L’ARTISANE, L’OUVRIÈRE, LA MARCHANDE DES VILLES
Dans la Bible, le travail est mal vu, c’est une malédiction. Il y a une double condamnation : pour Adam,
travailler à la sueur de son front ; pour Eve, le travail est d’enfanter dans la douleur. De fait il y a une
opinion négative qui s’attache au travail. Mais les choses changent au fur et à mesure de l’expansion
économique.
Caractère très inducteur des sources : on constate qu’il y a une surreprésentation des hommes ; notamment
dans les calendriers agraires.
Quelle est la place de la femme dans les travaux urbains ? Réalité des activités féminines et leurs
représentations ? Contraintes et libertés ?
I – L’instruction et la formation professionnelle des filles dans la ville médiévale :
Quand la fille reçoit une instruction, c’est exclusivement en milieu urbain. Il y a un utilitarisme très fort de
l’instruction. Ça prouve qu’on juge utile que les urbaines soient instruites. Elles vont êtres comptables de
leurs maris, rédiger des correspondances économiques.
A – Un idéal d’instruction limitée :
Dans l’aristocratie, même les garçons ne sont pas instruits, mais simplement éduqués. Globalement, les
ouvrages éducatifs donnent comme priorité en matière d’instruction, le domaine religieux et non l’économie
ce qui est paradoxal et probablement irréaliste (un marchand n’a aucune utilité d’enseigner la religion à sa
fille plutôt que l’économie). Il est donc difficile de définir l’éducation des filles.
Dans un cadre plus précis on a des traités spécifiques pour les femmes et les filles. On en a assez peu et ils
sont tardifs. Le miroir des bonnes femmes qui est un ouvrage d’un franciscain ; le terme « bonne femme »
est ici littéral mais il a donné le côté péjoratif. Châtiment et doctrine.
L’idéal est de garder les filles. « Garder » a plusieurs sens : le sens de surveiller notamment. Par exemple
certains traités indique qu’il faut enseigner la fille dans le domaine parental pour la surveiller. Tous les
traités (7) insiste sur le fait que la fille doit recevoir un peu moins que le garçon. On maintient l’inégalité
symbolique. Notamment dans un domaine imprécis qui est le livre : la fille ne doit pas lire n’importe quoi.
La fille doit recevoir une instruction très pratique.
B – Les moyens pour les filles d’acquérir une instruction, les écoles urbaines :
Le moyen prédominent c’est l’instruction à domicile, soit par le père, un frère aînée ou la mère, soit par un
précepteur pour les familles les plus riches.
L’autre cadre est l’extérieur : on a quelque mention d’école. Les écoles qui accueillent les filles sont toutes
laïques, les écoles religieuses n’acceptent que les garçons. Le maître ou la maîtresse n’enseignent pas dans
de réelles écoles, ils doivent juste lire et écrire.
Dans la Bible, le travail est mal vu, c’est une malédiction. Il y a une double condamnation : pour Adam,
travailler à la sueur de son front ; pour Eve, le travail est d’enfanter dans la douleur. De fait il y a une
opinion négative qui s’attache au travail. Mais les choses changent au fur et à mesure de l’expansion
économique.
Caractère très inducteur des sources : on constate qu’il y a une surreprésentation des hommes ; notamment
dans les calendriers agraires.
Quelle est la place de la femme dans les travaux urbains ? Réalité des activités féminines et leurs
représentations ? Contraintes et libertés ?
I – L’instruction et la formation professionnelle des filles dans la ville médiévale :
Quand la fille reçoit une instruction, c’est exclusivement en milieu urbain. Il y a un utilitarisme très fort de
l’instruction. Ça prouve qu’on juge utile que les urbaines soient instruites. Elles vont êtres comptables de
leurs maris, rédiger des correspondances économiques.
A – Un idéal d’instruction limitée :
Dans l’aristocratie, même les garçons ne sont pas instruits, mais simplement éduqués. Globalement, les
ouvrages éducatifs donnent comme priorité en matière d’instruction, le domaine religieux et non l’économie
ce qui est paradoxal et probablement irréaliste (un marchand n’a aucune utilité d’enseigner la religion à sa
fille plutôt que l’économie). Il est donc difficile de définir l’éducation des filles.
Dans un cadre plus précis on a des traités spécifiques pour les femmes et les filles. On en a assez peu et ils
sont tardifs. Le miroir des bonnes femmes qui est un ouvrage d’un franciscain ; le terme « bonne femme »
est ici littéral mais il a donné le côté péjoratif. Châtiment et doctrine.
L’idéal est de garder les filles. « Garder » a plusieurs sens : le sens de surveiller notamment. Par exemple
certains traités indique qu’il faut enseigner la fille dans le domaine parental pour la surveiller. Tous les
traités (7) insiste sur le fait que la fille doit recevoir un peu moins que le garçon. On maintient l’inégalité
symbolique. Notamment dans un domaine imprécis qui est le livre : la fille ne doit pas lire n’importe quoi.
La fille doit recevoir une instruction très pratique.
B – Les moyens pour les filles d’acquérir une instruction, les écoles urbaines :
Le moyen prédominent c’est l’instruction à domicile, soit par le père, un frère aînée ou la mère, soit par un
précepteur pour les familles les plus riches.
L’autre cadre est l’extérieur : on a quelque mention d’école. Les écoles qui accueillent les filles sont toutes
laïques, les écoles religieuses n’acceptent que les garçons. Le maître ou la maîtresse n’enseignent pas dans
de réelles écoles, ils doivent juste lire et écrire.