec une structure de neuf quatrains en alexandrins et
des rimes embrassées pour le premier quatrain et croisées pour les huit autres, ce poème
présente une structure unique dans le recueil.
On reconnaît deux mouvements principaux dans ceQe œuvre : les six premières strophes
parlent de la bourgeoisie et de leur comportement ; les 3 dernières strophes cependant
parlent du poète qui exprime sa joie d’être libre de toute obligaAon.
Le poème “À la musique” d’Arthur Rimbaud présente plusieurs portraits de personnes
de la bourgeoisie, des femmes et même un autoportrait du poète lui-même. Après s’être
intéressé plus précisément au texte, on remarque très bien que ces descripAons ont une
foncAon importante et centrale.
Pour se moquer des “voyous” (v. 21), comme les nomme Rimbaud, le poète uAlise
beaucoup de figures de style et d’ouAls liQéraires qui créent des images et donc une
impression très saArique dans la tête des lecteurs. Dans la 4e strophe, par exemple, on parle
des discussions tenues par des “clubs d’épiciers retraités”. Ces échanges sont décrits comme
étant discutés “fort sérieusement” (v. 15), ce qui s’oppose d’ailleurs avec le “en somme!...” (v.
16) exclamaAf, à la fin de la strophe. Il s’agit donc d’une exagéraAon, une hyperbole, uAlisée
pour exprimer l’insincérité avec laquelle les hommes se parlent.
De même, dans la 8e strophe, le luxe et les richesses de ceQe classe sociale sont abordés.
L'appariAon répéAAve du son “on”, “in” et “en” dans les mots “banc; rondeurs; reins;
boutons; bedaine; flamande; onnaing; brins; contrebande”, exprime que tous ces aspects
montrent qu’on a de l’argent et qu’on est bien nourri. CeQe assonance pourrait cependant
également faire remarquer la figure du bourgeois, décrite avec le champ lexical de la rondeur
: “rondeurs; flamande; déborde” (v. 17-20). Très en contraste avec ceQe présentaAon
saArique de la bourgeoisie se trouve l’autoportrait que le moi lyrique fait de lui-même.
Avec la 9e strophe se termine le premier mouvement du poème, mais en même
temps, il s’agit d’une phase de transiAon, opposant “les voyous” (v. 21) aux “pioupious” (v.
23) avec une assonance. Alors que les premiers “ricanent”, les jeunes, trop pauvres pour
s’acheter du tabac et ne pouvant que fumer “des roses” (v. 23), passent leur temps à profiter
de l’amour. Le “Moi, je suis” (v. 25) semble clairement montrer la différenciaAon du poète
des bourgeois. Il se décrit implicitement comme étant aimé par les femmes qui se “tournent
vers lui, leurs yeux pleins de choses indiscrètes” (v. 28).
L’avant-dernière strophe nous donne une image plus détaillée des “filleQes” (v. 26) qui
l’admirent. Elles sont décrites comme étant belles et innocentes avec les mots “blancs”,
“frêles” et “divin” (v. 30-32). La dernière strophe remet le poète au centre des événements,
avec toutes les femmes qui “lui envoient des baisers, le trouvent drôle et parlent tout bas de