Intro :
o 17e siècle absolutisme classicisme
o Jean Racine :
Dramaturge tragique (côté anciens inspiration antique)
Devient célèbre grâce à Phèdre
Après l'avoir écrite, Racine devint historiographe du roi.
o Tragédie Phèdre (1677)
Inspiré par Euripide et Sénèque, deux grands Tragédiens grecques antiques.
o Lorsque la pièce débute, Hippolyte est sur le point de partir à la recherche de son père Thésée, le
roi d’Athènes. En même temps, Phèdre, la seconde épouse de Thésée, commence à se laisser
mourir de faim accablée d'un mal mystérieux. Œnone, sa nourrice et confidente, tente alors de lui
faire dire son secret et l’origine de ce mal. Phèdre lui avoue finalement qu’elle aime Hippolyte, son
beau-fils.
o C’est dans la scène 3 du premier acte que le personnage éponyme révèle cette passion
incestueuse.
o Pb : En quoi cet extrait exprime la dualité de dire ou ne pas dire, de révéler ou de rester dans
l’ombre ?
o Mouvements :
1er : Un silence inhumain peu à peu brisé, de cet aveu à demi-mot (1-10)
2e : L’histoire entière de la passion racontée par Phèdre (11-33)
Analyse 1er mouvement :
V1-V6 : Tout d’abord, Oenone interroge Phèdre dans le but qu’elle livre son secret.
V1-V4 : Les formes interrogatives sont de plus en plus courtes et pressantes avec « Aimez-vous ? »
(trois syllabes) - « Pour qui ? » (2 syllabes) - et enfin le monosyllabe « Qui ? » au 3 e vers. Toute
l’attente dramatique et l’impatience viennent se concentrer dans le seul pronom interrogatif
« qui ».
V1-V6 : Ensuite, toutes ces stichomythies révèlent une difficulté à parler à cause de cet
empressement. Les alexandrins se scindent en deux répliques quand les personnages se heurtent
à l’indicible c’est-à-dire au nom « Hippolyte ».
V1-2 : grâce à la rime entre les deux substantifs « fureurs » et « horreurs », Racine présente
l'amour sous une forme extrême et incontrôlable. Cet effet est amplifié au 3 e vers, avec le champ
lexical du corps qui s'installe. En effet, la souffrance de Phèdre se traduit maintenant
physiquement avec « je tremble, je frissonne ».
V2 : le champ lexical du haut degré avec les figures d'amplification comme l'hyperbole peint aussi
l’intensité des sentiments ressentis par les personnages.
V3-4 : l'anaphore du verbe aimer suivie de points de suspension montrent l'ultime hésitation de
Phèdre à dire. En effet, aimer est un verbe transitif dont le complément devrait être la révélation.
Cependant il reste ici suspendu.
V4-5 : elle évite ensuite de nommer directement Hippolyte comme si ce nom lui brûlait les lèvres
grâce à des périphrases aux vers 4 et 5. A l'aide de « ce fils » et « ce prince » elle désigne en
même temps qu'elle cache l'objet de ses tourments illustrant son ambivalence et cette faculté de
dire sans dire.
V6 : La responsabilité de dire ce nom fatal est rejetée sur Oenone avec le pronom tonique « toi »
V7-10 : Enfin, Oenone énonce ce malheur grâce à des interjections sous la forme d'une gradation à
mesure de sa prise de conscience. Les Ô vocatifs rappel les cris de douleurs du cœur dans la
tragédie antique.
Conclusion 1e mouvement :