Judith de Nantes fut une comtesse de Nantes de 1051 à 1063. Elle fut la fille de
Judicaël de Nantes.
I. SA VIE
En 1025, Judith se marie avec Alain Canhiart, le comte de Cornouaille. Elle obtient
pour ses deux fils, qu'ils puissent être nommés Hoël et Guerech ou Waroch, comme
les deux fils que son arrière-grand-mère eut avec le futur duc de Bretagne, Alain
Barbetorte, lorsqu'elle dut s'exiler. Ce fut pour Judith une manière de permettre
l'enracinement de sa descendance dans la région du Vannetais, celle d'Alain le Grand,
le dernier roi de Bretagne. Cinq enfants naîtront de la relation avec le comte de
Cornouaille. Elle sera en confrontation directe avec Onwen, qui a refusé de se lever
lorsque Judith fit son entrée au sein de la cathédrale de Quimper. Onwen ayant été
l'épouse du beau-frère de Judith, Orscand, l'évêque de Quimper. En préjudice pour ce
crime de lèse-majesté, Judith recevra des biens et plus particulièrement l'abbaye de
Locmaria où sera installée une nouvelle communauté religieuse, de femmes avec
comme cheffe leur fille. L'abbaye de Quimperlé sera créée à la fin des années 1040.
En 1050, elle sera accompagnatrice de son beau-frère, l'évêque de Quimper, devant y
retrouver le pape Léon IX, dont Judith fera la rencontre le 1ᵉʳ septembre.
Mathias Iᵉʳ de Nantes va mourir, il fut le neveu de Judith. Alain Canhiart, son époux,
va donc s'accaparer du comté de Nantes au nom de son fils Hoël, malgré que le duc
de Bretagne avait des visées sur ce territoire. Conan II sera vaincu avec ses troupes en
1054. Hoël gouvernera le comté au nom de sa mère Judith. Il épousera la sœur de
Conan II, Havoise, pour se réconcilier avec lui.
Judith va mourir le 27 février 1063.