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Résumé Pascal et la philosophie politique

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Fiche de l'excellent ouvrage de M. Delamarre sur la philosophie politique de Pascal.

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Pascal et la cité des hommes

Pascal et la cité des hommes (fiche Delamarre)
Introduction
Pascal sur les contractualistes, par exemple Hobbes dans le Léviathan : toute entreprise visant à composer la machine
politique ou sociale ne devrait figurer qu'un « roman de la nature, semblable à peu près à l'histoire de Don Quichotte ».
Selon Leo Strauss, la différence majeure entre la pensée politique antique ou classique et la pensée politique moderne est
que la cité antique avait pour fin et condition la vertu des citoyens alors que le problème de la philosophie politique
moderne est de déterminer comment la société peut se constituer en marge de cette vertu, pour peu que les hommes soient
conduits par un égoïsme éclairé → en ce sens, Pascal est un moderne.
La pensée politique de Pascal aboutit à une impuissance qui demande un éclairage de l'ordre politique par cette impuissance
et cette corruption de l'homme.


Chapitre 1 : Les deux cités
◊ Les deux cités et les deux modes de vie
Dans La cité de Dieu (Saint Augustin) : « Deux amours ont donc fait deux cités : l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu, la cité
terrestre ; l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi, la Cité céleste ». Chaque cité est comme l'objectivité politique et sociale des
deux espèces d'amour => la distinction se fonde sur deux modes de vie, une vie selon la chair et une vie selon l'esprit.
Néanmoins, les stoïciens ne vivent pas selon l'esprit, tous les hommes vivent selon la chair => en effet vivre selon la chair n'est
pas vivre dans le but d'avoir des activités de chair, c'est aussi l'orgueil, l'envie, la haine, l'idolâtrie (les vices de l'âme). Par
exemple : le diable n'a pas de corps, ni de volupté charnelle, mais est très orgueilleux. Vivre selon la chair, c'est vivre selon
soi-même, et le diable aussi « a voulu vivre selon lui-même ».
Il eut fallu vivre selon Dieu, selon l'esprit, donc la vérité. Dans ce sens, le moi est « haïssable », selon Pascal, car il se fait
centre de tout, c'est-à-dire qu'il vit selon la chair, parti que l'âme prend.
◊ S'opposer à la chair ?
Mais on voit avec Saint Augustin qu'il y a une possibilité de s'opposer à la chair, on peut maîtriser ses penchants, ses désirs
par de la discipline. C'est par exemple l'histoire des Romains qui ont réprimé tous leurs désirs pour la gloire, avec une
récompense temporelle donnée par Dieu. Les Romains ont désiré la liberté en voulant donner une indépendance à leur
peuple mais ce goût de liberté, juste, s'est transformé en volonté de dominer les autres, injuste, par goût insatiable de la
gloire. La liberté n'a pas suffi.
Il n'y a décidément pas de vrai bien atteignable sur terre puisque la liberté juste qui est un bien contient en son germe un
désir de gloire illimité ; elle est néanmoins le vice qui ressemble le plus à la vertu vraie, contrefaçon terrestre de la vie céleste
et, ainsi, parce qu'elle permet de faire de grandes choses fait des hommes des moins méprisables (cf. l’honnêteté chez Pascal).
C’est néanmoins une étape très insuffisante sur la voie du salut, car « Le moyen est sans doute plus honnête ; mais en vérité,
c'est toujours une grande folie que de se damner »
◊ La force de la gloire et de l'honnêteté
L'honnêteté et la civilité sont toujours de la vanité, toutefois cela permet, non d'ôter l'injustice du moi, mais de couvrir
l'injustice du moi en créant une sociabilité des injustes entre eux : le moi, tout en restant au centre, peut cesser d'être
incommode aux autres (supprimer l'incommodité sans supprimer l'injustice), devient sociable. Haïssable mais sociable.
Dans la gloire, dans la vanité, l'amabilité ou dans l'obligeance, le moi parvient à se faire agréer par les autres en cessant de
vouloir être tyran (→ permet la res communis).
La gloire augustinienne et l'obligeance ou l'honnêteté pascalienne → l'une et l'autre sont le principe de certaines vertus
sociales et civiques, un affranchissement de l'homme charnel par rapport à l'immédiateté, à la brutalité et à l'insociabilité →
un moindre mal → vertus négatives.
Différence entre la gloire et l'honnêteté : la gloire permet de grands efforts et une bonté relative ; chez Pascal, la vanité du
moi ronge tout effort et tout accomplissement.
◊ Un danger pour Pascal
L’irréalité de la gloire et la persistance du moi haïssable sous les dehors de l'obligeance sont alors convertis en preuve
d'hypocrisie et alibi pour toutes les infamies.

Document information

Study
Summarized whole book?
Yes
Uploaded on
May 6, 2016
Number of pages
4
Written in
2015/2016
Type
Summary
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