Fry de Futurama grâce aux placements ?
Le capitalisme a assurément pleins de dérives, mais ce qui est indéniable, c’est
qu’il permet à notre argent de travailler pour nous, sans que nous ayons à fournir
le moindre effort. Cette capacité à générer des revenus passifs par le placement
— c’est-à-dire la rémunération d’un créancier par un débiteur — fascine depuis
longtemps, si bien qu’Albert Einstein lui-même aurait qualifié les intérêts
composés de “ huitième merveille du monde.” Il poursuit: “Celui qui les comprend
les gagne ; celui qui ne les comprend pas les paie. “ Grands enjeux, donc, car
même si les intérêts composés ne sont pas “simples” dès le début, chacun à tout
intérêt à les comprendre. D’autres vertus liées aux placements sont, comme dit
précédemment, la possibilité de s’échapper de la vie économique pour nous
consacrer à d’autres activités comme l’art, la oisiveté ou même… la
cryogénisation durant un millénaire. Certes, on peut difficilement s’identifier à
cette dernière expérience, mais c’est précisément ce qui est arrivé à Fry, ou plus
formellement Philip J. Fry, personnage de la Futurama, une série télévisée
américaine de science-fiction. Dans l’épisode six, intitulé A Fishfull of Dollars (qui
est particulièrement difficile à traduire), le protagoniste recherche à consommer,
mais il n’a pas de liquide, ou plus rigoureusement, de monnaie fiduciaire. Il lui
vient alors à l’idée d’aller à la banque et découvre alors que son modeste compte
épargne de 93 cents est devenu une fortune de 4,3 milliards de dollars, grâce à
un taux d’intérêt de 2,25% qui a capitalisé pendant plus de 1000 ans sans
interruption. Ce scénario, aussi absurde qu’il puisse paraître, repose sur une
logique mathématique quant à elle bien réelle : celle de la capitalisation des
intérêts composés. L’expérience de Fry étant très enviable, de là naît ma
question : Peut-on espérer s’enrichir autant que Fry de Futurama grâce aux
placements ?
Modélisation par les suites