Frédéric II est un des plus grand monarque du XVIIIe siècle, il fait partie de la
dynastie des Hohenzollern. Il est le fils du prince héritier Frédéric-Guillaume Ier
(règne de 1713 – 1740) et de Sophie-Dorothée de Hanovre. Il est né au château royal
de Berlin en 1712 et est éduqué par sa gouvernante et son précepteur (Mme de
Rocoules et Duhan de Jandun) qui sont deux français protestant chassés de France par
Louis XIV, d’où son grand attachement pour la culture française. Son enfance, passé
au prêt de son père, Frédéric-Guillaume Ier aussi surnommé le « roi sergent » fût
assez éprouvante car c'est un monarque qui est connut pour s'être investi dans la
création d'une armée puissante pour l’État Prussien et qui ne trouve pas d’intérêts aux
arts et à la philosophie.
Le texte que nous avons est l'oeuvre de Frédéric II et nous informe de la volonté de
Frédéric de poser les bases d'un État prussien fort et moderne incarné par le souverain
éclairé et associé au développement d'une armée puissante qui lui permettrait de
devenir une grande puissance européenne au coté d'autres états comme la France, la
Russie, l'Autriche ou l'Angleterre, car rappelons le la Prusse est un état récent en
Europe (la Prusse ne devient qu'un royaume en 1701).
Frédéric II fût également un grand passionné d'arts, de lettres et de la philosophie des
lumières. Il est au XVIIIe siècle le modèle par excellence du despote éclairé dont il
adapte son régime politique. En plus d'être une souverain cultivé il est aussi connut
pour être un grand stratège militaire et cela lui permet d'agrandir le royaume de
Prusse et de rivaliser avec les autres royaumes européens. On dit souvent que
Frédéric II fût le premier artisan d'une unité allemande.
Frédéric est par la nature de son éducation réalisé par ses précepteurs français, attiré
par les arts et la philosophie mais il connaît néanmoins une jeunesse difficile auprès
de son père Frédéric-Guillaume, qui veut éduquer son fils durement et ne comprend
pas son engouement pour les arts.
A 18 ans Frédéric se lie d'amitié avec Hans Hermann von Katte et la même année en
1730, sous la dureté et les humiliations de son père, Frédéric prévoit de s'enfuir en
Angleterre avec son ami Katte. Mais leur plan est découvert et ils sont accusés de
haute trahison et notamment de vouloir s'allier à l'Angleterre. Pour punir Frédéric, le
roi fait exécuter Katte devant les yeux de son fils et le jeune Frédéric restera marqué
toute sa vie par cet exécution et par la dureté de son père. Frédéric est alors condamné
à être emprisonné pendant un temps et par la suite assigné dans une résidence
surveillé ou il y restera jusqu'en 1732 et il obtient le pardon de son père en 1731 et il
monte donc sur le trône en 1740.