Le parfum
Patrick Süskind est un écrivain et scénariste allemand, né en 1949, en Bavière. Il étudie
l’histoire et la littérature puis devient scénariste pour la télévision.
Le Parfum est son premier roman paru en 1985. Il a fait l’objet d’une adaptation au cinéma
en 2006. Il raconte l’histoire de Jean-Baptiste Grenouille, un meurtrier. Ce roman est
composé de 4 parties structurées autour des déplacements du personnage principal :
partant de Paris pour Grasse et Montpelier, puis allant en Auvergne et retournant à Paris.
L’incipit du Parfum annonce que l’intrigue va se nouer autour des odeurs. Cependant la
lecture peut rapidement provoquer une impression pénible de gêne et même de dégout OR
un roman ordinaire capte la bienveillance du lecteur.
Alors, en quoi cet incipit est-il original ?
Afin de répondre à cette question, nous verrons dans une première partie : Un récit
réaliste ; puis dans une seconde partie : Le jeu avec l’Histoire.
I. Un récit réaliste :
a) Les villes françaises :
La métaphore : « Le royaume évanescent des odeurs » est une connotation biblique
qui montre que l’odeur dirige le lieu.
S’oppose à la puanteur dont ses occurrences sont répétées 26 fois.
Le manque d’hygiène est mis en exergue par les descriptions synecdotiques des
habitants : « leurs bouches, leurs estomacs, leurs corps »
« Les gens puaient la sueur et les vêtements non lavés » = la puanteur n’épargne
personne.
« Les rivières, les places, les églises, les ponts » sont des lieux de rencontre et
apparaissent comme des prisons d’odeurs.
Le 2ème § présente ce qu’il se passait à l’époque dans les villes françaises.
Description réaliste d’un royaume dévoré par la puanteur.
Les détails répugnants abondent : « draps graisseux, le remugle âcre des pots
de chambres » = évoques des situations intimes
b) Paris :
Le dernier § plante le décor : Paris, lieu de naissance de Grenouille.
« Rue aux fers, cimetière des innocents, l’Hôtel-Dieu » = multiplication des
noms de lieux nous fait vivre une véritable immersion.
Patrick Süskind est un écrivain et scénariste allemand, né en 1949, en Bavière. Il étudie
l’histoire et la littérature puis devient scénariste pour la télévision.
Le Parfum est son premier roman paru en 1985. Il a fait l’objet d’une adaptation au cinéma
en 2006. Il raconte l’histoire de Jean-Baptiste Grenouille, un meurtrier. Ce roman est
composé de 4 parties structurées autour des déplacements du personnage principal :
partant de Paris pour Grasse et Montpelier, puis allant en Auvergne et retournant à Paris.
L’incipit du Parfum annonce que l’intrigue va se nouer autour des odeurs. Cependant la
lecture peut rapidement provoquer une impression pénible de gêne et même de dégout OR
un roman ordinaire capte la bienveillance du lecteur.
Alors, en quoi cet incipit est-il original ?
Afin de répondre à cette question, nous verrons dans une première partie : Un récit
réaliste ; puis dans une seconde partie : Le jeu avec l’Histoire.
I. Un récit réaliste :
a) Les villes françaises :
La métaphore : « Le royaume évanescent des odeurs » est une connotation biblique
qui montre que l’odeur dirige le lieu.
S’oppose à la puanteur dont ses occurrences sont répétées 26 fois.
Le manque d’hygiène est mis en exergue par les descriptions synecdotiques des
habitants : « leurs bouches, leurs estomacs, leurs corps »
« Les gens puaient la sueur et les vêtements non lavés » = la puanteur n’épargne
personne.
« Les rivières, les places, les églises, les ponts » sont des lieux de rencontre et
apparaissent comme des prisons d’odeurs.
Le 2ème § présente ce qu’il se passait à l’époque dans les villes françaises.
Description réaliste d’un royaume dévoré par la puanteur.
Les détails répugnants abondent : « draps graisseux, le remugle âcre des pots
de chambres » = évoques des situations intimes
b) Paris :
Le dernier § plante le décor : Paris, lieu de naissance de Grenouille.
« Rue aux fers, cimetière des innocents, l’Hôtel-Dieu » = multiplication des
noms de lieux nous fait vivre une véritable immersion.