Intro
Les curares sont des molécules qui étaient prélevés dans des plantes et utilisés par les Amerindiens
comme poison dont ils enduisaient leurs flèches. Pourtant, les curares sont utilisés en médecine. En
effet, pour une opération chirurgicale, le patient doit être anesthésié. Lors d’une anesthésie
générale, le patient est endormi, il ne ressent pas la douleur et il est paralysé pour empêcher certains
mouvements qui gêneraient l’opération. Cette anesthésie est réalisée par voie chimique dans la
majorité des opérations. Pour paralyser le patient, on utilise des curares.
Nous allons voir, en quoi, malgré leurs effets toxiques, les curares sont indispensables dans certaines
anesthésies. D’abord nous expliquerons pourquoi les curares entrainent –il la paralysie du patient
puis nous montrerons comment un de ces curares, le suxaméthonium, est synthétisé. Enfin nous
verrons dans quels cas ces curares sont indispensables en médecine.
Donc premièrement, on va voir Pourquoi les curares entrainent- ils la paralysie du patient.
Schéma : synapse neuromusculaire, schéma neurone
Dans le corps humain, l’information nerveuse est de nature électrique et circule à travers les
neurones. Le neurone va transmettre l’information nerveuse à une cellule musculaire au
niveau d’une synapse neuromusculaire. Au niveau de ces synapses, l’information nerveuse
est de nature chimique. En fait, des molécules appelées acétylcholine vont être libérée par le
motoneurone et vont se fixer sur des récepteurs sur la membrane de la cellule musculaire.
C’est ce qu’on voit sur le schéma. La fixation de l’acétylcholine va provoquer l’ouverture du
récepteur et la formation d’un potentiel d’action musculaire. Cela va déclencher la libération
d’ions calcium dans la cellule, ce qui permettra le mouvement des myofilaments qui
constituent les fibres musculaires et donc la contraction.
Les curares agissent au niveau des synapses. Ils vont venir se placer sur les récepteurs de
l’acétylcholine. L’acétylcholine ne va donc pas pouvoir se fixer sur le récepteur, il n’y aura
donc aucune contraction musculaire. Cela provoque la paralysie. Si les muscles de la
respiration sont atteints par ce poison, cela peut entrainer la mort par asphyxie. Néanmoins,
le neurotransmetteur des synapses au niveau des muscles cardiaques est la noradrénaline.
Or les curares agissent seulement sur les synapses avec de l’acétylcholine comme
neurotransmetteur. Donc les muscles cardiaques ne vont pas être touchés par les curares
lors d’une anesthésie.
J’ai choisi de m’intéresser au curare dépolarisant. C’est le suxaméthonium. Dans la deuxième
partie de mon grand oral, on va voir la synthèse de ce curare dépolarisant.
Schéma : synthèse suxaméthonium (nom commercial : célocurine)
Schéma : formules topologiques suxaméthonium et acétylcholine
D’abord, on a vu que l’acétylcholine était le neurotransmetteur dans la synapse neuromusculaire.
Vous pouvez voir sa formule topologique sur le schéma (voir schéma). On voit que le
Les curares sont des molécules qui étaient prélevés dans des plantes et utilisés par les Amerindiens
comme poison dont ils enduisaient leurs flèches. Pourtant, les curares sont utilisés en médecine. En
effet, pour une opération chirurgicale, le patient doit être anesthésié. Lors d’une anesthésie
générale, le patient est endormi, il ne ressent pas la douleur et il est paralysé pour empêcher certains
mouvements qui gêneraient l’opération. Cette anesthésie est réalisée par voie chimique dans la
majorité des opérations. Pour paralyser le patient, on utilise des curares.
Nous allons voir, en quoi, malgré leurs effets toxiques, les curares sont indispensables dans certaines
anesthésies. D’abord nous expliquerons pourquoi les curares entrainent –il la paralysie du patient
puis nous montrerons comment un de ces curares, le suxaméthonium, est synthétisé. Enfin nous
verrons dans quels cas ces curares sont indispensables en médecine.
Donc premièrement, on va voir Pourquoi les curares entrainent- ils la paralysie du patient.
Schéma : synapse neuromusculaire, schéma neurone
Dans le corps humain, l’information nerveuse est de nature électrique et circule à travers les
neurones. Le neurone va transmettre l’information nerveuse à une cellule musculaire au
niveau d’une synapse neuromusculaire. Au niveau de ces synapses, l’information nerveuse
est de nature chimique. En fait, des molécules appelées acétylcholine vont être libérée par le
motoneurone et vont se fixer sur des récepteurs sur la membrane de la cellule musculaire.
C’est ce qu’on voit sur le schéma. La fixation de l’acétylcholine va provoquer l’ouverture du
récepteur et la formation d’un potentiel d’action musculaire. Cela va déclencher la libération
d’ions calcium dans la cellule, ce qui permettra le mouvement des myofilaments qui
constituent les fibres musculaires et donc la contraction.
Les curares agissent au niveau des synapses. Ils vont venir se placer sur les récepteurs de
l’acétylcholine. L’acétylcholine ne va donc pas pouvoir se fixer sur le récepteur, il n’y aura
donc aucune contraction musculaire. Cela provoque la paralysie. Si les muscles de la
respiration sont atteints par ce poison, cela peut entrainer la mort par asphyxie. Néanmoins,
le neurotransmetteur des synapses au niveau des muscles cardiaques est la noradrénaline.
Or les curares agissent seulement sur les synapses avec de l’acétylcholine comme
neurotransmetteur. Donc les muscles cardiaques ne vont pas être touchés par les curares
lors d’une anesthésie.
J’ai choisi de m’intéresser au curare dépolarisant. C’est le suxaméthonium. Dans la deuxième
partie de mon grand oral, on va voir la synthèse de ce curare dépolarisant.
Schéma : synthèse suxaméthonium (nom commercial : célocurine)
Schéma : formules topologiques suxaméthonium et acétylcholine
D’abord, on a vu que l’acétylcholine était le neurotransmetteur dans la synapse neuromusculaire.
Vous pouvez voir sa formule topologique sur le schéma (voir schéma). On voit que le