La philosophie politique de Hobbes
La philosophie politique de Hobbes
◊ Hobbes va restaurer l'importance de l'institution politique et le fait social après l'émancipation toute-puissance
de l'action chez Machiavel
◊ Par rapport à la scélératesse acceptée par Machiavel, Hobbes répond : « celui-là ne peut être admis dans aucune
société d'hommes qui s'unissent pour leur paix et leur défense, sinon par une erreur (...) » + contre M et la prise
de pouvoir de l'homme d'excellence par la rébellion, H dit que c'est contraire à la raison de le faire, dans le cas où
cela peut advenir, et c'est un exemple qui enseigne la rébellion aux autres.
◊ l'action qui tend adéquatement (moyens adaptés à la fin) à l'intérêt propre de l'agent est rationnelle.
→ Mais la rébellion n'est pas rationnelle chez H car il y a incompatibilité logique entre le projet du rebelle et le but
de institution politique, vivre en paix.
→ la justification ne vient plus après les actes désormais, mais dans l'intention qui est celle de mettre en place
l'institution.
◊ Machiavel voyait chaque homme de qualité entraîné dans un mécanisme du soupçon → Hobbes le voit chez
tous les individus dans la similitude et l'égalité de leur condition
→ Un état de guerre de chacun contre chacun
→ Tous les individus ont un intérêt vital à l'instruction politique
→ De fait, l'ambition de quelques uns de prendre le pouvoir pour avoir la paix (chez M), devient absurde puisque
l'institution est là pour satisfaire la paix
→ le conspirateur est un sot dangereux qui ne sait pas ce qu'il veut (car d'un côté il est en société donc désire la
paix et dans le même temps la déstabilise)
◊ Dans le paroxysme du chaos s'instituent l'ordre et la paix, non par une intervention d'un homme exceptionnel
mais par un mécanisme humain, le jeu des vouloirs individuels qui cherchent leur intérêt propre.
◊ C'est un pouvoir de protection suffisant qui est mis en œuvre : suffisant seulement si aucun individu ou groupe
n'est en mesure de revendiquer quelque chose contre les décisions du souverain → cela provient de la définition
même de institution politique
→ Il faut l'aliénation des sujets et l'impuissance des Princes
→ Pour faire advenir le poids libérateur du pouvoir absolu
I) Du pouvoir
La société contre nature
◊ L'homme n'aime pas l'homme, aucun bonheur à tirer à vivre avec lui → seulement l'égoïsme de l'utilitaire ou de
la vaine gloire → amour de soi et non des autres
→ Ne pourront fonder que des petites sociétés ou peu durables (entreprises, cercles...)
→ Ou ne fonderont aucune soc car l'intérêt renvoie plutôt à la domination des autres
→ C’est qu'il y a autre chose que la bienveillance naturelle, l'intérêt ou la gloire : la crainte
→ Pas de sociabilité naturelle
a) l'appétit des biens de ce monde ou le désir de l'utilité
◊ Platon : s'assemblent les hommes pour des besoins mutuels → démarche rationnelle et élaborée qui induit
anticipation de l'avenir, organisation, division
La philosophie politique de Hobbes
◊ Hobbes va restaurer l'importance de l'institution politique et le fait social après l'émancipation toute-puissance
de l'action chez Machiavel
◊ Par rapport à la scélératesse acceptée par Machiavel, Hobbes répond : « celui-là ne peut être admis dans aucune
société d'hommes qui s'unissent pour leur paix et leur défense, sinon par une erreur (...) » + contre M et la prise
de pouvoir de l'homme d'excellence par la rébellion, H dit que c'est contraire à la raison de le faire, dans le cas où
cela peut advenir, et c'est un exemple qui enseigne la rébellion aux autres.
◊ l'action qui tend adéquatement (moyens adaptés à la fin) à l'intérêt propre de l'agent est rationnelle.
→ Mais la rébellion n'est pas rationnelle chez H car il y a incompatibilité logique entre le projet du rebelle et le but
de institution politique, vivre en paix.
→ la justification ne vient plus après les actes désormais, mais dans l'intention qui est celle de mettre en place
l'institution.
◊ Machiavel voyait chaque homme de qualité entraîné dans un mécanisme du soupçon → Hobbes le voit chez
tous les individus dans la similitude et l'égalité de leur condition
→ Un état de guerre de chacun contre chacun
→ Tous les individus ont un intérêt vital à l'instruction politique
→ De fait, l'ambition de quelques uns de prendre le pouvoir pour avoir la paix (chez M), devient absurde puisque
l'institution est là pour satisfaire la paix
→ le conspirateur est un sot dangereux qui ne sait pas ce qu'il veut (car d'un côté il est en société donc désire la
paix et dans le même temps la déstabilise)
◊ Dans le paroxysme du chaos s'instituent l'ordre et la paix, non par une intervention d'un homme exceptionnel
mais par un mécanisme humain, le jeu des vouloirs individuels qui cherchent leur intérêt propre.
◊ C'est un pouvoir de protection suffisant qui est mis en œuvre : suffisant seulement si aucun individu ou groupe
n'est en mesure de revendiquer quelque chose contre les décisions du souverain → cela provient de la définition
même de institution politique
→ Il faut l'aliénation des sujets et l'impuissance des Princes
→ Pour faire advenir le poids libérateur du pouvoir absolu
I) Du pouvoir
La société contre nature
◊ L'homme n'aime pas l'homme, aucun bonheur à tirer à vivre avec lui → seulement l'égoïsme de l'utilitaire ou de
la vaine gloire → amour de soi et non des autres
→ Ne pourront fonder que des petites sociétés ou peu durables (entreprises, cercles...)
→ Ou ne fonderont aucune soc car l'intérêt renvoie plutôt à la domination des autres
→ C’est qu'il y a autre chose que la bienveillance naturelle, l'intérêt ou la gloire : la crainte
→ Pas de sociabilité naturelle
a) l'appétit des biens de ce monde ou le désir de l'utilité
◊ Platon : s'assemblent les hommes pour des besoins mutuels → démarche rationnelle et élaborée qui induit
anticipation de l'avenir, organisation, division