Justice - vocabulaire :
Égalité
L’égalité désigne le principe selon lequel les hommes doivent être traités de la même façon,
c’est-à-dire bénéficier des mêmes droits, ou des mêmes avantages. L’égalité des droits
renvoie à l’égalité juridique et politique et peut s’entendre pour une société donnée
(Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, par exemple) ou pour l’humanité
tout entière (Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948). L’égalité dans la
répartition des avantages renvoie à l’égalité sociale. Elle répond au principe d’une
distribution de ces avantages proportionnelle soit à la capacité, soit au travail, soit encore au
mérite de chacun. L’égalité n’est pas directe dans ce cas, mais résulte indirectement du
rapport entre la part donnée et la part reçue.
Equité/Egalité
Dans le premier cas, il s’agira de donner plus à celui qui donne plus (de travail, de courage,
etc.), dans le second cas, il s’agira de donner autant à chacun, quelle que soit sa valeur, ou
son mérite, par ailleurs.
Égalité des chances
Principe selon lequel chacun doit avoir au départ les mêmes chances de réussite, afin que
l’inégalité de résultat ne puisse être imputable qu’au mérite. Le thème de l’égalité des
chances est récurrent dans le discours sur l’école notamment.
Équité
Terme utilisé d’abord par Aristote pour caractériser une forme de justice qui s’inspire
davantage de l’esprit de la loi que de sa lettre. Plus qu’un principe ou une règle, l’équité est
d’abord un esprit de justice, une vertu qui est exercée par un individu, en l’occurrence le
juge, interprète de la loi. Mais si le juge peut interpréter la loi, c’est que la justice ne tient
pas tout entière dans la loi et dépend de principes qui peuvent être discutés. C’est cette
discussion sur les principes de la justice que reprend John Rawls dans sa Théorie de la justice.
S’il y parle d’équité, c’est que la justice est, selon lui, non pas posée une fois pour toutes,
mais à redéfinir à chaque fois pour que soit maintenue une distribution équitable des
charges et des avantages sociaux, telle que les inégalités restent profitables aux plus
défavorisés.
Justice distributive/justice corrective
Opposition introduite par Aristote et qui renvoie aux deux formes d’égalité géométrique et
arithmétique. La justice distribuée consiste à distribuer des avantages inégaux entre
personnes inégales d’un certain point de vue (capacité, talent, mérite). La justice corrective
consiste à rétablir l’égalité (entre une marchandise et son prix, entre un délit et une peine).
La justice distributive est fondée sur l’inégalité, la justice corrective est fondée sur l’égalité.
On rencontre souvent cette opposition, mais sous une forme un peu différente : on parle
alors de justice distributive et de justice commutative ou mutuelle, qui renvoie alors à
l’égalité des personnes.
Égalité
L’égalité désigne le principe selon lequel les hommes doivent être traités de la même façon,
c’est-à-dire bénéficier des mêmes droits, ou des mêmes avantages. L’égalité des droits
renvoie à l’égalité juridique et politique et peut s’entendre pour une société donnée
(Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, par exemple) ou pour l’humanité
tout entière (Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948). L’égalité dans la
répartition des avantages renvoie à l’égalité sociale. Elle répond au principe d’une
distribution de ces avantages proportionnelle soit à la capacité, soit au travail, soit encore au
mérite de chacun. L’égalité n’est pas directe dans ce cas, mais résulte indirectement du
rapport entre la part donnée et la part reçue.
Equité/Egalité
Dans le premier cas, il s’agira de donner plus à celui qui donne plus (de travail, de courage,
etc.), dans le second cas, il s’agira de donner autant à chacun, quelle que soit sa valeur, ou
son mérite, par ailleurs.
Égalité des chances
Principe selon lequel chacun doit avoir au départ les mêmes chances de réussite, afin que
l’inégalité de résultat ne puisse être imputable qu’au mérite. Le thème de l’égalité des
chances est récurrent dans le discours sur l’école notamment.
Équité
Terme utilisé d’abord par Aristote pour caractériser une forme de justice qui s’inspire
davantage de l’esprit de la loi que de sa lettre. Plus qu’un principe ou une règle, l’équité est
d’abord un esprit de justice, une vertu qui est exercée par un individu, en l’occurrence le
juge, interprète de la loi. Mais si le juge peut interpréter la loi, c’est que la justice ne tient
pas tout entière dans la loi et dépend de principes qui peuvent être discutés. C’est cette
discussion sur les principes de la justice que reprend John Rawls dans sa Théorie de la justice.
S’il y parle d’équité, c’est que la justice est, selon lui, non pas posée une fois pour toutes,
mais à redéfinir à chaque fois pour que soit maintenue une distribution équitable des
charges et des avantages sociaux, telle que les inégalités restent profitables aux plus
défavorisés.
Justice distributive/justice corrective
Opposition introduite par Aristote et qui renvoie aux deux formes d’égalité géométrique et
arithmétique. La justice distribuée consiste à distribuer des avantages inégaux entre
personnes inégales d’un certain point de vue (capacité, talent, mérite). La justice corrective
consiste à rétablir l’égalité (entre une marchandise et son prix, entre un délit et une peine).
La justice distributive est fondée sur l’inégalité, la justice corrective est fondée sur l’égalité.
On rencontre souvent cette opposition, mais sous une forme un peu différente : on parle
alors de justice distributive et de justice commutative ou mutuelle, qui renvoie alors à
l’égalité des personnes.