FEMMES, FORMES POPULAIRES DE CULTURE, REPRÉSENTATIONS
L’enjeu est de ce dégager de tout ce qu’induise les sources. Quand on dit sorcière on utilise un mot utiliser
par les autorités policières et judiciaires. Hors les termes utilisés auparavant ne sont pas ceux de sorcières :
ce sont des personnes à qui on donne des pouvoirs de guérisseuses ou autres, avec des pouvoirs médicaux.
96% des sorciers sont des sorcières. C’est une lutte contre la femme et les connaissances qu’on l’accuse de
détenir. Quel est le rapport entre les différentes formes de culture et les femmes ? La culture c’est les outils
qu’on se donne pour comprendre le monde. Ces formes de culture ont produit des croyances et des
pratiques.
I – La femme et l’appréhension empirique du temps et de l’espace :
A – L’appréhension cyclique du temps :
Au Moyen-Âge le temps est lunaire. Longtemps le calendrier romain était une exception, il était solaire. Les
populations sont restés avec une appréhension lunaire du temps même si le calendrier solaire était utilisé. Le
calendrier lunaire est régulier.
Le calendrier lunaire a produit un calendrier populaire. L’année se divise alors en grands cycles liés à la lune
(équinoxe et solstice). On se rend compte que l’appréhension cyclique du temps permettait aux populations
de construire des repères mais était aussi l’occasion de célébration. Or on se rend compte que ces fêtes ont
survécu, malgré l’imposition d’un calendrier solaire par Rome dans le courant de l’Antiquité, parfois en
perdant de leur précision. Pâques change de date car c’est calqué sur le calendrier lunaire. Il y a une
exception pour Noël qui a été fixé après l’instauration du calendrier solaire.
Quelle place les femmes tiennent telles dans les célébrations ?
Autour du solstice d’hiver il y a le cycle des 12 jours qui correspondait à un ensemble de réjouissance qui
était une forme de remise à plat des formes sociales. La fête des fou dur une dizaine de jours et l’on remet en
place les normes sociales (Notre-Dame de Paris de Victor Hugo avec Quasimodo, le fou qui devient
évêque).
Il s’agit d’un ensemble que les ethnologues ont appelés rites d’inversions. On a un certain nombre de
pratique où les femmes s’habillent en hommes et inversement. Le Concile de Trente dénonce certaines
pratiques ; il parle des Calendes des fous. Dans ces inversions il y a une figure qui revient régulièrement :
celle de l’âne qui pour un temps devient le pape, le roi. Gravure de Pieter Van der Heyden.
Suivant ce cycle, il y a celui de carnaval, qui fait deux lunes entières. C’est le rite le mieux documenté pour
la période médiévale. La fin du carnaval se fait après Mardi Gras avec le Mercredi des Cendres, on l’où fait
le jeûne. Le carnaval est une fête qui marque la rupture : la fin de l’hiver et le retour de la belle saison. Mais
cette fin d’hiver est aussi caractérisée par la disette. On exorcise cet épuisement des stocks en se goinfrant.
L’enjeu est de ce dégager de tout ce qu’induise les sources. Quand on dit sorcière on utilise un mot utiliser
par les autorités policières et judiciaires. Hors les termes utilisés auparavant ne sont pas ceux de sorcières :
ce sont des personnes à qui on donne des pouvoirs de guérisseuses ou autres, avec des pouvoirs médicaux.
96% des sorciers sont des sorcières. C’est une lutte contre la femme et les connaissances qu’on l’accuse de
détenir. Quel est le rapport entre les différentes formes de culture et les femmes ? La culture c’est les outils
qu’on se donne pour comprendre le monde. Ces formes de culture ont produit des croyances et des
pratiques.
I – La femme et l’appréhension empirique du temps et de l’espace :
A – L’appréhension cyclique du temps :
Au Moyen-Âge le temps est lunaire. Longtemps le calendrier romain était une exception, il était solaire. Les
populations sont restés avec une appréhension lunaire du temps même si le calendrier solaire était utilisé. Le
calendrier lunaire est régulier.
Le calendrier lunaire a produit un calendrier populaire. L’année se divise alors en grands cycles liés à la lune
(équinoxe et solstice). On se rend compte que l’appréhension cyclique du temps permettait aux populations
de construire des repères mais était aussi l’occasion de célébration. Or on se rend compte que ces fêtes ont
survécu, malgré l’imposition d’un calendrier solaire par Rome dans le courant de l’Antiquité, parfois en
perdant de leur précision. Pâques change de date car c’est calqué sur le calendrier lunaire. Il y a une
exception pour Noël qui a été fixé après l’instauration du calendrier solaire.
Quelle place les femmes tiennent telles dans les célébrations ?
Autour du solstice d’hiver il y a le cycle des 12 jours qui correspondait à un ensemble de réjouissance qui
était une forme de remise à plat des formes sociales. La fête des fou dur une dizaine de jours et l’on remet en
place les normes sociales (Notre-Dame de Paris de Victor Hugo avec Quasimodo, le fou qui devient
évêque).
Il s’agit d’un ensemble que les ethnologues ont appelés rites d’inversions. On a un certain nombre de
pratique où les femmes s’habillent en hommes et inversement. Le Concile de Trente dénonce certaines
pratiques ; il parle des Calendes des fous. Dans ces inversions il y a une figure qui revient régulièrement :
celle de l’âne qui pour un temps devient le pape, le roi. Gravure de Pieter Van der Heyden.
Suivant ce cycle, il y a celui de carnaval, qui fait deux lunes entières. C’est le rite le mieux documenté pour
la période médiévale. La fin du carnaval se fait après Mardi Gras avec le Mercredi des Cendres, on l’où fait
le jeûne. Le carnaval est une fête qui marque la rupture : la fin de l’hiver et le retour de la belle saison. Mais
cette fin d’hiver est aussi caractérisée par la disette. On exorcise cet épuisement des stocks en se goinfrant.