Best-seller international, traduit en dix-huit langues, Un sac de billes est un roman
autobiographique écrit par Joseph Joffo et publié en 1973. Il raconte l’enfance de l’auteur,
de confession juive, pendant la Seconde Guerre mondiale. L’histoire prend place en 1941
lorsque la France est occupée par les forces de l’Allemagne nazie. Joseph, le cadet d’une
fratrie de cinq enfants, a alors dix ans.
Chapitre 1
L’action commence dans le 18e arrondissement de Paris à la Porte de Clignancourt, où
Joseph et sa famille habitent. Son père, coiffeur, tient un salon avec l’aide de ses deux fils
aînés, Albert et Henri, tandis que sa mère s’occupe de l’appartement juste au-dessus. Joseph
et son frère Maurice, âgé de douze ans, jouent avec passion aux billes. Mais le ton change
lorsque les deux enfants aperçoivent deux soldats allemands descendre la rue et entrer
dans le salon de coiffure de leur père.
Chapitre 2
Un peu surpris par ces clients inhabituels, Henri et le père Joffo accueillent les deux soldats
et leur coupent les cheveux. L’un des soldats engage la conversation et affirme que les Juifs
sont responsables de la guerre. Avant qu’ils ne partent, le père n’hésite pas à leur
apprendre que tout le monde dans le salon était juif. Le soir venu, on retrouve Joseph et
Maurice dans leur chambre au moment du coucher. Leur père leur raconte une histoire
avant qu’ils ne s’endorment : celle de leur grand-père qui a fui la Russie et traversé toute
l’Europe à cause de la Première Guerre mondiale.
Chapitre 3
Quelques temps après, le port de l’étoile jaune devient obligatoire : les enfants en portent
désormais une cousue sur leur veste. L’ambiance à l’école change brusquement : Joseph
sent la gêne de ses professeurs qui ne l’interrogent plus, et à la récréation, ses camarades
l’excluent et deviennent violents envers lui et Maurice. Face à ces persécutions, seul son
copain Zérati tente de les défendre. Il propose d’ailleurs à Joseph de lui échanger son étoile
contre un sac de billes. Inquiet pour la sécurité de sa famille, le père Joffo interdit aux
enfants de retourner à l’école. Il leur annonce qu’ils devront quitter Paris pour rejoindre
Albert et Henri à Menton, en zone libre.
Chapitre 4
Leurs parents restent à Paris pour régler quelques affaires avant de partir à leur tour.
Joseph et Maurice partent seuls à la gare d’Austerlitz avec 10 000 francs en poche et sans
papiers. Ils prennent un train en direction de Dax. Les deux frères peinent à trouver une
place dans les wagons bondés, et ils sympathisent avec une vieille dame qui leur offre une