Relations internationales
Ouverture culturelle
Séance 1 : Les Relations Internationales comme science sociale
La légitimité des RI fait débat car toute science se compose d’un consensus ontologique (qu’étudier ?) et d’un
accord épistémologique (comment l’étudier ?) mais en RI cette double identification ne fait pas l’unanimité.
Sur le consensus ontologique : International -> ce qui n’est pas national -> selon Y. Ferguson et R. Mansbach,
une discipline ne peut se composer d’une définition négative.
International : introduit en France en 1801 et issu de J. Bentham (1781)
Droit international : réguler la conduite de « membres d’Etats différents » par la « jurisprudence
internationale ».
Bentham : droit des gens -> droit international
Chancelier d’Aguesseau : droit des gens -> droit entre les gens
Pour Bentham, les relations internationales ne concernent pas les citoyens des Etats entre Etats mais les
relations entre chefs d’Etats.
Droit des gens : règle les rapports entre sujets intégrés -> « jus gentium »
Droit international : relations et interactions entre entités souveraines
Accords formels entre entités politiques : dès l’Antiquité avec des délégations (diplomatie)
Avant le traité de Westphalie (1648) :
- Soit des entités indépendantes qui entretiennent des relations irrégulières
- Soit plusieurs entités organisées en hiérarchie au sein d’une unité impériale entretiennent des
relations régulières
Naissance du système international au XVIe-XVIIe après la paix de Westphalie et l’émergence d’Etat
indépendant de l’empire comme du Pape.
Deux principes de la souveraineté :
- Externe : Rex est imperator in regno suo (aucun Etat ne reconnaît d’autorité au-dessus de lui et tout Etat
reconnaît tout autre Etat comme son égal)
- Interne : Cujus regio, ejus religio (tout Etat dispose de l’autorité exclusive sur son territoire et la
population qui s’y trouve et aucun Etat ne s’immisce dans les affaires internes d’un autre Etat)
RI : relations horizontales et régulières entre Etat délimités politiquement et territorialement.
Donc, les RI sont des relations entre Etats souverains avec un gouvernement, un territoire et une population
T.Hobbes décrit les relations d’Etats souverains comme l’absence de « pouvoir commun »
RI : relations à l’état de nature ou en état d’anarchie -> sans entité supérieure
Anarchie : pas d’entité qui détiendrait le « monopole de la violence » (K. Waltz)
,Les RI ont évolué notamment durant la 1GM où il est question de relations de puissance nommée « politique
internationale »
Aujourd’hui RI : ensemble des relations qui se déroulent au-delà de l’espace contrôlé par les Etats
Objet d’étude : rendre compte de ce qui se passe sur la scène internationale en référence à des données et des
relations observables ou non
Quelle méthode ?
Etude méthodique : réflexions sur les relations entre unités politiques depuis l’existence d’unités séparées les
unes des autres
Réflexions théoriques : (sens scientifique)
Théorie : expression cohérente et systématique de notre connaissance de la réalité ».
Ces théories scientifiques en RI ne datent que du XXe
Deux grandes conceptions de RI (coexistes) :
- Héritière des Lumières : donner une explication comparable a celles de la science sur des phénomènes
naturels. Considérer que les RI sont déterminées par des causes objectives indépendantes de la
conscience.
- Influencée par le romantisme du XIXe : les sciences sociales sont radicalement différentes des sciences
de la nature. Les RI s’expliquent par la signification que les acteurs lui donnent.
Behaviouralistes (1950) : « comprendre les forces qui déterminent les relations entre acteur agissant sur la
scène internationale », Morgenthau
Méthode empirico-inductive :
- Observation et expérience
- Généralisation inductive
- Hypothèse
- Tentative et vérification
- Preuve ou invalidation
- Connaissance
Méthode hypothético-déductive (K. Waltz) :
- Problème et théorie
- Solution au problème
Proposition de teste
- Teste
- Retenir ou non la proposition en fonction des résultats du texte
K. Waltz : la structure du système international c’est l’anarchie et la distribution des capacités entre les
principales unités par la configuration des rapports de force en termes de pôles de puissance.
, Théorie compréhensive des RI :
- R. Aron : il n’y a pas de théorie pure des RI car les acteurs internationaux n’ont pas un objectif unique
-> toute étude des RI est une étude sociologique (en quête de relations générales à la recherche des
régularités et a pour objet les actions non logiques)
- Définir les RI à partir du point de vue des acteurs
Il n’y a pas une théorie mais des théories des RI.
Les RI forment une discipline à part entière.
Ouverture culturelle
Séance 1 : Les Relations Internationales comme science sociale
La légitimité des RI fait débat car toute science se compose d’un consensus ontologique (qu’étudier ?) et d’un
accord épistémologique (comment l’étudier ?) mais en RI cette double identification ne fait pas l’unanimité.
Sur le consensus ontologique : International -> ce qui n’est pas national -> selon Y. Ferguson et R. Mansbach,
une discipline ne peut se composer d’une définition négative.
International : introduit en France en 1801 et issu de J. Bentham (1781)
Droit international : réguler la conduite de « membres d’Etats différents » par la « jurisprudence
internationale ».
Bentham : droit des gens -> droit international
Chancelier d’Aguesseau : droit des gens -> droit entre les gens
Pour Bentham, les relations internationales ne concernent pas les citoyens des Etats entre Etats mais les
relations entre chefs d’Etats.
Droit des gens : règle les rapports entre sujets intégrés -> « jus gentium »
Droit international : relations et interactions entre entités souveraines
Accords formels entre entités politiques : dès l’Antiquité avec des délégations (diplomatie)
Avant le traité de Westphalie (1648) :
- Soit des entités indépendantes qui entretiennent des relations irrégulières
- Soit plusieurs entités organisées en hiérarchie au sein d’une unité impériale entretiennent des
relations régulières
Naissance du système international au XVIe-XVIIe après la paix de Westphalie et l’émergence d’Etat
indépendant de l’empire comme du Pape.
Deux principes de la souveraineté :
- Externe : Rex est imperator in regno suo (aucun Etat ne reconnaît d’autorité au-dessus de lui et tout Etat
reconnaît tout autre Etat comme son égal)
- Interne : Cujus regio, ejus religio (tout Etat dispose de l’autorité exclusive sur son territoire et la
population qui s’y trouve et aucun Etat ne s’immisce dans les affaires internes d’un autre Etat)
RI : relations horizontales et régulières entre Etat délimités politiquement et territorialement.
Donc, les RI sont des relations entre Etats souverains avec un gouvernement, un territoire et une population
T.Hobbes décrit les relations d’Etats souverains comme l’absence de « pouvoir commun »
RI : relations à l’état de nature ou en état d’anarchie -> sans entité supérieure
Anarchie : pas d’entité qui détiendrait le « monopole de la violence » (K. Waltz)
,Les RI ont évolué notamment durant la 1GM où il est question de relations de puissance nommée « politique
internationale »
Aujourd’hui RI : ensemble des relations qui se déroulent au-delà de l’espace contrôlé par les Etats
Objet d’étude : rendre compte de ce qui se passe sur la scène internationale en référence à des données et des
relations observables ou non
Quelle méthode ?
Etude méthodique : réflexions sur les relations entre unités politiques depuis l’existence d’unités séparées les
unes des autres
Réflexions théoriques : (sens scientifique)
Théorie : expression cohérente et systématique de notre connaissance de la réalité ».
Ces théories scientifiques en RI ne datent que du XXe
Deux grandes conceptions de RI (coexistes) :
- Héritière des Lumières : donner une explication comparable a celles de la science sur des phénomènes
naturels. Considérer que les RI sont déterminées par des causes objectives indépendantes de la
conscience.
- Influencée par le romantisme du XIXe : les sciences sociales sont radicalement différentes des sciences
de la nature. Les RI s’expliquent par la signification que les acteurs lui donnent.
Behaviouralistes (1950) : « comprendre les forces qui déterminent les relations entre acteur agissant sur la
scène internationale », Morgenthau
Méthode empirico-inductive :
- Observation et expérience
- Généralisation inductive
- Hypothèse
- Tentative et vérification
- Preuve ou invalidation
- Connaissance
Méthode hypothético-déductive (K. Waltz) :
- Problème et théorie
- Solution au problème
Proposition de teste
- Teste
- Retenir ou non la proposition en fonction des résultats du texte
K. Waltz : la structure du système international c’est l’anarchie et la distribution des capacités entre les
principales unités par la configuration des rapports de force en termes de pôles de puissance.
, Théorie compréhensive des RI :
- R. Aron : il n’y a pas de théorie pure des RI car les acteurs internationaux n’ont pas un objectif unique
-> toute étude des RI est une étude sociologique (en quête de relations générales à la recherche des
régularités et a pour objet les actions non logiques)
- Définir les RI à partir du point de vue des acteurs
Il n’y a pas une théorie mais des théories des RI.
Les RI forment une discipline à part entière.