La quête de la vérité est justi ée car elle repose sur l’existence réelle de celle-ci. Ainsi,
cela permet de faire une critique du relativisme et du scepticisme.
Le relativisme af rme que chaque individu ou culture possède sa propre vérité, ce qui
conduit à une confusion entre vérité et opinion. Les vérités sont objectives et universelles,
tandis que les opinions sont subjectives et relatives. Par conséquent, il serait plus juste de
dire « à chacun son opinion ». De plus, le relativisme se contredit lui-même, car en
af rmant que chaque personne possède sa propre vérité, il énonce une vérité universelle,
la thèse relativiste s’auto-réfute.
Le sceptique af rme qu’il est impossible d’accéder à la vérité. C’est le Grec Pyrrhon qui
aurait créé le scepticisme et l’École des sceptiques, ce qui explique qu’on rencontre
parfois le terme « pyrrhonisme » pour désigner le scepticisme. Cependant, cette position
est paradoxale car en prétendant cela, le sceptique af rme une vérité. Par conséquent, il
se contredit lui-même. L’attitude sceptique consiste alors à adopter la suspension du
jugement, en grec épochè. Cette posture est cependant dif cilement tenable car dans la
pratique, il nous est nécessaire de nous orienter à partir de certaines vérités. À cet égard,
une anecdote rapportée par Diogène Laërce sur Pyrrhon est particulièrement révélatrice.
Un jour, un chien enragé se jette sur Pyrrhon, qui trouve refuge dans un arbre, alors qu’il
aurait pu se questionner sur ses perceptions. Ses disciples vont lui reprocher cette
attitude, mais Pyrrhon leur répond qu’il est dif cile de déraciner complètement l’homme
de ses croyances. C’est-à-dire qu’il est dif cilement possible d’appliquer la thèse sceptique
dans la vie pratique
Le scepticisme est né dans la Grèce antique : son fondateur est Pyrrhon
(360–275 avant J-C), d’où l’autre nom du scepticisme : le pyrrhonisme.
Les sceptiques antiques étaient connus pour être des adversaires déclarés des « doctrines
vides » des sophistes (savants). En effet, les sceptiques considéraient les discussions des
sophistes comme vaines. L'attitude du sceptique antique était plutôt basée sur la recherche
de la sérénité de l'âme, la libération des opinions et préjugés, renonciation aux disputes
interminables. Ils considèrent que nos opinions ne sont ni vraies ni fausses, qu'il vaut mieux
rester sans opinion. Pour un sceptique il existe une certaine impermanence des choses qui
nous empêche des les saisir
La valeur de la vérité est sujette à questionnement. En effet, il convient de se demander si chercher la vérité
est toujours louable. Par exemple, dans le cas de la curiosité ou du voyeurisme, la recherche de la vérité peut
être considérée comme inacceptable car elle porte atteinte à la vie privée.
La valeur de la vérité elle-même est critiquable. La vérité peut être dif cile à accepter, voire douloureuse.
Lorsqu’on entend quelqu’un nous annoncer qu’il va nous dire « ses quatre vérités », cela ne présage rien de
bon. Parfois, on se dit que l’on aurait préféré rester dans l’ignorance. La vérité peut blesser. Dans certains
cas, l’illusion qui apaise peut-être préférable à la vérité qui dérange. C’est ici que la distinction entre erreur
et illusion intervient. L’illusion sert souvent des intérêts, et c’est pourquoi la désillusion peut s’avérer
douloureuse.
Néanmoins, il ne s’agit pas nécessairement de renoncer à la recherche de la vérité.
La recherche de la vérité a tout d’abord une utilité pratique : elle permet d’agir en connaissance de cause.
Comprendre le fonctionnement de la nature et du monde réel permet de prévoir les événements à venir et de
les anticiper, et ainsi de maîtriser la nature, comme l’a écrit Auguste Comte : « La science engendre la
prévision, la prévision engendre l’action. »
Par
fi fiailleurs, connaître
fi fi la vérité peut
fi conduire à un
fi sentiment
fi defilibération.
fifi Dans la perspective
cela permet de faire une critique du relativisme et du scepticisme.
Le relativisme af rme que chaque individu ou culture possède sa propre vérité, ce qui
conduit à une confusion entre vérité et opinion. Les vérités sont objectives et universelles,
tandis que les opinions sont subjectives et relatives. Par conséquent, il serait plus juste de
dire « à chacun son opinion ». De plus, le relativisme se contredit lui-même, car en
af rmant que chaque personne possède sa propre vérité, il énonce une vérité universelle,
la thèse relativiste s’auto-réfute.
Le sceptique af rme qu’il est impossible d’accéder à la vérité. C’est le Grec Pyrrhon qui
aurait créé le scepticisme et l’École des sceptiques, ce qui explique qu’on rencontre
parfois le terme « pyrrhonisme » pour désigner le scepticisme. Cependant, cette position
est paradoxale car en prétendant cela, le sceptique af rme une vérité. Par conséquent, il
se contredit lui-même. L’attitude sceptique consiste alors à adopter la suspension du
jugement, en grec épochè. Cette posture est cependant dif cilement tenable car dans la
pratique, il nous est nécessaire de nous orienter à partir de certaines vérités. À cet égard,
une anecdote rapportée par Diogène Laërce sur Pyrrhon est particulièrement révélatrice.
Un jour, un chien enragé se jette sur Pyrrhon, qui trouve refuge dans un arbre, alors qu’il
aurait pu se questionner sur ses perceptions. Ses disciples vont lui reprocher cette
attitude, mais Pyrrhon leur répond qu’il est dif cile de déraciner complètement l’homme
de ses croyances. C’est-à-dire qu’il est dif cilement possible d’appliquer la thèse sceptique
dans la vie pratique
Le scepticisme est né dans la Grèce antique : son fondateur est Pyrrhon
(360–275 avant J-C), d’où l’autre nom du scepticisme : le pyrrhonisme.
Les sceptiques antiques étaient connus pour être des adversaires déclarés des « doctrines
vides » des sophistes (savants). En effet, les sceptiques considéraient les discussions des
sophistes comme vaines. L'attitude du sceptique antique était plutôt basée sur la recherche
de la sérénité de l'âme, la libération des opinions et préjugés, renonciation aux disputes
interminables. Ils considèrent que nos opinions ne sont ni vraies ni fausses, qu'il vaut mieux
rester sans opinion. Pour un sceptique il existe une certaine impermanence des choses qui
nous empêche des les saisir
La valeur de la vérité est sujette à questionnement. En effet, il convient de se demander si chercher la vérité
est toujours louable. Par exemple, dans le cas de la curiosité ou du voyeurisme, la recherche de la vérité peut
être considérée comme inacceptable car elle porte atteinte à la vie privée.
La valeur de la vérité elle-même est critiquable. La vérité peut être dif cile à accepter, voire douloureuse.
Lorsqu’on entend quelqu’un nous annoncer qu’il va nous dire « ses quatre vérités », cela ne présage rien de
bon. Parfois, on se dit que l’on aurait préféré rester dans l’ignorance. La vérité peut blesser. Dans certains
cas, l’illusion qui apaise peut-être préférable à la vérité qui dérange. C’est ici que la distinction entre erreur
et illusion intervient. L’illusion sert souvent des intérêts, et c’est pourquoi la désillusion peut s’avérer
douloureuse.
Néanmoins, il ne s’agit pas nécessairement de renoncer à la recherche de la vérité.
La recherche de la vérité a tout d’abord une utilité pratique : elle permet d’agir en connaissance de cause.
Comprendre le fonctionnement de la nature et du monde réel permet de prévoir les événements à venir et de
les anticiper, et ainsi de maîtriser la nature, comme l’a écrit Auguste Comte : « La science engendre la
prévision, la prévision engendre l’action. »
Par
fi fiailleurs, connaître
fi fi la vérité peut
fi conduire à un
fi sentiment
fi defilibération.
fifi Dans la perspective