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Résumé Analyse linéaire - Le Menteur Le premier mensonge, Corneille - Bac Français Première Générale

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3
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16-07-2025
Written in
2024/2025

Je vous propose ici l'analyse linéaire rédigée d'un extrait du Menteur de Pierre Corneille : Le premier mensonge . Vocabulaire précis, transitions fluides, temps parfait pour tenir à l'oral, procédés clairs et ouverture sur une autre oeuvre littéraire : tout ce qu'il vous faut pour exceller à l'épreuve si vous tomber sur cet extrait!

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July 16, 2025
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3
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2024/2025
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Analyse linéaire Extrait 1 Le Menteur

Pierre Corneille, figure majeure du théâtre classique du XVIIᵉ siècle, est célèbre pour ses héros aux prises avec
l’honneur et les passions. En 1644, il compose Le Menteur, une comédie inspirée d’une pièce espagnole, La
Verdad Sospechosa de Juan Ruiz de Alarcón. Dans cette pièce, il abandonne le modèle tragique pour
s’adonner à un théâtre plus léger mais tout aussi virtuose, fondé sur les jeux de langage, les quiproquos et les
faux-semblants. Cet extrait, tiré de la scène 3 de l’acte I, montre Dorante mentant pour la première fois à
Clarice, sous les yeux de son valet Cliton, qui tente de l’arrêter.
Ainsi, nous pouvons nous demander : Comment cette scène d'exposition préfigure-t-elle déjà les
nombreux mensonges de Dorante ?
Dans un premier temps, nous étudierons la construction du mensonge héroïque de Dorante des lignes 1 à 8,
puis nous verrons comment Cliton incarne un contrepoint comique des lignes 9 à 15, avant d’analyser
comment Dorante transforme son discours en séduction poétique des lignes 10 à 18.

I. la construction du mensonge héroïque de Dorante

Dès le début, l’interjection admirative “Quoi !” prononcée par Clarice souligne son étonnement émerveillé :
elle croit avoir en face d’elle un vétéran de guerre. L’emploi du passé composé dans “vous avez donc vu
l’Allemagne et la guerre” donne un effet de vécu encore proche, renforçant la crédibilité du récit de Dorante
tandis que le connecteur “donc” suggère une évidence logique, comme si le mensonge allait de soi.
Le vocabulaire utilisé par Dorante renforce l’illusion : il évoque des éléments historiques concrets qui peuvent
renvoyer à la guerre de Trente Ans encore récente. Cela ancre son discours dans un contexte réaliste et
historique.
Il se donne le rôle d’un héros épique : “je m’y suis fait quatre ans craindre comme un tonnerre”. Le
complément “quatre ans” donne de la densité à son récit, tandis que l’image du “tonnerre” évoque la
puissance, et même une possible référence à Zeus. Cette hyperbole mythologique est typique de l’esthétique
baroque, et renforce l’effet de grandeur.
C’est à ce moment que Cliton, son valet, intervient discrètement avec un aparté : “Que lui va-t-il conter ?” où
le verbe “conter” suggère un récit inventé. Cliton s’adresse autant à lui-même qu’au public, qui devient
complice du mensonge.
Mais Dorante ne se démonte pas. Il continue avec aplomb. Les négations successives : “Il ne s’est fait
combats, ni sièges importants, / Nos armes n’ont jamais remporté de victoire” créent un jeu de litotes, suivi
d’un renversement logique car il affirme avoir été présent à tous les moments de gloire notamment avec le
champ lexical de la guerre : “combats”, “victoire”, “gloire”.
La synecdoque “cette main” confère une portée héroïque à ses actions, tout en révélant son égocentrisme.
Enfin, il évoque la “gazette”, journal d’époque, pour crédibiliser son récit. Il construit alors une preuve sociale
fictive qui achève d’impressionner Clarice et d’amuser le spectateur.

II. Cliton comme contrepoint comique

Dans le second mouvement, Cliton interrompt plus franchement Dorante dans une scène marquée par des
stichomythies qui dynamisent le dialogue et renforcent le comique.
Il s’adresse à lui à travers une interrogation rhétorique : “Savez-vous bien, Monsieur, que vous extravaguez ?”,
qui prend la forme d’une accusation déguisée. Le choix du verbe “extravaguez” ajoute une touche comique en
suggérant que Dorante divague totalement.
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