Pensée politique de Lévinas
– Politique et morale :
◊ La vie politique → le fait qu’une collectivité humaine se conforme à des règles de vie qui
rendent possible la coexistence de ses membres : elle vise non la bonté, mais la justice.
◊ La morale et la politique sont deux sphères de l’existence à la fois complémentaires et
distinctes, voire opposées dans certains cas.
◊ Platon ou d’Aristote ne conçoivent pas la vie morale, c’est-à-dire la vie bonne (ou eu zên)
en-dehors de la vie politique : la vie d’homme ne saurait s’accomplir pleinement, à leurs
yeux, que dans la vie au service de la cité.
→ Le Prince, une séparation principielle entre les deux ordres de la morale et de la politique
◊ Chez Kant, l'homme est soit bête égoïste, soit être rationnel : finalement, les deux ordres
doivent se réconcilier progressivement dans l'histoire
→ plus systématique, Hegel : « L'Etat est la réalité effective de l'idée éthique »
– Le sens de l’expérience éthique
◊ l'éthique chez Lévinas : la relation originaire entre le Moi et Autrui → pas d’une expérience
commune ou ordinaire, elle n’est pas « naturelle » → interruption dans l’ordre naturel des
choses, elle crée une sorte de vide ou de décompression dans l’être, elle consacre une
situation absolument exceptionnelle.
◊ Ainsi → pas le mouvement d’un moi confiant en lui-même qui irait vers l’autre de par sa
bonté naturelle → mais la passivité ou l’impuissance absolue d’un moi qui est comme
dépossédé de soi et de toutes ses prérogatives naturelles par le face-à-face avec autrui :
celui-ci lui renvoie en effet la conscience de sa responsabilité
◊ → « C’est la révélation d’une résistance à mes pouvoirs qui ne les met pas, comme force
plus grande, en échec, mais qui met en question le droit naïf de mes pouvoirs, ma glorieuse
spontanéité de vivant. » → véritable asymétrie
◊ « La morale commence lorsque la liberté, au lieu de se justifier par elle-même, se sent
arbitraire et violente »
– Une philosophie politique monothéiste :
◊ Pour Hegel : la liberté ne vaut rien quand elle reste au stade de bonne volonté, il lui faut
s'actualiser, donc passer par des institutions
◊ lors de l’entrée dans l’ordre politique, la relation à autrui → « corrigée » et limitée par la
relation au tiers → « La relation avec le tiers est une incessante correction de l’asymétrie de
la proximité. » → la structure transcendantale de la société politique : les individus y
reprennent en quelque sorte pos- session d’eux-mêmes et de leurs pouvoirs, ils entrent dans
le registre de la rationalité et de l’ordre, de la symétrie et de l’égalité : « en appelle au
contrôle, à la recherche de la justice, à la société et à l’État, à la comparaison et à l’avoir, à
la pensée et à la science, et au commerce et à la philosophie, et, hors l’anarchie... »
◊ contre Hobbes et sa conception despotique de l’État
◊ « Priez pour le bien du Pouvoir car sans lui les hommes s’avaleraient les uns les autres
tout vivants. » Traité des principes
◊ État de David (l’État qui procède de la proximité ou de la responsabilité pour autrui contre
État de César (l’État qui procède d’un principe animal, la survie, et qui de ce fait même est
voué à la satisfaction des besoins, à l’efficacité, à la technique et, en définitive, à la violence)
– Politique et morale :
◊ La vie politique → le fait qu’une collectivité humaine se conforme à des règles de vie qui
rendent possible la coexistence de ses membres : elle vise non la bonté, mais la justice.
◊ La morale et la politique sont deux sphères de l’existence à la fois complémentaires et
distinctes, voire opposées dans certains cas.
◊ Platon ou d’Aristote ne conçoivent pas la vie morale, c’est-à-dire la vie bonne (ou eu zên)
en-dehors de la vie politique : la vie d’homme ne saurait s’accomplir pleinement, à leurs
yeux, que dans la vie au service de la cité.
→ Le Prince, une séparation principielle entre les deux ordres de la morale et de la politique
◊ Chez Kant, l'homme est soit bête égoïste, soit être rationnel : finalement, les deux ordres
doivent se réconcilier progressivement dans l'histoire
→ plus systématique, Hegel : « L'Etat est la réalité effective de l'idée éthique »
– Le sens de l’expérience éthique
◊ l'éthique chez Lévinas : la relation originaire entre le Moi et Autrui → pas d’une expérience
commune ou ordinaire, elle n’est pas « naturelle » → interruption dans l’ordre naturel des
choses, elle crée une sorte de vide ou de décompression dans l’être, elle consacre une
situation absolument exceptionnelle.
◊ Ainsi → pas le mouvement d’un moi confiant en lui-même qui irait vers l’autre de par sa
bonté naturelle → mais la passivité ou l’impuissance absolue d’un moi qui est comme
dépossédé de soi et de toutes ses prérogatives naturelles par le face-à-face avec autrui :
celui-ci lui renvoie en effet la conscience de sa responsabilité
◊ → « C’est la révélation d’une résistance à mes pouvoirs qui ne les met pas, comme force
plus grande, en échec, mais qui met en question le droit naïf de mes pouvoirs, ma glorieuse
spontanéité de vivant. » → véritable asymétrie
◊ « La morale commence lorsque la liberté, au lieu de se justifier par elle-même, se sent
arbitraire et violente »
– Une philosophie politique monothéiste :
◊ Pour Hegel : la liberté ne vaut rien quand elle reste au stade de bonne volonté, il lui faut
s'actualiser, donc passer par des institutions
◊ lors de l’entrée dans l’ordre politique, la relation à autrui → « corrigée » et limitée par la
relation au tiers → « La relation avec le tiers est une incessante correction de l’asymétrie de
la proximité. » → la structure transcendantale de la société politique : les individus y
reprennent en quelque sorte pos- session d’eux-mêmes et de leurs pouvoirs, ils entrent dans
le registre de la rationalité et de l’ordre, de la symétrie et de l’égalité : « en appelle au
contrôle, à la recherche de la justice, à la société et à l’État, à la comparaison et à l’avoir, à
la pensée et à la science, et au commerce et à la philosophie, et, hors l’anarchie... »
◊ contre Hobbes et sa conception despotique de l’État
◊ « Priez pour le bien du Pouvoir car sans lui les hommes s’avaleraient les uns les autres
tout vivants. » Traité des principes
◊ État de David (l’État qui procède de la proximité ou de la responsabilité pour autrui contre
État de César (l’État qui procède d’un principe animal, la survie, et qui de ce fait même est
voué à la satisfaction des besoins, à l’efficacité, à la technique et, en définitive, à la violence)