CM7 Psychologie de la Santé
De la prévention primaire… à la prise en charge des patients malades
Modèles théoriques et déterminants de l’ajustement
Les grands modèles de l’ajustement
a) Le modèle transactionnel du stress et du coping (Lazarus & Folkman,
1984)
Le modèle fondateur pour comprendre l’ajustement à la maladie
Le stress n’est pas dans l’événement ni dans la personne, mais dans
la transaction entre les 2
Évaluation primaire (primary appraisal) : la situation est-elle menaçante ?
un défi ? une perte ?
Évaluation secondaire (secondary appraisal) : de quelles ressources je
dispose pour y faire face ?
Le coping : ensemble des efforts cognitifs et comportementaux pour
gérer la situation
- Centré sur le pb = résolution, planification, recherche
d’information
- Centré sur l’émotion = réévaluation positive, évitement,
recherche de soutien émotionnel
- Au-delà de la dichotomie = coping centré sur le sens
Application à la maladie chronique : la maladie comme transaction
continue, les stratégies de coping
b) Le modèle d’autorégulation de Leventhal (Common Sense Model,
1980, 1984)
Les représentations de la maladie (illness perceptions/beliefs) comme
moteur de l’ajustement
Les 5 dimensions des représentations de la maladie :
- Identité = nom de la maladie + symptômes associés
- Causes = ce que le patient croit être la cause de sa maladie
- Temporalité (timeline) = aiguë, chronique, cyclique
- Conséquences = perçues sur la vie quotidienne, le travail, les
relations
- Contrôlabilité/curabilité = croyance en l’efficacité du traitement
et en son propre contrôle
, Les représentations émotionnelles (peur, colère, tristesses liées à la
maladie)
L’outil de mesure : IPQ-R (Illness Perception Questionnaire-Revised, Moss-
Morris et al., 2002)
Application : les représentations de la maladie prédisent l’observance, la
qualité de vie, le bien-être émotionnel et les comportements de santé
c) La théorie du sentiment d’auto-efficacité personnelle (Bandura,
1977, 1997)
Self-efficacy : « je me sens capable de… »
Les 4 sources du sentiment d’efficacité : expérience de maîtrise,
modelage, persuasion verbale, états physiologiques/émotionnels
Application à la maladie chronique : auto-gestion (self-management),
observance, activité physique, gestion de la douleur
d) Le modèle intégratif en psychologie de la santé (Bruchon-Schweitzer
& Boujut, 2014)
Synthèse des modèles :
Antécédents (personnalité, contexte social)
Transactions = stress perçu, contrôle perçu, soutien social perçu,
coping
Issues = santé, qualité de vie, bien-être
Ce modèle comme grille de lecture pour organiser les déterminants
C’est quoi un « bon » ajustement ?
- Développer stratégies de coping
Proposition de définition multidimensionnelle : « l’ajustement comme
processus dynamique permettant au patient de maintenir un équilibre
acceptable entre les exigences de la maladie et ses ressources, dans les
différentes sphères de sa vie (physique, émotionnelle, sociale,
existentielle)»
De la prévention primaire… à la prise en charge des patients malades
Modèles théoriques et déterminants de l’ajustement
Les grands modèles de l’ajustement
a) Le modèle transactionnel du stress et du coping (Lazarus & Folkman,
1984)
Le modèle fondateur pour comprendre l’ajustement à la maladie
Le stress n’est pas dans l’événement ni dans la personne, mais dans
la transaction entre les 2
Évaluation primaire (primary appraisal) : la situation est-elle menaçante ?
un défi ? une perte ?
Évaluation secondaire (secondary appraisal) : de quelles ressources je
dispose pour y faire face ?
Le coping : ensemble des efforts cognitifs et comportementaux pour
gérer la situation
- Centré sur le pb = résolution, planification, recherche
d’information
- Centré sur l’émotion = réévaluation positive, évitement,
recherche de soutien émotionnel
- Au-delà de la dichotomie = coping centré sur le sens
Application à la maladie chronique : la maladie comme transaction
continue, les stratégies de coping
b) Le modèle d’autorégulation de Leventhal (Common Sense Model,
1980, 1984)
Les représentations de la maladie (illness perceptions/beliefs) comme
moteur de l’ajustement
Les 5 dimensions des représentations de la maladie :
- Identité = nom de la maladie + symptômes associés
- Causes = ce que le patient croit être la cause de sa maladie
- Temporalité (timeline) = aiguë, chronique, cyclique
- Conséquences = perçues sur la vie quotidienne, le travail, les
relations
- Contrôlabilité/curabilité = croyance en l’efficacité du traitement
et en son propre contrôle
, Les représentations émotionnelles (peur, colère, tristesses liées à la
maladie)
L’outil de mesure : IPQ-R (Illness Perception Questionnaire-Revised, Moss-
Morris et al., 2002)
Application : les représentations de la maladie prédisent l’observance, la
qualité de vie, le bien-être émotionnel et les comportements de santé
c) La théorie du sentiment d’auto-efficacité personnelle (Bandura,
1977, 1997)
Self-efficacy : « je me sens capable de… »
Les 4 sources du sentiment d’efficacité : expérience de maîtrise,
modelage, persuasion verbale, états physiologiques/émotionnels
Application à la maladie chronique : auto-gestion (self-management),
observance, activité physique, gestion de la douleur
d) Le modèle intégratif en psychologie de la santé (Bruchon-Schweitzer
& Boujut, 2014)
Synthèse des modèles :
Antécédents (personnalité, contexte social)
Transactions = stress perçu, contrôle perçu, soutien social perçu,
coping
Issues = santé, qualité de vie, bien-être
Ce modèle comme grille de lecture pour organiser les déterminants
C’est quoi un « bon » ajustement ?
- Développer stratégies de coping
Proposition de définition multidimensionnelle : « l’ajustement comme
processus dynamique permettant au patient de maintenir un équilibre
acceptable entre les exigences de la maladie et ses ressources, dans les
différentes sphères de sa vie (physique, émotionnelle, sociale,
existentielle)»