Verbod op studies en studiereizen in het buitenland (4 maart 1570, n.s.)
Par le Roy (Filips II).
A noz amez et feaulx (geliefde en getrouwe) les president et gens de notre conseil provincial en
Artois (Artesië), salut et dilection.
Combien que (hoewel) en noz pays de pardeça (zuidelijke Ned, lett: van herwaards over) y ait
pluisieurs bons colleges et escolles generalles et particulieres pour bien instituer (onderrichten)
la jeunesse, et signamment (met name) deux bonnes, insignes et celebres universitez, sicomme
(zoals) Louvain et Douay, estans aussi souffissantes (even goed zijn) que en nulz autres pays
(als in eender ander land), contrees ou royaulmes, esquelles (= en + lesquelles) s'apprendent et
enseignent tous ars liberaulx, facultez et sciences, toutesfoiz (toch) pluisieurs de noz subiectz et
naturelz desdicts pays de pardeça (degenen die geboren zijn in land des overste), tant
ecclesiasticques que layz (leken), habandonnans lesdictes universitez et estudes de pardeça,
vont estudier hors d'iceulx pays indifferamment ou bon leur semble, dont non seullement ilz ont
travaulx, despens (grote kosten) et perilz (gevaren) particuliers, mais aussi la chose publicque
en a grandement a souffrir, car oultre ce que icelles universitez de pardeça ne sont si
frequentees comme bien conviendroit (zoals het zou horen), l'or et l'argent se transporte aux
estrangiers, et que pis est (wat nog slechter is, pire), par telle communication avec iceulx
estrangiers, la jeunesse se corrumpt, tant en meurs que en opinions (zowel in zeden als in
gedachten), dont sourdent (~sourdre: ontstaan) pluisieurs notables inconveniens (ongemakken),
vices (ondeugden), *** et heresies (ketterijen), procedant aussi les mesme inconvenient de ce
que divers marchans (kooplieden), artisans (ambachtslieden) et autres envoyent leurs enffans
resider es villes et pays estranges, totallement distraitz (totaal onttrokken, lat: dis trahere) de
l'obeyssance (gehoorzaamheid) de l'eglise catholicque et romaine, soubz ymbre (=ombre, onder
het mom van) d'apprendre les langues, le train de marchandise ou faire leurs mestiers, dont est
venu et vient en nosdicts pays une merveilleuse confusion de toute chose.
Pour ce est il que ce consideré (het is zo nadat we dat hebben overwogen), veullans y mettre
ordre et remede convenable (gepaste maatregel), nous (~Filips II, koningklijk mv), pour ces
causes et autres a ce nous mouvans (om die redenen en anderen die er ons toe bewegen),
Par le Roy (Filips II).
A noz amez et feaulx (geliefde en getrouwe) les president et gens de notre conseil provincial en
Artois (Artesië), salut et dilection.
Combien que (hoewel) en noz pays de pardeça (zuidelijke Ned, lett: van herwaards over) y ait
pluisieurs bons colleges et escolles generalles et particulieres pour bien instituer (onderrichten)
la jeunesse, et signamment (met name) deux bonnes, insignes et celebres universitez, sicomme
(zoals) Louvain et Douay, estans aussi souffissantes (even goed zijn) que en nulz autres pays
(als in eender ander land), contrees ou royaulmes, esquelles (= en + lesquelles) s'apprendent et
enseignent tous ars liberaulx, facultez et sciences, toutesfoiz (toch) pluisieurs de noz subiectz et
naturelz desdicts pays de pardeça (degenen die geboren zijn in land des overste), tant
ecclesiasticques que layz (leken), habandonnans lesdictes universitez et estudes de pardeça,
vont estudier hors d'iceulx pays indifferamment ou bon leur semble, dont non seullement ilz ont
travaulx, despens (grote kosten) et perilz (gevaren) particuliers, mais aussi la chose publicque
en a grandement a souffrir, car oultre ce que icelles universitez de pardeça ne sont si
frequentees comme bien conviendroit (zoals het zou horen), l'or et l'argent se transporte aux
estrangiers, et que pis est (wat nog slechter is, pire), par telle communication avec iceulx
estrangiers, la jeunesse se corrumpt, tant en meurs que en opinions (zowel in zeden als in
gedachten), dont sourdent (~sourdre: ontstaan) pluisieurs notables inconveniens (ongemakken),
vices (ondeugden), *** et heresies (ketterijen), procedant aussi les mesme inconvenient de ce
que divers marchans (kooplieden), artisans (ambachtslieden) et autres envoyent leurs enffans
resider es villes et pays estranges, totallement distraitz (totaal onttrokken, lat: dis trahere) de
l'obeyssance (gehoorzaamheid) de l'eglise catholicque et romaine, soubz ymbre (=ombre, onder
het mom van) d'apprendre les langues, le train de marchandise ou faire leurs mestiers, dont est
venu et vient en nosdicts pays une merveilleuse confusion de toute chose.
Pour ce est il que ce consideré (het is zo nadat we dat hebben overwogen), veullans y mettre
ordre et remede convenable (gepaste maatregel), nous (~Filips II, koningklijk mv), pour ces
causes et autres a ce nous mouvans (om die redenen en anderen die er ons toe bewegen),