L’apprentissage intentionnel
Rappel de l’expérience :
Groupe 1 : tâche : réagir à chacun des mots lus en écrivant
immédiatement la première association qui leur vient à l’esprit. Ensuite,
rappeler le plus de mots possibles lus par l’expérimentateur.
Groupe 2 : tâche : mettre pour chaque mot lu une croix dans la case
correspondant à la première lettre du mot, puis rappeler le plus de mots
possible.
Groupe 3 : tâche : apprendre par cœur les mots puis les rappeler. C’est
l’apprentissage intentionnel = apprentissage visé et voulu par son
auteur dans un objectif déterminé. Les participants savent que leur tâche
consiste à rappeler les mots énoncés (contrairement aux autres groupes),
on teste donc la mémorisation d’informations à long terme.
Pour les groupes 1 et 2 situation d’apprentissage incident (ils ne savent
pas qu’ils doivent mémoriser les mots). Pendant l’énonciation de la liste des
mots, on leur demande d’effectuer une autre tâche. L’apprentissage incident
teste également la mémoire à long terme, mais ce n’est qu’au moment du
rappel que les sujets le découvrent. L’utilisation de l’apprentissage incident
empêche le sujet d’apprendre les items, il n’est pas tenté de traiter ou
d’encoder un mot autrement que selon les consignes données par
l’expérimentateur. Tandis que les sujets en situation d’apprentissage
intentionnel vont utiliser des stratégies d’apprentissage (association
sémantique, auto répétition, création d’images mentales…).
Hypothèses de l’expérience :
On s’attend à ce que l’apprentissage intentionnel amène une moyenne de
rappel supérieure aux deux autres conditions.
On s’attend à ce que le groupe 1 ait de meilleures performances que le
groupe 2, autrement dit que l’apprentissage incident identification donne
de moins bons résultats que l’apprentissage incident association.
(Hypothèse opérationnelle = propre à cette expérience) ; ainsi le
traitement sémantique (lié au sens) plus profond devrait entrainer une
meilleure mémorisation que le traitement des lettres, moins profond
(Hypothèse générale = valable pour plusieurs situations).
Il est probable que la condition d’apprentissage incident association
(groupe 1) détermine une moyenne de rappel à peu près similaire à celle
du groupe contrôle apprentissage intentionnel (groupe 3). On cherche ici
à démontrer que la profondeur de traitement est un élément essentiel de
la mémorisation.
Les variables :
, VI : à 3 modalités tâche à effectuer (intentionnel, vérification, associatif)
VD : Le nombre de mots correctement rappelés
VC : La liste de 54 mots doit être identique à chaque fois, ainsi que la diction et
le temps de restitution pour chaque groupe.
Interprétation théorique :
Parmi les mécanismes d’encodage, il existe l’autorépétition. D’après les
modèles de traitement de l’information élaborés dans les années 60, la force de
la trace mnésique (ce dont on se rappelle = souvenirs) d’un item donné est
fonction de la durée de son traitement en mémoire à court terme.
L’autorépétition est le processus responsable du maintien actif d’un contenu
donné en mémoire à court terme. Plus l’information est répétée, plus sa
probabilité de rappel est importante.
Parmi les mécanismes d’encodage il existe aussi l’apprentissage
incident (on peut donc apprendre quelque chose en le comprenant sans
avoir voulu l’apprendre). C’est ce qu’ont démontré HYDE et JENKINS en
1969 : on apprend mieux quelque chose quand on le comprend. Dans
leur expérience il y avait 4 groupes :
- Situation d’apprentissage intentionnel
- Juger les mots sur leur caractère « agréable » ou non.
- Compter le nombre de lettres dans chaque mot.
- Détection de la présence de la lettre « e ».
Les tâches consistant à détecter les « e », compter les lettres, etc… sont des
tâches de type structural. Les caractéristiques perceptives des items sont
suffisantes pour réaliser ces tâches.
Les tâches dans lesquelles le sens des mots doit être utilisé sont des tâches de
type sémantique.
La colonne « Pourcentage de regroupement » correspond au % de mots
regroupés appartenant à la même catégorie sémantique. Ces regroupements
sont appelés clusters sémantiques(en anglais, peut signifier « groupe »). On
constate que le % est plus élevé pour les groupes 1 et 2 que pour les groupes 3
et 4. Cela témoigne du fait que c’est le sens des mots qui a été considéré par
les participants des deux premiers groupes. On peut conclure en disant que la
formation d’une trace mnésique en MLT ne nécessite pas forcément de
stratégies intentionnelles de mémorisation.
En 1972 Craik et Lockhart ont questionné la pertinence de faire des
distinctions entre les différents types de mémoire. Ils ont notamment émis
des doutes concernant la distinction entre la MCT et la MLT. Ils font
l’hypothèse que le traitement de l’information commence à un niveau
relativement superficiel et peu profond, puis évolue vers des niveaux plus
Rappel de l’expérience :
Groupe 1 : tâche : réagir à chacun des mots lus en écrivant
immédiatement la première association qui leur vient à l’esprit. Ensuite,
rappeler le plus de mots possibles lus par l’expérimentateur.
Groupe 2 : tâche : mettre pour chaque mot lu une croix dans la case
correspondant à la première lettre du mot, puis rappeler le plus de mots
possible.
Groupe 3 : tâche : apprendre par cœur les mots puis les rappeler. C’est
l’apprentissage intentionnel = apprentissage visé et voulu par son
auteur dans un objectif déterminé. Les participants savent que leur tâche
consiste à rappeler les mots énoncés (contrairement aux autres groupes),
on teste donc la mémorisation d’informations à long terme.
Pour les groupes 1 et 2 situation d’apprentissage incident (ils ne savent
pas qu’ils doivent mémoriser les mots). Pendant l’énonciation de la liste des
mots, on leur demande d’effectuer une autre tâche. L’apprentissage incident
teste également la mémoire à long terme, mais ce n’est qu’au moment du
rappel que les sujets le découvrent. L’utilisation de l’apprentissage incident
empêche le sujet d’apprendre les items, il n’est pas tenté de traiter ou
d’encoder un mot autrement que selon les consignes données par
l’expérimentateur. Tandis que les sujets en situation d’apprentissage
intentionnel vont utiliser des stratégies d’apprentissage (association
sémantique, auto répétition, création d’images mentales…).
Hypothèses de l’expérience :
On s’attend à ce que l’apprentissage intentionnel amène une moyenne de
rappel supérieure aux deux autres conditions.
On s’attend à ce que le groupe 1 ait de meilleures performances que le
groupe 2, autrement dit que l’apprentissage incident identification donne
de moins bons résultats que l’apprentissage incident association.
(Hypothèse opérationnelle = propre à cette expérience) ; ainsi le
traitement sémantique (lié au sens) plus profond devrait entrainer une
meilleure mémorisation que le traitement des lettres, moins profond
(Hypothèse générale = valable pour plusieurs situations).
Il est probable que la condition d’apprentissage incident association
(groupe 1) détermine une moyenne de rappel à peu près similaire à celle
du groupe contrôle apprentissage intentionnel (groupe 3). On cherche ici
à démontrer que la profondeur de traitement est un élément essentiel de
la mémorisation.
Les variables :
, VI : à 3 modalités tâche à effectuer (intentionnel, vérification, associatif)
VD : Le nombre de mots correctement rappelés
VC : La liste de 54 mots doit être identique à chaque fois, ainsi que la diction et
le temps de restitution pour chaque groupe.
Interprétation théorique :
Parmi les mécanismes d’encodage, il existe l’autorépétition. D’après les
modèles de traitement de l’information élaborés dans les années 60, la force de
la trace mnésique (ce dont on se rappelle = souvenirs) d’un item donné est
fonction de la durée de son traitement en mémoire à court terme.
L’autorépétition est le processus responsable du maintien actif d’un contenu
donné en mémoire à court terme. Plus l’information est répétée, plus sa
probabilité de rappel est importante.
Parmi les mécanismes d’encodage il existe aussi l’apprentissage
incident (on peut donc apprendre quelque chose en le comprenant sans
avoir voulu l’apprendre). C’est ce qu’ont démontré HYDE et JENKINS en
1969 : on apprend mieux quelque chose quand on le comprend. Dans
leur expérience il y avait 4 groupes :
- Situation d’apprentissage intentionnel
- Juger les mots sur leur caractère « agréable » ou non.
- Compter le nombre de lettres dans chaque mot.
- Détection de la présence de la lettre « e ».
Les tâches consistant à détecter les « e », compter les lettres, etc… sont des
tâches de type structural. Les caractéristiques perceptives des items sont
suffisantes pour réaliser ces tâches.
Les tâches dans lesquelles le sens des mots doit être utilisé sont des tâches de
type sémantique.
La colonne « Pourcentage de regroupement » correspond au % de mots
regroupés appartenant à la même catégorie sémantique. Ces regroupements
sont appelés clusters sémantiques(en anglais, peut signifier « groupe »). On
constate que le % est plus élevé pour les groupes 1 et 2 que pour les groupes 3
et 4. Cela témoigne du fait que c’est le sens des mots qui a été considéré par
les participants des deux premiers groupes. On peut conclure en disant que la
formation d’une trace mnésique en MLT ne nécessite pas forcément de
stratégies intentionnelles de mémorisation.
En 1972 Craik et Lockhart ont questionné la pertinence de faire des
distinctions entre les différents types de mémoire. Ils ont notamment émis
des doutes concernant la distinction entre la MCT et la MLT. Ils font
l’hypothèse que le traitement de l’information commence à un niveau
relativement superficiel et peu profond, puis évolue vers des niveaux plus