L’APRES GUERRE
I – 1945, année zéro :
Film de ROBERTO ROSSELLINI en 1948 appelé L’année zéro : l’Europe est arrivée à un point de destruction
matériel sans précédent ; les opinions publics découvrent les camps de concentration. On voit que la science,
la rationalisation et la bureaucratisation ont été utilisé pour tuer des millions de personnes.
Utilisation de deux bombes atomiques. L’homme peut faire exploser l’humanité entière en peu de temps.
Idée d’un nouveau départ. APRÈS 1945 tout est détruit, l’humanité peut essayer de s’amender.
En Chine, 8 années de combat se termine. Quelques pays n’ont pas été touché par la guerre : Suisse, Irlande.
L’Islande a été occupé par les Américains. L’Iran rentre en guerre malgré lui.
A – Un désastre démographique :
Au minimum il y a eu 50 millions de morts. C’est cinq fois plus que pendant la Première Guerre mondiale.
Lors de cette guerre, il y a énormément de civils qui meurt. L’Europe est le continent le plus touché, surtout
à l’Est. La guerre y est plus sauvage : c’est une guerre d’anéantissement. 18 millions de morts en URSS ; 6
millions en Pologne ; 1,5 millions en Yougoslavie. OMAR BARTOV et TRISTAN INGRAO ont travaillé sur
comment les humains ont pu commettre ses atrocités. 600.000 morts en France. 450.000 en Italie et 400.000
en Grande-Bretagne. 5 millions de morts pour l’Allemagne, soit 8% de la population.
En Europe la guerre fait 35 millions de morts (famines, maladies, victimes directes). En dehors de l’Europe
la guerre est très meurtrière sur le front asiatique. La Chine est l’un des pays le plus touché : de 6 à 8
millions de morts. 3 millions de morts pour le Japon.
Au-delà des morts il y a toutes les victimes que la guerre à provoqué et qu’y ont empêcher de se réinsérer
économiquement : les blessés physiques, blessures psychologiques, cibles collaborationniste, femmes
tondus. La guerre a des effets sur la natalité : pendant la guerre il y a moins d’enfants, baisse importante de
la natalité. La natalité remonte en France DÈS 1942 avec le retour des prisonnier.
Enfin dans la démographie il y a eut tous les déplacements de populations dans l’Europe et dans le monde.
L’Allemagne recrute partout en Europe des travailleurs pour maintenir son effort de guerre. En 1944, il y a
21% de travailleurs étrangers dans le pays. Les grandes mobilités ont lieu à la fin de la guerre : les minorités
allemandes fuient l’Est et l’Europe centrale (10 millions d’Allemands). Ils se retrouvent souvent dans des
conditions déplorables.
STALINE provoque d’énormes mouvements de populations pendant la guerre, notamment les Tatars de
Crimée qui sont accusés d’être pro-allemand et déportés en masse vers la Sibérie. Les minorités allemandes
de la Volga ou des populations des pays baltes sont transportés vers l’Est.
Après la guerre, un des grands problèmes pour les différents pays libérés du joug allemand c’est de savoir
quoi faire des minorités allemandes, considérés comme les responsable de la guerre. Les nouveaux Etats
vont faire ce que TONY JUDT appelle une « épuration ethnique ». En Tchécoslovaquie, 2,7 millions
d’Allemands sont expulsés vers l’Allemagne.
, Des populations déplacés, se retrouvent issues de la Pologne et de la Russie vont se retrouver dans les zones
libérés par les Américains. Ils vont parfois ne pas vouloir rentrer dans leurs pays d’origine. Pendant
plusieurs années, 1,5 millions de population d’Europe centrale reste en Allemagne et ne veulent pas rentrer
chez eux, risquant des exécutions ou des camps. Plusieurs institutions, précédant le HCR (Haut-
Commissariat des Réfugiés), vont les gérer.
B – Un désastre matériel :
Berlin est à 75% détruite. La plupart des grandes villes européennes sont en grande partie détruite. Très rare
sont les villes intactes : Paris, Rome, Venise. Kyoto au Japon est la seule grande ville intacte du pays.
Dresde est complétement détruite pour faire baisser le moral allemand.
La plupart des chemins de fers sont détruits, par les combats ou la résistance. Les plupart des ports sont
détruits, le commerce portuaire est quasiment impossible. Tous les ponts sont détruits entre Paris et le
Havre. Une grande partie de l’équipement industriel est détruit, surtout en Europe de l’Est où deux tiers des
usines n’existe plus. En Yougoslavie 60% des terres sont en mauvaise état. En URSS 17.000 villes et 70.000
villages sont détruits.
Une des choses que fait tout de suite l’URSS c’est de démonter les dernières usines d’Allemagne. Partout en
Europe la production agricole baisse. En France et en Allemagne, la production est inférieure d’un tier à
celle de 1939.
Il n’y a plus de matière première car le commerce international est déréglé. Il n’y a quasiment plus
d’engrais. Cela créer des problème des famines et de maladies. Cela prend très vite une dimension politique
qui inquiète les Américains qui y voient un terreaux au communisme.
L’Europe de l’Ouest va devenir extrêmement dépendante des Etats-Unis. Tant les Etats-Unis que
l’Amérique Latine vont financer le ravitaillement de l’Europe de l’Ouest. La Grande-Bretagne et la France
vont accroitre leurs dettes vis-à-vis des Etats-Unis. On estime à 50 milliards de livres le cout de la guerre en
Grande-Bretagne. Elle a du liquider ses avoirs, s’endetter auprès de ses alliés (Etats-Unis et
Commonwealth). La dette intérieure de la Grande-Bretagne passe de 7 à 22 milliards. Le livre perd 45% de
sa valeur.
Pour la France la guerre a un cout de 35 milliards de francs. La réserve de dollars des deux pays diminue
fortement. Les échanges entre les deux continents est extrêmement déséquilibre. En 1946, l’Europe achète
pour 4 milliards de produit alors que les Etats-Unis achètent 800 millions.
C – Un désastre diplomatique :
Désastre diplomatique pour l’Europe qui était jusqu’alors le continent le plus puissant. L’un des symboles
du désastre est le siège de l’ONU : il se fait à New York. Cela montre la prise de puissance des Etats-Unis.
Les deux grandes puissances sont alors les Etats-Unis et la Russie. Les grandes puissances mondiales ne
sont plus en Europe. MAURICE WAÏSSE : « Après 1945 la puissance ne réside plus en Europe mais hors
d’elle ».
I – 1945, année zéro :
Film de ROBERTO ROSSELLINI en 1948 appelé L’année zéro : l’Europe est arrivée à un point de destruction
matériel sans précédent ; les opinions publics découvrent les camps de concentration. On voit que la science,
la rationalisation et la bureaucratisation ont été utilisé pour tuer des millions de personnes.
Utilisation de deux bombes atomiques. L’homme peut faire exploser l’humanité entière en peu de temps.
Idée d’un nouveau départ. APRÈS 1945 tout est détruit, l’humanité peut essayer de s’amender.
En Chine, 8 années de combat se termine. Quelques pays n’ont pas été touché par la guerre : Suisse, Irlande.
L’Islande a été occupé par les Américains. L’Iran rentre en guerre malgré lui.
A – Un désastre démographique :
Au minimum il y a eu 50 millions de morts. C’est cinq fois plus que pendant la Première Guerre mondiale.
Lors de cette guerre, il y a énormément de civils qui meurt. L’Europe est le continent le plus touché, surtout
à l’Est. La guerre y est plus sauvage : c’est une guerre d’anéantissement. 18 millions de morts en URSS ; 6
millions en Pologne ; 1,5 millions en Yougoslavie. OMAR BARTOV et TRISTAN INGRAO ont travaillé sur
comment les humains ont pu commettre ses atrocités. 600.000 morts en France. 450.000 en Italie et 400.000
en Grande-Bretagne. 5 millions de morts pour l’Allemagne, soit 8% de la population.
En Europe la guerre fait 35 millions de morts (famines, maladies, victimes directes). En dehors de l’Europe
la guerre est très meurtrière sur le front asiatique. La Chine est l’un des pays le plus touché : de 6 à 8
millions de morts. 3 millions de morts pour le Japon.
Au-delà des morts il y a toutes les victimes que la guerre à provoqué et qu’y ont empêcher de se réinsérer
économiquement : les blessés physiques, blessures psychologiques, cibles collaborationniste, femmes
tondus. La guerre a des effets sur la natalité : pendant la guerre il y a moins d’enfants, baisse importante de
la natalité. La natalité remonte en France DÈS 1942 avec le retour des prisonnier.
Enfin dans la démographie il y a eut tous les déplacements de populations dans l’Europe et dans le monde.
L’Allemagne recrute partout en Europe des travailleurs pour maintenir son effort de guerre. En 1944, il y a
21% de travailleurs étrangers dans le pays. Les grandes mobilités ont lieu à la fin de la guerre : les minorités
allemandes fuient l’Est et l’Europe centrale (10 millions d’Allemands). Ils se retrouvent souvent dans des
conditions déplorables.
STALINE provoque d’énormes mouvements de populations pendant la guerre, notamment les Tatars de
Crimée qui sont accusés d’être pro-allemand et déportés en masse vers la Sibérie. Les minorités allemandes
de la Volga ou des populations des pays baltes sont transportés vers l’Est.
Après la guerre, un des grands problèmes pour les différents pays libérés du joug allemand c’est de savoir
quoi faire des minorités allemandes, considérés comme les responsable de la guerre. Les nouveaux Etats
vont faire ce que TONY JUDT appelle une « épuration ethnique ». En Tchécoslovaquie, 2,7 millions
d’Allemands sont expulsés vers l’Allemagne.
, Des populations déplacés, se retrouvent issues de la Pologne et de la Russie vont se retrouver dans les zones
libérés par les Américains. Ils vont parfois ne pas vouloir rentrer dans leurs pays d’origine. Pendant
plusieurs années, 1,5 millions de population d’Europe centrale reste en Allemagne et ne veulent pas rentrer
chez eux, risquant des exécutions ou des camps. Plusieurs institutions, précédant le HCR (Haut-
Commissariat des Réfugiés), vont les gérer.
B – Un désastre matériel :
Berlin est à 75% détruite. La plupart des grandes villes européennes sont en grande partie détruite. Très rare
sont les villes intactes : Paris, Rome, Venise. Kyoto au Japon est la seule grande ville intacte du pays.
Dresde est complétement détruite pour faire baisser le moral allemand.
La plupart des chemins de fers sont détruits, par les combats ou la résistance. Les plupart des ports sont
détruits, le commerce portuaire est quasiment impossible. Tous les ponts sont détruits entre Paris et le
Havre. Une grande partie de l’équipement industriel est détruit, surtout en Europe de l’Est où deux tiers des
usines n’existe plus. En Yougoslavie 60% des terres sont en mauvaise état. En URSS 17.000 villes et 70.000
villages sont détruits.
Une des choses que fait tout de suite l’URSS c’est de démonter les dernières usines d’Allemagne. Partout en
Europe la production agricole baisse. En France et en Allemagne, la production est inférieure d’un tier à
celle de 1939.
Il n’y a plus de matière première car le commerce international est déréglé. Il n’y a quasiment plus
d’engrais. Cela créer des problème des famines et de maladies. Cela prend très vite une dimension politique
qui inquiète les Américains qui y voient un terreaux au communisme.
L’Europe de l’Ouest va devenir extrêmement dépendante des Etats-Unis. Tant les Etats-Unis que
l’Amérique Latine vont financer le ravitaillement de l’Europe de l’Ouest. La Grande-Bretagne et la France
vont accroitre leurs dettes vis-à-vis des Etats-Unis. On estime à 50 milliards de livres le cout de la guerre en
Grande-Bretagne. Elle a du liquider ses avoirs, s’endetter auprès de ses alliés (Etats-Unis et
Commonwealth). La dette intérieure de la Grande-Bretagne passe de 7 à 22 milliards. Le livre perd 45% de
sa valeur.
Pour la France la guerre a un cout de 35 milliards de francs. La réserve de dollars des deux pays diminue
fortement. Les échanges entre les deux continents est extrêmement déséquilibre. En 1946, l’Europe achète
pour 4 milliards de produit alors que les Etats-Unis achètent 800 millions.
C – Un désastre diplomatique :
Désastre diplomatique pour l’Europe qui était jusqu’alors le continent le plus puissant. L’un des symboles
du désastre est le siège de l’ONU : il se fait à New York. Cela montre la prise de puissance des Etats-Unis.
Les deux grandes puissances sont alors les Etats-Unis et la Russie. Les grandes puissances mondiales ne
sont plus en Europe. MAURICE WAÏSSE : « Après 1945 la puissance ne réside plus en Europe mais hors
d’elle ».