CARRIÈRES DÉVIANTES. STRATÉGIES ET CONSÉQUENCES DU CHOIX
D’UNE VIE SANS ENFANT
Une femme qui mène une vie sans enfants est une situation qui va à l’inverse des normes
de notre société.Une femme qui fait ce choix la est donc une sorte de « déviante » et nous verrons à
travers 4 étapes cette carrière déviante des femmes qui refusent d’avoir des enfants .
Étape 1, l’acte déviant : dire son non-désir d’enfant
Les femmes , dès leur plus jeune age durant la socialisation primaire,ont été habituée à la tendresse
et au fait de prendre soin des enfants .C’est pour cela que qu’elles ont une certaine »pression » et
que la norme serait d’avoir des enfants à un certain age .Dans le cas contraire, si une femme assume
pleinement qu’elle ne souhaite pas avoir d’enfants , elle sera jugé et stigmatisée elle aura donc une
sorte de sanction négative informelle par des jugements de la part des autres membres de la
société.Les hommes eux, au contraire , n’ont pas vécu de la même façon durant la socialisation
primaire et pour eux avoir un enfant ou non est un choix qui revient uniquement à la femme étant
donné que c’est elle qui « donne la vie ».Le fait de remettre en question la norme sociale selon
laquelle tout le monde veut des enfants remet en question le système de genre et peut étiqueter les
personnes comme "ne voulant pas d'enfant".
Étape 2, L’étiquetage : être ou ne pas être un.e SEnVol
Cette étape consiste à définir son identité en termes de désir d'avoir ou non des enfants, en fonction
de l'image que l'on souhaite avoir auprès de son entourage. Les plus jeunes femmes utilisent une
"stratégie de contournement" en évitant de dire qu'elles ne veulent jamais d'enfant, mais en laissant
la porte ouverte à la maternité. Les femmes plus âgées elles utilisent une "stratégie d'évitement" en
ne parlant pas de leur choix de vie sans enfant à leur entourage. Les femmes qui ont dépassé les 40
ans et qui sont plus "revendicatives" assument leur choix de ne pas être mère. Les hommes ne sont
pas souvent interrogés sur ce sujet et ne sont donc pas considérés comme des acteurs importants de
la parentalité.
Étape 3, prophétie auto réalisatrice :les représentations accolées aux SEnVol
Dans la théorie de la déviance de Becker, la troisième étape de la "carrière déviante" est caractérisée
par le fait que les gens présument que le sujet possède d'autres caractéristiques associées à la
première, ce qui contribue à la réalisation de cette étape. Les personnes qui choisissent de ne pas
avoir d'enfants, appelées SEnVol, sont souvent face à des qualificatifs péjoratifs tels que l'égoïsme
et la suspicion d'une sexualité effréné . Une femme qui n’est pas mère peut se poser des questions
voir se remettre en question sur son identité alors que pour les hommes il n’y a pas tout cet
engouement et pas de pression sociale . Il faut repenser la décision d'avoir ou non des enfants en
termes de privilèges et de sacrifices plutôt qu'en termes d'égoïsme ou d'altruisme. Ne pas avoir
d’enfants devrait être un choix respecté et les pressions sociales évitées au maximum car cela ne
compatis pas avec la liberté individuelle.
Étape 4, intégration à un groupe déviant : au fil de la trajectoire,un réseau social
constitué de « non-parents »
Dans la théorie de Becker, rejoindre un groupe déviant est la dernière étape de la "carrière
déviante" et cela fixe l'identité déviante. Certaines femmes sans enfants ne cherchent pas à
s’expliquer , mais certains citent des références pour le valoriser. Vers 30 ans, le réseau social et les
amis des personnes sans enfants change car les idées et les préoccupations des parents et des non-
D’UNE VIE SANS ENFANT
Une femme qui mène une vie sans enfants est une situation qui va à l’inverse des normes
de notre société.Une femme qui fait ce choix la est donc une sorte de « déviante » et nous verrons à
travers 4 étapes cette carrière déviante des femmes qui refusent d’avoir des enfants .
Étape 1, l’acte déviant : dire son non-désir d’enfant
Les femmes , dès leur plus jeune age durant la socialisation primaire,ont été habituée à la tendresse
et au fait de prendre soin des enfants .C’est pour cela que qu’elles ont une certaine »pression » et
que la norme serait d’avoir des enfants à un certain age .Dans le cas contraire, si une femme assume
pleinement qu’elle ne souhaite pas avoir d’enfants , elle sera jugé et stigmatisée elle aura donc une
sorte de sanction négative informelle par des jugements de la part des autres membres de la
société.Les hommes eux, au contraire , n’ont pas vécu de la même façon durant la socialisation
primaire et pour eux avoir un enfant ou non est un choix qui revient uniquement à la femme étant
donné que c’est elle qui « donne la vie ».Le fait de remettre en question la norme sociale selon
laquelle tout le monde veut des enfants remet en question le système de genre et peut étiqueter les
personnes comme "ne voulant pas d'enfant".
Étape 2, L’étiquetage : être ou ne pas être un.e SEnVol
Cette étape consiste à définir son identité en termes de désir d'avoir ou non des enfants, en fonction
de l'image que l'on souhaite avoir auprès de son entourage. Les plus jeunes femmes utilisent une
"stratégie de contournement" en évitant de dire qu'elles ne veulent jamais d'enfant, mais en laissant
la porte ouverte à la maternité. Les femmes plus âgées elles utilisent une "stratégie d'évitement" en
ne parlant pas de leur choix de vie sans enfant à leur entourage. Les femmes qui ont dépassé les 40
ans et qui sont plus "revendicatives" assument leur choix de ne pas être mère. Les hommes ne sont
pas souvent interrogés sur ce sujet et ne sont donc pas considérés comme des acteurs importants de
la parentalité.
Étape 3, prophétie auto réalisatrice :les représentations accolées aux SEnVol
Dans la théorie de la déviance de Becker, la troisième étape de la "carrière déviante" est caractérisée
par le fait que les gens présument que le sujet possède d'autres caractéristiques associées à la
première, ce qui contribue à la réalisation de cette étape. Les personnes qui choisissent de ne pas
avoir d'enfants, appelées SEnVol, sont souvent face à des qualificatifs péjoratifs tels que l'égoïsme
et la suspicion d'une sexualité effréné . Une femme qui n’est pas mère peut se poser des questions
voir se remettre en question sur son identité alors que pour les hommes il n’y a pas tout cet
engouement et pas de pression sociale . Il faut repenser la décision d'avoir ou non des enfants en
termes de privilèges et de sacrifices plutôt qu'en termes d'égoïsme ou d'altruisme. Ne pas avoir
d’enfants devrait être un choix respecté et les pressions sociales évitées au maximum car cela ne
compatis pas avec la liberté individuelle.
Étape 4, intégration à un groupe déviant : au fil de la trajectoire,un réseau social
constitué de « non-parents »
Dans la théorie de Becker, rejoindre un groupe déviant est la dernière étape de la "carrière
déviante" et cela fixe l'identité déviante. Certaines femmes sans enfants ne cherchent pas à
s’expliquer , mais certains citent des références pour le valoriser. Vers 30 ans, le réseau social et les
amis des personnes sans enfants change car les idées et les préoccupations des parents et des non-