FEMMES DE POUVOIR,
FEMMES AU POUVOIR (VIIème – XIIème – XIVème siècles)
On peut se dire que la femme étant minoré, tant au niveau politique que sociale, elle disparait. Or on voit
qu’elle ne disparait pas entièrement et que l’histoire a gardé souvenir de femmes de pouvoirs souvent
connoté. La difficulté c’est que les sources informatives sont très parcellaires.
Hésitation chronologique car on voulait au départ partir de la réformé grégorienne, donc du XIème siècle.
mais le réalité se fait au XIIème mais également au VIIème siècle. Le tournant du XIème siècle est un peu à
relativiser. 613 mort de BRUNEHAUT ; tout au long du VIIème siècle s’établie l’image négative de la femme
au pouvoir.
Le VIIème siècle marque la fin du modèle germanique en Occident. Ce modèle est alors vu négativement.
Les femmes qui sont ensuite proche du pouvoir sont au mieux connotés avec méfiance, au pire vilipendé.
Au XIIème siècle, la monogamie royale fait qu’il y a moins de femmes dans les sphères du pouvoir. On vit
peu longuement donc une femme de roi ou une mère de roi n’a pas le temps d’agir.
Coupure au XIVème siècle avec l’utilisation par deux fois de la loi salique à la fin de la dynastie des
CAPÉTIENS. Une fois pour exclure JEANNE, la fille de Philippe le Hutin ; et une deuxième fois où on exclue
l’attribution de la couronne par la femme. ce qui est une ineptie absolue.
Un basculement s’opère chez les FRANCS. Les femmes comme BRUNEHAUT, sont appelées les « femmes
viriles » par les chroniqueur. A partir du VIIème et du VIIIème siècle les reines franques sont
systématiquement vilipendées. Le fait même qu’on puisse en parler est le signe de leur malfaisance.
Le moyen de canaliser cette présence féminine auprès du pouvoir est double. Les femmes sont, soit saintes
soit putes. La multiplication des accusations d’adultère se fait au IXème siècle pour les reines (Judith,
seconde épouse de Louis le Pieux ; Richard, épouse de Louis le Gros ; Uta, épouse de Lothaire Ier ;
Theutberge, épouse stérile de Lothaire II). Plus tard le soupçon d’adultère devient une arme politique ;
utilisé par exemple sur ALIÉNOR D’AQUITAINE.
JUDITH est fille d’un seigneur de Bavière. Elle est plus jeune que LOUIS LE PIEUX (814 – 840) qui avait
probablement une quarantaine d’année ; alors qu’elle devait en avoir une quinzaine. Elle l’épouse en 819
alors qu’il est veuf. Il a déjà trois fils et elle lui donne CHARLES. Ce remariage va troubler les fils de LOUIS
LE PIEUX (Lothaire, Pépin (qui meurt en 838) et Louis). Le seul fait que JUDITH enfante un garçon, après
avoir enfanté une fille, est déjà source de rejet.
CHARLES né en 823 et dès ce moment-là, LOUIS travaille au partage de ses territoires pour ses fils. En 829
un premier projet partage est rendu public. La même année on trouve les premiers reproches adressés à
l’impératrice. CHARLES serait alors illégitime. En 829 une guerre éclate entre Louis et ses fils. Ceux-ci sont
vaincus. Nouvelle guerre en 833 : LOUIS LE PIEUX est déposé par ses fils. LOTHAIRE s’empare du pouvoir
, souverain. Déjà LOTHAIRE met au point une nouvelle répartition du territoire qui exclue CHARLES. JUDITH
est exilée dans un couvent en Italie.
Cette entente entre les frères ne dure pas. CHARLES a des partisans. LOUIS LE PIEUX est restauré DÈS AVRIL
834, un an après sa déposition. Il est restauré par un ensemble d’évêque. FRÉDÉRIC D’UTRECHT est
assassiné, il est était le premier à avoir accusé JUDITH. Un certain nombre d’administrateur sont tués.
JUDITH meurt en 843 dans des circonstances inconnues. JUDITH reste une impératrice mal connue mais on
connait beaucoup d’écrits sur elle ; tous qui la décrivent sous un mauvais jour.
S’opère le PARTAGE DE VERDUN à trois en 840 après une guerre entre LOTHAIRE, LOUIS et CHARLES.
Qu’est ce qu’une femme de pouvoir médiévale ? Dans quelles conditions des femmes ont-elles pu
l’exercer ?
I – La femme régnant par succession héréditaire, une position de plus en plus précaire :
A – Dans la sphère « anglaise », la normande Mathilde l’Emperesse (1102 – 1167), l’aquitaine
Aliénor (vers 1122 – 1204) :
1 – La reine Maud :
MATHILDE, ou MAUD, est la fille du roi HENRI IER (qui meurt en 1135) qui est le dernier des fils de
GUILLAUME LE CONQUÉRANT. En Angleterre, la succession par une fille est un cas ultime. Or la même
année, elle est chassée du pouvoir par son cousin, le compte ETIENNE DE BLOIS, dit le roi STEPHAN.
S’ouvre une période de guerre civile entre MAUD et STEPHAN.
MAUD est la grand-mère d’HENRI PLANTAGENET. La guerre se poursuit jusqu’à l’accesssion au trône de
celui-ci. La guerre civile ne donne pas de vainqueur. MAUD reconnait le roi STEPHAN mais à la mort de
celui-ci, il reconnait HENRI comme roi.
Dans l’historiographie anglaise du temps, y compris celle des PLANTAGENET, on a pour but de glorifier la
nouvelle dynastie. HENRI PLANTAGENET va développer toute une historiographie (ROI ARTHUR). Du coup
cette historiographie introduit la double image de dynastie brillante des PLANTAGENET et l’âge sombre de la
période précédente. MAUD et STEPHAN sont jetés dans l’ombre.
Ce qu’introduit la femme, c’est l’idée que si elle n’avait pas été femme, il n’y aurait pas eu ces troubles.
MAUD est une vraie chef de guerre ainsi qu’une chef politique. Elle devient aux yeux de ses successeurs la
cause des troubles.
2 – La reine de France (1137 – 1152), en croisade :
Elle est l’héritière du duc d’Aquitaine, GUILLAUME X. Elle nait VERS 1122. Elle a elle-même fait tout pour
qu’on ignore sa vrai date de naissance. Elle est élevée à la cour de Poitier. Les filles comme les garçons y
reçoivent une éducation poussée. En 1137 elle est mariée à l’héritier du royaume de France, le futur LOUIS
VII.
FEMMES AU POUVOIR (VIIème – XIIème – XIVème siècles)
On peut se dire que la femme étant minoré, tant au niveau politique que sociale, elle disparait. Or on voit
qu’elle ne disparait pas entièrement et que l’histoire a gardé souvenir de femmes de pouvoirs souvent
connoté. La difficulté c’est que les sources informatives sont très parcellaires.
Hésitation chronologique car on voulait au départ partir de la réformé grégorienne, donc du XIème siècle.
mais le réalité se fait au XIIème mais également au VIIème siècle. Le tournant du XIème siècle est un peu à
relativiser. 613 mort de BRUNEHAUT ; tout au long du VIIème siècle s’établie l’image négative de la femme
au pouvoir.
Le VIIème siècle marque la fin du modèle germanique en Occident. Ce modèle est alors vu négativement.
Les femmes qui sont ensuite proche du pouvoir sont au mieux connotés avec méfiance, au pire vilipendé.
Au XIIème siècle, la monogamie royale fait qu’il y a moins de femmes dans les sphères du pouvoir. On vit
peu longuement donc une femme de roi ou une mère de roi n’a pas le temps d’agir.
Coupure au XIVème siècle avec l’utilisation par deux fois de la loi salique à la fin de la dynastie des
CAPÉTIENS. Une fois pour exclure JEANNE, la fille de Philippe le Hutin ; et une deuxième fois où on exclue
l’attribution de la couronne par la femme. ce qui est une ineptie absolue.
Un basculement s’opère chez les FRANCS. Les femmes comme BRUNEHAUT, sont appelées les « femmes
viriles » par les chroniqueur. A partir du VIIème et du VIIIème siècle les reines franques sont
systématiquement vilipendées. Le fait même qu’on puisse en parler est le signe de leur malfaisance.
Le moyen de canaliser cette présence féminine auprès du pouvoir est double. Les femmes sont, soit saintes
soit putes. La multiplication des accusations d’adultère se fait au IXème siècle pour les reines (Judith,
seconde épouse de Louis le Pieux ; Richard, épouse de Louis le Gros ; Uta, épouse de Lothaire Ier ;
Theutberge, épouse stérile de Lothaire II). Plus tard le soupçon d’adultère devient une arme politique ;
utilisé par exemple sur ALIÉNOR D’AQUITAINE.
JUDITH est fille d’un seigneur de Bavière. Elle est plus jeune que LOUIS LE PIEUX (814 – 840) qui avait
probablement une quarantaine d’année ; alors qu’elle devait en avoir une quinzaine. Elle l’épouse en 819
alors qu’il est veuf. Il a déjà trois fils et elle lui donne CHARLES. Ce remariage va troubler les fils de LOUIS
LE PIEUX (Lothaire, Pépin (qui meurt en 838) et Louis). Le seul fait que JUDITH enfante un garçon, après
avoir enfanté une fille, est déjà source de rejet.
CHARLES né en 823 et dès ce moment-là, LOUIS travaille au partage de ses territoires pour ses fils. En 829
un premier projet partage est rendu public. La même année on trouve les premiers reproches adressés à
l’impératrice. CHARLES serait alors illégitime. En 829 une guerre éclate entre Louis et ses fils. Ceux-ci sont
vaincus. Nouvelle guerre en 833 : LOUIS LE PIEUX est déposé par ses fils. LOTHAIRE s’empare du pouvoir
, souverain. Déjà LOTHAIRE met au point une nouvelle répartition du territoire qui exclue CHARLES. JUDITH
est exilée dans un couvent en Italie.
Cette entente entre les frères ne dure pas. CHARLES a des partisans. LOUIS LE PIEUX est restauré DÈS AVRIL
834, un an après sa déposition. Il est restauré par un ensemble d’évêque. FRÉDÉRIC D’UTRECHT est
assassiné, il est était le premier à avoir accusé JUDITH. Un certain nombre d’administrateur sont tués.
JUDITH meurt en 843 dans des circonstances inconnues. JUDITH reste une impératrice mal connue mais on
connait beaucoup d’écrits sur elle ; tous qui la décrivent sous un mauvais jour.
S’opère le PARTAGE DE VERDUN à trois en 840 après une guerre entre LOTHAIRE, LOUIS et CHARLES.
Qu’est ce qu’une femme de pouvoir médiévale ? Dans quelles conditions des femmes ont-elles pu
l’exercer ?
I – La femme régnant par succession héréditaire, une position de plus en plus précaire :
A – Dans la sphère « anglaise », la normande Mathilde l’Emperesse (1102 – 1167), l’aquitaine
Aliénor (vers 1122 – 1204) :
1 – La reine Maud :
MATHILDE, ou MAUD, est la fille du roi HENRI IER (qui meurt en 1135) qui est le dernier des fils de
GUILLAUME LE CONQUÉRANT. En Angleterre, la succession par une fille est un cas ultime. Or la même
année, elle est chassée du pouvoir par son cousin, le compte ETIENNE DE BLOIS, dit le roi STEPHAN.
S’ouvre une période de guerre civile entre MAUD et STEPHAN.
MAUD est la grand-mère d’HENRI PLANTAGENET. La guerre se poursuit jusqu’à l’accesssion au trône de
celui-ci. La guerre civile ne donne pas de vainqueur. MAUD reconnait le roi STEPHAN mais à la mort de
celui-ci, il reconnait HENRI comme roi.
Dans l’historiographie anglaise du temps, y compris celle des PLANTAGENET, on a pour but de glorifier la
nouvelle dynastie. HENRI PLANTAGENET va développer toute une historiographie (ROI ARTHUR). Du coup
cette historiographie introduit la double image de dynastie brillante des PLANTAGENET et l’âge sombre de la
période précédente. MAUD et STEPHAN sont jetés dans l’ombre.
Ce qu’introduit la femme, c’est l’idée que si elle n’avait pas été femme, il n’y aurait pas eu ces troubles.
MAUD est une vraie chef de guerre ainsi qu’une chef politique. Elle devient aux yeux de ses successeurs la
cause des troubles.
2 – La reine de France (1137 – 1152), en croisade :
Elle est l’héritière du duc d’Aquitaine, GUILLAUME X. Elle nait VERS 1122. Elle a elle-même fait tout pour
qu’on ignore sa vrai date de naissance. Elle est élevée à la cour de Poitier. Les filles comme les garçons y
reçoivent une éducation poussée. En 1137 elle est mariée à l’héritier du royaume de France, le futur LOUIS
VII.