I. Les contraintes de la rationalité des anticipations
A. Les anticipations rationnelles et les politiques de stabilisation
1. L’hypothèse d’anticipations rationnelles
2. La proposition d’inefficacité de la politique monétaire
3. La mise en cause de la politique budgétaire : l’équivalence ricardienne
B. La nécessité d’un renouveau de l’analyse macroéconomique
1. Les modèles des cycles réels de la « nouvelle école classique »
2. Les prolongations dans la lignée des « nouveaux keynésiens »
C. La cohérence dans le temps et la nécessité de crédibilité des politiques
1. Les politiques discrétionnaires et la cohérence dans le temps
2. Le respect de « règles » et la nécessité de crédibilité
II. Crédibilité de la politique monétaire et contraintes sur sa conduite dans un
contexte de crise
A. Des solutions visant à établir la crédibilité de la banque centrale
1. L’indépendance de la banque centrale
2. La nomination d’un banquier central « conservateur »
3. L’option d’un « contrat optimal » avec le banquier central
B. Les règles de politiques monétaires pratiquées par les banques centrales
1. Le ciblage de la masse monétaire
2. Les règles de taux d’intérêt
3. Le ciblage du taux d’inflation
C. Les limites des règles en périodes de crise exceptionnelle
III. La soutenabilité de la dette publique
A. La contrainte budgétaire de l’État et l’évolution de la dette publique
B. Quand la dette publique est-elle excessive ?
1. Une dette élevée peut-elle nuire à l’économie
2. Comment réduire une dette élevée ?
3. Analyse des risques pour la soutenabilité de la dette publique
4. La soutenabilité de la dette extérieure
5. Les indicateurs de solvabilité et de vulnérabilité
THEME 4 : LES POLITIQUES MACROECONOMIQUES ET LEURS LIMITES
I. Les contraintes de la rationalité des anticipations
A. Les anticipations rationnelles et les politiques de stabilisation
1. L’hypothèse d’anticipations rationnelles
Anticipations adaptatives : Processus d’apprentissage progressif des agents économiques,
réplication du passé. Elles sont fondées que sur l’expérience passée et évolue au fil du
temps.
L’inconvénient est qu’elles sont formées mécaniquement car elles ignorent les nouvelles
informations du futur.
Les anticipations du public sont influencées par les prévisions de la politique monétaire
actuelle et du passé.
Les anticipations rationnelles ne permettent pas de faire des prévisions parfaites
Le comportement d’optimisation implique que les anticipations des agents doivent répondre
immédiatement à de nouvelles informations sur le présent ou futur.
, 2. La proposition d’inefficacité de la politique monétaire
Sur la base de l’hypothèse d’anticipations rationnelles, la « nouvelle école classique » affirme
que la politique monétaire n’a d’effet sur l’activité réelle que si elle n’a pas été anticipée par
les ménages et les entreprises.
Si la politique monétaire a été anticipée par les agents, les seuls effets seront des effets
inflationnistes.
Cependant, les « nouveaux keynésiens » ont montré que les politiques monétaires
anticipées ont des effets réels sur l’activité si les salaires et les prix ne sont pas flexibles, et
même si les anticipations sont parfaitement rationnelles.
Une politique monétaire entraîne de l’inflation qui se traduit par un déplacement de la
courbe d’offre agrégée AS vers la gauche.
Les effets d’une politique monétaire anticipée et d’une politique monétaire non-anticipée
Le rapport entre inflation et chômage n’existe ni à court terme, ni à long terme.
3. La mise en cause de la politique budgétaire : l’équivalence ricardienne
Équivalence ricardienne : Théorie économique selon laquelle, lorsque l’État s’endette pour
effectuer une relance budgétaire, les agents sont capables d’anticiper rationnellement une
future hausse des impôts et ainsi réduisent leur consommation.
Le déficit budgétaire de l’État doit être financé :
- Soit par l’emprunt, ce qui accroît la dette publique
- Soit par la fiscalité
Un économiste des « nouveaux classiques » a mis en doute l’efficacité de la politique
budgétaire en soutenant que son mode de financement est neutre pour l’activité. Cet
argument appelé « équivalence ricardienne » considère que la dette publique est similaire à
l’impôt.
Si le gouvernement augmente les dépenses publiques pour relancer l’économie et finance
donc ces dépenses par l’emprunt, les consommateurs qui auront des anticipations