ANALYSE LINÉAIRE CHANSON LCVH
Intro :
o Victor Hugo
à la fois poète, dramaturge et romancier, du 19ème siècle
est considéré comme le chef de file du mouvement romantique.
o En 1856, il publie Les Contemplations,
recueil de poèmes organisé en 2 grandes parties, « Autrefois » et « Aujourd’hui »,
séparé en son cœur par un abîme, le tombeau de sa fille Léopoldine, qui structure
l’ensemble du recueil.
o Le poème « Vieille chanson du jeune temps »,
extrait du livre « Aurore », de la partie « Autrefois »
présente un souvenir d'adolescence du poète : une histoire d’amour manquée dans un
environnement bucolique.
Victor Hugo adopte tour à tour un regard amusé et moqueur sur le jeune homme qu’il
était.
o Pb : En quoi sous son apparence légère, cette chanson révèle-t-elle la profondeur des regrets du
poète ?
o Mouvements – les trois temps du poème qui suivent les déplacements physiques du couple :
1er : l’entrée dans le bois (L1-L4)
2e : la balade dans une nature qui invite à l’amour (L5-29)
3e : la sortie du bois teintée de regrets (L30-L36)
Analyse 1er mouvement :
L1-2 : Le poème s'ouvre sur un chiasme formé autour de la personne de Rose ainsi que sur des
rimes croisées. D'emblée, les personnages ne font que se croiser mais ne se rencontrent pas. Les 2
premiers vers dénoncent ainsi l'absence d'accord et d'harmonie des 2 protagonistes que soulignent
aussi les heptasyllabes qui incarnent une forme de dissymétrie soulignant cette dysharmonie entre
les 2 jeunes gens. De plus, l'emploi de la négation dans le premier vers suggère que l'intérêt est
unilatéral : le jeune Hugo semble rester indifférent.
L’anadiplose (« Rose » apparaît à la fin du premier vers et au début du vers suivant) suggère
combien le poème va tourner autour de Rose, figure obsédante devenue le centre d’intérêt tardif du
poète.
L3-4 : La présence du pronom « nous » au vers qui suit annonce la promesse d’un couple : “Nous
parlions de quelque chose”. Cependant le pronom indéfini, complément d’objet du verbe parler « de
quelque chose » est d’une telle imprécision qu’elle souligne le désintérêt du jeune homme, confirmé
au vers 4, qu’introduit la conjonction adversative « mais » et qui comporte une négation absolue «
Mais je ne sais plus de quoi ». Ici, le pronom personnel « je », suivi d'un verbe au présent est un
« je » narrant/rétrospectif qui est d’ailleurs repris au vers 34.
Conclusion 1er mouvement : Dans un premier temps, Victor Hugo peint donc la dysharmonie entre
les 2 personnages. Il se plaît à souligner le contraste entre sa propre ingénuité et les intentions
folâtres de Rose.
Transition vers 2e mouvement : Dans le second mouvement, le poète dresse le miroir qu’offre la
nature en reflet de leurs émotions.
L5-6-7 : Le second quatrain précise la situation. En dépit des efforts de Rose, le jeune Hugo reste
insensible et distant. Hugo se qualifie de « froid » et l’attribut est renforcé par la comparaison
« comme les marbres ». L’anaphore du pronom personnel « je » qui ouvre chacun des 3 premiers
vers du quatrain, semble également montrer combien le jeune Hugo fait comme s’il était seul.
L’hypallage souligne combien il n’a pas conscience alors de passer à côté de quelque chose en
reportant sa distraction sur « [s]es pas ».
L9-10 : Aux vers 9 et 10, la nature tend un miroir aux 2 jeunes gens : Rose devient la « rosée » elle
s'offre tandis que Hugo devient le taillis formant des parasols pour se protéger. Ce parallélisme
(l’opposition entre le raffinement des perles et l’affligeante banalité d’un parasol) souligne d'ailleurs
Intro :
o Victor Hugo
à la fois poète, dramaturge et romancier, du 19ème siècle
est considéré comme le chef de file du mouvement romantique.
o En 1856, il publie Les Contemplations,
recueil de poèmes organisé en 2 grandes parties, « Autrefois » et « Aujourd’hui »,
séparé en son cœur par un abîme, le tombeau de sa fille Léopoldine, qui structure
l’ensemble du recueil.
o Le poème « Vieille chanson du jeune temps »,
extrait du livre « Aurore », de la partie « Autrefois »
présente un souvenir d'adolescence du poète : une histoire d’amour manquée dans un
environnement bucolique.
Victor Hugo adopte tour à tour un regard amusé et moqueur sur le jeune homme qu’il
était.
o Pb : En quoi sous son apparence légère, cette chanson révèle-t-elle la profondeur des regrets du
poète ?
o Mouvements – les trois temps du poème qui suivent les déplacements physiques du couple :
1er : l’entrée dans le bois (L1-L4)
2e : la balade dans une nature qui invite à l’amour (L5-29)
3e : la sortie du bois teintée de regrets (L30-L36)
Analyse 1er mouvement :
L1-2 : Le poème s'ouvre sur un chiasme formé autour de la personne de Rose ainsi que sur des
rimes croisées. D'emblée, les personnages ne font que se croiser mais ne se rencontrent pas. Les 2
premiers vers dénoncent ainsi l'absence d'accord et d'harmonie des 2 protagonistes que soulignent
aussi les heptasyllabes qui incarnent une forme de dissymétrie soulignant cette dysharmonie entre
les 2 jeunes gens. De plus, l'emploi de la négation dans le premier vers suggère que l'intérêt est
unilatéral : le jeune Hugo semble rester indifférent.
L’anadiplose (« Rose » apparaît à la fin du premier vers et au début du vers suivant) suggère
combien le poème va tourner autour de Rose, figure obsédante devenue le centre d’intérêt tardif du
poète.
L3-4 : La présence du pronom « nous » au vers qui suit annonce la promesse d’un couple : “Nous
parlions de quelque chose”. Cependant le pronom indéfini, complément d’objet du verbe parler « de
quelque chose » est d’une telle imprécision qu’elle souligne le désintérêt du jeune homme, confirmé
au vers 4, qu’introduit la conjonction adversative « mais » et qui comporte une négation absolue «
Mais je ne sais plus de quoi ». Ici, le pronom personnel « je », suivi d'un verbe au présent est un
« je » narrant/rétrospectif qui est d’ailleurs repris au vers 34.
Conclusion 1er mouvement : Dans un premier temps, Victor Hugo peint donc la dysharmonie entre
les 2 personnages. Il se plaît à souligner le contraste entre sa propre ingénuité et les intentions
folâtres de Rose.
Transition vers 2e mouvement : Dans le second mouvement, le poète dresse le miroir qu’offre la
nature en reflet de leurs émotions.
L5-6-7 : Le second quatrain précise la situation. En dépit des efforts de Rose, le jeune Hugo reste
insensible et distant. Hugo se qualifie de « froid » et l’attribut est renforcé par la comparaison
« comme les marbres ». L’anaphore du pronom personnel « je » qui ouvre chacun des 3 premiers
vers du quatrain, semble également montrer combien le jeune Hugo fait comme s’il était seul.
L’hypallage souligne combien il n’a pas conscience alors de passer à côté de quelque chose en
reportant sa distraction sur « [s]es pas ».
L9-10 : Aux vers 9 et 10, la nature tend un miroir aux 2 jeunes gens : Rose devient la « rosée » elle
s'offre tandis que Hugo devient le taillis formant des parasols pour se protéger. Ce parallélisme
(l’opposition entre le raffinement des perles et l’affligeante banalité d’un parasol) souligne d'ailleurs