COMMENT LUTTER CONTRE LE CHÔMAGE ?
I. Qu’est-ce que le chômage et comment le mesure-t-on ?
A- Définition du chômage
Chômage :
- Au sens du BIT : Désigne la situation des personnes de 15 ans ou plus, sans emploi
lors d’une semaine de référence, disponible pour occuper un emploi dans les 15 jours
et recherchant activement un emploi.
- Au sens de l’Insee : désigne la situation d’une personne en âge de travailler
n’occupant pas un emploi mais en recherche activement un (+ est disponible).
Le halo autour du chômage : se compose de personnes sans emploi qui, soit ont recherché un
emploi mais ne sont pas disponibles pour travailler ; soit n’ont pas recherché un emploi et ne
sont pas disponibles pour travailler, mais souhaitent travailler (chômeurs découragés).
Le sous-emploi : personnes occupant un emploi à temps partiel « subi », donc souhaitent de
travailler davantage et sont disponibles pour le faire (qu’elles recherchent activement un emploi
ou non) / travaillent à temps partiel ou à temps complet mais ont travaillé moins que d’habitude
pendant une semaine de référence en raison de chômage technique/partiel ou mauvais temps
(les hommes et les femmes ne sont pas égaux face au sous-emploi : la part des femmes à
temps partiel est plus élevée de celle des hommes)
Inactive : une personne en âge de travailler mais n’est pas à la recherche d’emploi.
B- Taux de chômage et taux d’emploi
Taux de chômage = (chômeurs ou PAI / PA) X 100
Mesurer la part des chômeurs parmi les actifs
Taux d’emploi = (emploi ou PAO / Population en âge de travailler) X 100
Renseigne sur les comportements d’activité
Le taux d’emploi et le taux de chômage sont complémentaires.
Taux d’activité = (PA / Population en âge de travailler) X 100
TAUX D’ACTIVITÉ ≠ TAUX D’EMPLOI
o L’emploi augmente si les créations brutes d’emplois sont supérieures aux destructions
brutes d’emploi : il y a alors des créations nettes d’emplois. Ces créations ne
permettent pas une réduction du nombre de chômeurs si la population active augmente
plus vite qu’elles.
, - La baisse du taux d’emploi des 15-24 ans allongement de la durée des études
+ la hausse du chômage depuis 2008
- Baisse du taux d’emploi des 50-64 ans hausse du chômage
- Hausse du taux d’emploi des 50-64 ans report de l’âge de retraite de 60 à 62 +
allongement de la durée de cotisations de 40 à 42 ans.
- Convergence du taux d’emploi des hommes et des femmes rapprochement de
leur comportement d’activité (allongement des études compensées, pour les
femmes, par une hausse de leur taux d’activité)
Le taux d’emploi global reste globalement stable la hausse du taux d’emploi
des 50-64 ans et des femmes compensent globalement la baisse du taux d’emploi
des 15-24 ans et des hommes.
Un taux d’emploi élevé est favorable à la croissance car la hausse de la
quantité de facteur travail est l’une de ses sources.
Le taux de chômage et le taux d’emploi sont complémentaires si je veux
comprendre le comportement d’activité.
Une diminution du taux de chômage ne garantit pas une augmentation du taux
d’emploi (un chômeur peut devenir inactif)
Chômeur employé t.c ↓ + t.e ↑
Chômeur inactif t.c ↓ + t.e –
Corrélation négative entre t.e et t.ch :plus il y a de chômeurs , plus le taux d’emploi est
faible, et inversement. C’est une corrélation qui s’appuie sur un lien de causalité facile à
établir : les créations d’emplois (hausse du t.e) font diminuer le chômage (baisse du t.ch), même
si celui-ci dépend également de l’évolution de la population active.
Création brute d’emplois – destruction brute d’emploi = création/destruction
nette d’emplois
L’emploi augmente si les créations brutes d’emplois sont supérieures aux
destructions brutes d’emplois, il y alors création nette d’emplois.
Les créations nettes d’emplois ne permettent pas la réduction du nombre de
chômeurs si la population active augmente plus vite que ces créations nettes
d’emplois.
, II. Chômage conjoncturel
A- Fluctuations de l’activité économique et chômage conjoncturel
(niveau macroéconomique)
Chômage conjoncturel : une forme de chômage liée au ralentissement de l’activité
économique, selon Keynes, ce chômage s’explique par une insuffisance de la demande
effective.
Le chômage dépend de la demande globale :
Aug. Cons + aug. Inv. aug d.g aug. production aug du besoin d’emploi aug.
Emploi diminution du chômage
1. Demande anticipée : l’anticipation de l’avenir (« climat des affaires » selon
Keynes jouent un rôle important dans leurs décisions d’embauche)
o Anticipation optimiste de la demande :
Les employeurs cherchent à augmenter leur production hausse du besoin
d’emploi
Création d’emplois embauche
Chômage diminue
o Anticipation pessimiste de la demande (ralentissement de l’activité
économique) source de chômage conjoncturel :
Les employeurs cherchent à réduire leur production baisse du besoin
d’emploi
Suppressions d’emplois licenciement/suppression d’emplois
Chômage augmente
2. Les chocs macroéconomiques négatifs et leurs effets sur le chômage
conjoncturel
Les chocs d’offre et de demande négatifs sont source de chômage conjoncturel car ils
conduisent à une baisse de la production, donc du besoin en main d’œuvre. En effet,
un choc de demande négatif va conduire à une baisse de la demande anticipée, ce qui
conduit à une baisse de la production qui se répercutera sur l’emploi. De même, un
choc d’offre négatif conduit à une baisse de l’offre, donc une baisse de la production
qui se répercutera sur l’emploi. Ces chocs se traduisent donc par des mouvements de
ralentissement de l’activité économique et de besoin en main d’œuvre, donc par un
chômage conjoncturel (augmentation des coûts de production…)
I. Qu’est-ce que le chômage et comment le mesure-t-on ?
A- Définition du chômage
Chômage :
- Au sens du BIT : Désigne la situation des personnes de 15 ans ou plus, sans emploi
lors d’une semaine de référence, disponible pour occuper un emploi dans les 15 jours
et recherchant activement un emploi.
- Au sens de l’Insee : désigne la situation d’une personne en âge de travailler
n’occupant pas un emploi mais en recherche activement un (+ est disponible).
Le halo autour du chômage : se compose de personnes sans emploi qui, soit ont recherché un
emploi mais ne sont pas disponibles pour travailler ; soit n’ont pas recherché un emploi et ne
sont pas disponibles pour travailler, mais souhaitent travailler (chômeurs découragés).
Le sous-emploi : personnes occupant un emploi à temps partiel « subi », donc souhaitent de
travailler davantage et sont disponibles pour le faire (qu’elles recherchent activement un emploi
ou non) / travaillent à temps partiel ou à temps complet mais ont travaillé moins que d’habitude
pendant une semaine de référence en raison de chômage technique/partiel ou mauvais temps
(les hommes et les femmes ne sont pas égaux face au sous-emploi : la part des femmes à
temps partiel est plus élevée de celle des hommes)
Inactive : une personne en âge de travailler mais n’est pas à la recherche d’emploi.
B- Taux de chômage et taux d’emploi
Taux de chômage = (chômeurs ou PAI / PA) X 100
Mesurer la part des chômeurs parmi les actifs
Taux d’emploi = (emploi ou PAO / Population en âge de travailler) X 100
Renseigne sur les comportements d’activité
Le taux d’emploi et le taux de chômage sont complémentaires.
Taux d’activité = (PA / Population en âge de travailler) X 100
TAUX D’ACTIVITÉ ≠ TAUX D’EMPLOI
o L’emploi augmente si les créations brutes d’emplois sont supérieures aux destructions
brutes d’emploi : il y a alors des créations nettes d’emplois. Ces créations ne
permettent pas une réduction du nombre de chômeurs si la population active augmente
plus vite qu’elles.
, - La baisse du taux d’emploi des 15-24 ans allongement de la durée des études
+ la hausse du chômage depuis 2008
- Baisse du taux d’emploi des 50-64 ans hausse du chômage
- Hausse du taux d’emploi des 50-64 ans report de l’âge de retraite de 60 à 62 +
allongement de la durée de cotisations de 40 à 42 ans.
- Convergence du taux d’emploi des hommes et des femmes rapprochement de
leur comportement d’activité (allongement des études compensées, pour les
femmes, par une hausse de leur taux d’activité)
Le taux d’emploi global reste globalement stable la hausse du taux d’emploi
des 50-64 ans et des femmes compensent globalement la baisse du taux d’emploi
des 15-24 ans et des hommes.
Un taux d’emploi élevé est favorable à la croissance car la hausse de la
quantité de facteur travail est l’une de ses sources.
Le taux de chômage et le taux d’emploi sont complémentaires si je veux
comprendre le comportement d’activité.
Une diminution du taux de chômage ne garantit pas une augmentation du taux
d’emploi (un chômeur peut devenir inactif)
Chômeur employé t.c ↓ + t.e ↑
Chômeur inactif t.c ↓ + t.e –
Corrélation négative entre t.e et t.ch :plus il y a de chômeurs , plus le taux d’emploi est
faible, et inversement. C’est une corrélation qui s’appuie sur un lien de causalité facile à
établir : les créations d’emplois (hausse du t.e) font diminuer le chômage (baisse du t.ch), même
si celui-ci dépend également de l’évolution de la population active.
Création brute d’emplois – destruction brute d’emploi = création/destruction
nette d’emplois
L’emploi augmente si les créations brutes d’emplois sont supérieures aux
destructions brutes d’emplois, il y alors création nette d’emplois.
Les créations nettes d’emplois ne permettent pas la réduction du nombre de
chômeurs si la population active augmente plus vite que ces créations nettes
d’emplois.
, II. Chômage conjoncturel
A- Fluctuations de l’activité économique et chômage conjoncturel
(niveau macroéconomique)
Chômage conjoncturel : une forme de chômage liée au ralentissement de l’activité
économique, selon Keynes, ce chômage s’explique par une insuffisance de la demande
effective.
Le chômage dépend de la demande globale :
Aug. Cons + aug. Inv. aug d.g aug. production aug du besoin d’emploi aug.
Emploi diminution du chômage
1. Demande anticipée : l’anticipation de l’avenir (« climat des affaires » selon
Keynes jouent un rôle important dans leurs décisions d’embauche)
o Anticipation optimiste de la demande :
Les employeurs cherchent à augmenter leur production hausse du besoin
d’emploi
Création d’emplois embauche
Chômage diminue
o Anticipation pessimiste de la demande (ralentissement de l’activité
économique) source de chômage conjoncturel :
Les employeurs cherchent à réduire leur production baisse du besoin
d’emploi
Suppressions d’emplois licenciement/suppression d’emplois
Chômage augmente
2. Les chocs macroéconomiques négatifs et leurs effets sur le chômage
conjoncturel
Les chocs d’offre et de demande négatifs sont source de chômage conjoncturel car ils
conduisent à une baisse de la production, donc du besoin en main d’œuvre. En effet,
un choc de demande négatif va conduire à une baisse de la demande anticipée, ce qui
conduit à une baisse de la production qui se répercutera sur l’emploi. De même, un
choc d’offre négatif conduit à une baisse de l’offre, donc une baisse de la production
qui se répercutera sur l’emploi. Ces chocs se traduisent donc par des mouvements de
ralentissement de l’activité économique et de besoin en main d’œuvre, donc par un
chômage conjoncturel (augmentation des coûts de production…)