L’IMPOSITION DU MODELE CHRÉTIEN
DE LA FEMME (XIème – XIIIème siècles)
Influence du modèle marial sur le modèle féminin en général. Comment se modèle va contribuer à bâtir une
image de la femme dans le monde occidental ?
I – La femme et le droit canon :
L’image mariale influence considérablement le droit canon, c’est-à-dire le droit de l’Eglise. Le droit que
l’on transpose des principes chrétiens généraux à la réalité juridique. Construction de prescription relative à
la femme. Le droit canon c’est aussi le droit tout cour. Il n’y a aucune disposition juridique contraire au droit
canon. Il y a eu des résistances à la normalisation par le droit. Des femmes ont échappés volontairement ou
non aux normes fixées.
A – La lente élaboration du droit canon :
Elaboré dès que le christianisme devient la religion d’Etat, à partir du Vème siècle. Mais le droit canon est
en germination avant (IIIème et IVème siècles) sauf pendant les périodes de persécutions. Certains docteurs
de l’Eglise élabore une doctrine juridique pour que les chrétiens suivent la foi chrétienne. Le christianisme
devient toléré en 313 et le paganisme est interdit en 391.
Sauf que ces canons sont énoncés mais ils ne constituent pas une règle absolu : le mariage par exemple. Les
choses changent à la RÉFORME GRÉGORIENNE (fin Xième et XIIème siècle). Il y a une réforme de l’Eglise
mais aussi de la société chrétienne. Dans ce cadre-là, les prescriptions deviennent impératives.
On trouve alors au XIIème siècle une multiplication des « collections », des ouvrages qui ont pour volonté
de tout couvrir. Le TRAITÉ DE GRATIEN (1140), par exemple, est le premier recueil de droit canon complet
et surtout ordonné. Appelé Concordia discordantium canonium, Décret de Gratien.
On est dans un contexte où l’Eglise mène toute la vie publique et prend le pas sur les Etats. Le caractère
obligatoire des prescriptions s’impose de fait. Les pouvoirs laïcs doivent faire respecter les prescriptions et
punir ce qui ne les respectent pas. Dans cette évolution le TRAITÉ DE GRATIEN est fondamentale est sert de
norme en droit canon JUSQU’EN 1917.
B – Les dispositions du droit canon touchant la femme :
C’est dans cette norme là que l’on trouve explicitement dit que la femme n’est pas créée à l’image de Dieu :
elle est soumise, en punition de sa participation au péché originel. SAINT-AMBROISE nous dit que « une
femme doit se couvrir la tête car elle n’est pas à la ressemblance de Dieu » ; elle accepte son statue inférieur
et imparfait.
, La femme est exclue du sacerdoce, elle ne peut remplir une quelconque office liturgique. C’est nouveau,
durant le Haut Moyen-Âge des femmes ont donnés le culte ; ce qui constitue un débat dans la chrétienté.
L’idée de base est que les apôtres étaient tous des hommes. Mais la liste de ceux-ci est difficile à dresser.
Parmi le groupe apostolique il y a des femmes (MARIE-MADELEINE ). C’est une lecture restrictive des
évangiles qui est contredit par les protestants.
Sous les carolingiens (CHARLEMAGNE et LOUIS LE PIEUX) il y a une première évolution (VIIIème –
XIIème siècles). Légende de la PAPESSE JEANNE qui apparait au XIème siècle. Les religieuses femmes à
l’époque sont très cloitrés. Les grands ordres sont massivement masculins. DÉCRET DE GRATIEN : « quelle
sorte de prêtre femelle accepterions nous ? ». Exclusions aussi de l’enseignement dans l’Eglise. On l’exclue
de l’autel pour ne pas qu’elle ne touche les objets sacrés.
La femme est faible d’esprit. C’est également nouveau. L’idée est récurrente. Les clercs du XIIème siècle
réinterprète les éléments de la façon de nommer l’homme et la femme en latin. On réexplique l’étymologie
latine : GRATIEN dit que vir est pour la force, virtus (origine différente). Il rapproche mulier, la femme, de
mollicies, la faiblesse.
Une épouse est soumise en tout à son mari à cause de son état de servitude. « Le mari est le chef de sa
femme et la femme est le corps de son mari », DÉCRET DE GRATIEN. Normalisation que le décret appelle
lui-même la servitude qui découle du péché. « Il est dans l’ordre naturel du monde que les femmes servent
son mari [...] dans l’ordre que le plus petit serve le plus grand », DÉCRET DE GRATIEN. Toute plainte de la
femme est suspecte.
Il existe une classification dans l’ordre des conditions féminines (les différents états des femmes dans
l’Eglise). Les vierges qui donnent leurs vies à Dieu sont mieux vues que les autres. Le mariage est vu
comme un mal nécessaire. Normalisation du contrat de mariage : les prêtres font le mariage dès le XIème
siècle. Il ne peut y en avoir qu’un. On en fait un sacrement. Ce qui fait qu’il est validé par Dieu. Mais il est
dans des cadres strictes : on ne peut copuler que pour faire un enfant. Missionnaire = ce qui est permis par
l’Eglise.
Mauvaise position de la veuve. Tentative de normer le veuvage.
Psautier d’York, VERS 1170 : divisé en deux parties, en haut la Chute et en bas la femme travailleuse.
C – La sacralisation du mariage (fin XIème – début XIIème siècle) :
Accord contractuel jusqu’au XIème siècle : contrat entre deux familles qui découle des Germains et des
Romains. On conclu des alliances donc du coup cela signifie que la répudiation est admise. La différence
entre les Germains et les Latins c’est que les premiers admettent plusieurs contrats.
DE LA FEMME (XIème – XIIIème siècles)
Influence du modèle marial sur le modèle féminin en général. Comment se modèle va contribuer à bâtir une
image de la femme dans le monde occidental ?
I – La femme et le droit canon :
L’image mariale influence considérablement le droit canon, c’est-à-dire le droit de l’Eglise. Le droit que
l’on transpose des principes chrétiens généraux à la réalité juridique. Construction de prescription relative à
la femme. Le droit canon c’est aussi le droit tout cour. Il n’y a aucune disposition juridique contraire au droit
canon. Il y a eu des résistances à la normalisation par le droit. Des femmes ont échappés volontairement ou
non aux normes fixées.
A – La lente élaboration du droit canon :
Elaboré dès que le christianisme devient la religion d’Etat, à partir du Vème siècle. Mais le droit canon est
en germination avant (IIIème et IVème siècles) sauf pendant les périodes de persécutions. Certains docteurs
de l’Eglise élabore une doctrine juridique pour que les chrétiens suivent la foi chrétienne. Le christianisme
devient toléré en 313 et le paganisme est interdit en 391.
Sauf que ces canons sont énoncés mais ils ne constituent pas une règle absolu : le mariage par exemple. Les
choses changent à la RÉFORME GRÉGORIENNE (fin Xième et XIIème siècle). Il y a une réforme de l’Eglise
mais aussi de la société chrétienne. Dans ce cadre-là, les prescriptions deviennent impératives.
On trouve alors au XIIème siècle une multiplication des « collections », des ouvrages qui ont pour volonté
de tout couvrir. Le TRAITÉ DE GRATIEN (1140), par exemple, est le premier recueil de droit canon complet
et surtout ordonné. Appelé Concordia discordantium canonium, Décret de Gratien.
On est dans un contexte où l’Eglise mène toute la vie publique et prend le pas sur les Etats. Le caractère
obligatoire des prescriptions s’impose de fait. Les pouvoirs laïcs doivent faire respecter les prescriptions et
punir ce qui ne les respectent pas. Dans cette évolution le TRAITÉ DE GRATIEN est fondamentale est sert de
norme en droit canon JUSQU’EN 1917.
B – Les dispositions du droit canon touchant la femme :
C’est dans cette norme là que l’on trouve explicitement dit que la femme n’est pas créée à l’image de Dieu :
elle est soumise, en punition de sa participation au péché originel. SAINT-AMBROISE nous dit que « une
femme doit se couvrir la tête car elle n’est pas à la ressemblance de Dieu » ; elle accepte son statue inférieur
et imparfait.
, La femme est exclue du sacerdoce, elle ne peut remplir une quelconque office liturgique. C’est nouveau,
durant le Haut Moyen-Âge des femmes ont donnés le culte ; ce qui constitue un débat dans la chrétienté.
L’idée de base est que les apôtres étaient tous des hommes. Mais la liste de ceux-ci est difficile à dresser.
Parmi le groupe apostolique il y a des femmes (MARIE-MADELEINE ). C’est une lecture restrictive des
évangiles qui est contredit par les protestants.
Sous les carolingiens (CHARLEMAGNE et LOUIS LE PIEUX) il y a une première évolution (VIIIème –
XIIème siècles). Légende de la PAPESSE JEANNE qui apparait au XIème siècle. Les religieuses femmes à
l’époque sont très cloitrés. Les grands ordres sont massivement masculins. DÉCRET DE GRATIEN : « quelle
sorte de prêtre femelle accepterions nous ? ». Exclusions aussi de l’enseignement dans l’Eglise. On l’exclue
de l’autel pour ne pas qu’elle ne touche les objets sacrés.
La femme est faible d’esprit. C’est également nouveau. L’idée est récurrente. Les clercs du XIIème siècle
réinterprète les éléments de la façon de nommer l’homme et la femme en latin. On réexplique l’étymologie
latine : GRATIEN dit que vir est pour la force, virtus (origine différente). Il rapproche mulier, la femme, de
mollicies, la faiblesse.
Une épouse est soumise en tout à son mari à cause de son état de servitude. « Le mari est le chef de sa
femme et la femme est le corps de son mari », DÉCRET DE GRATIEN. Normalisation que le décret appelle
lui-même la servitude qui découle du péché. « Il est dans l’ordre naturel du monde que les femmes servent
son mari [...] dans l’ordre que le plus petit serve le plus grand », DÉCRET DE GRATIEN. Toute plainte de la
femme est suspecte.
Il existe une classification dans l’ordre des conditions féminines (les différents états des femmes dans
l’Eglise). Les vierges qui donnent leurs vies à Dieu sont mieux vues que les autres. Le mariage est vu
comme un mal nécessaire. Normalisation du contrat de mariage : les prêtres font le mariage dès le XIème
siècle. Il ne peut y en avoir qu’un. On en fait un sacrement. Ce qui fait qu’il est validé par Dieu. Mais il est
dans des cadres strictes : on ne peut copuler que pour faire un enfant. Missionnaire = ce qui est permis par
l’Eglise.
Mauvaise position de la veuve. Tentative de normer le veuvage.
Psautier d’York, VERS 1170 : divisé en deux parties, en haut la Chute et en bas la femme travailleuse.
C – La sacralisation du mariage (fin XIème – début XIIème siècle) :
Accord contractuel jusqu’au XIème siècle : contrat entre deux familles qui découle des Germains et des
Romains. On conclu des alliances donc du coup cela signifie que la répudiation est admise. La différence
entre les Germains et les Latins c’est que les premiers admettent plusieurs contrats.