GUILLAUME Ier de BOURGOGNE
I. PRÉSENTATION
Guillaume Iᵉʳ de Bourgogne fut un comte de Bourgogne de 1057 à 1087 et un comte de
Mâcon de 1078 à 1087. Il est né entre 1020 et 1024 et mort le 12 novembre 1087 à
Besançon. Il fut le fils de Renaud Iᵉʳ de Bourgogne et d'Adélaïde de Normandie.
II. RÈGNE
Le 4 septembre 1057, Renaud Iᵉʳ de Bourgogne meurt. Son fils Guillaume de Bourgogne
devient le nouveau comte d'un comté grand et puissant, l'un des plus importants du
royaume. Mais les comtes de Bourgogne et Guillaume, à ce moment-là, doivent se rendre à
l'évidence : une autre puissance, bien plus importante et largement au-dessus, les rend
vassaux de cette dernière, c'est le Saint-Empire romain germanique. En 1039, l'archevêque
Hugues de Salins, l'archevêque de Besançon, se rapproche de l'empereur germanique Henri
III. Petit à petit la confiance s'installe entre les deux. L'acte intentionnel de l'homme d'Église
est non négligeable pour le comté de Bourgogne, car l'empereur germanique décide de
desserrer son étreinte et de rendre plus indépendant le comté. Guillaume Iᵉʳ de Bourgogne
pourra posséder son propre gouvernement, administrer seul le comté, appliquer ses propres
règles. L'archevêque sera nommé chancelier par Henri III. En 1043, pour que le tableau soit
parfait, rien de tel qu'un mariage, celui d'Agnès de Poitiers à Besançon, avec Henri III, cette
dernière étant la cousine de Guillaume Iᵉʳ de Bourgogne, et la fille du duc d'Aquitaine, un
autre Guillaume, Guillaume V. De multiples droits régaliens seront aussi concédés par
l'empereur germanique à la ville de Besançon, et la nomination, une de plus, de la part
d'Henri III qui fait de l'archevêque un prince de l'empire germanique, permet à ce dernier de
pouvoir devenir un souverain à Besançon, à part entière.
En 1076, la querelle des investitures entre l'empereur Henri IV et le pape Grégoire VII bat
son plein, le pape n'hésitant pas à mettre des bâtons dans les roues de l'empereur pour
obtenir gain de cause, excommuniquant l'empereur, tout en sachant bien ce qu'il fait
puisqu'il jouit d'une aura importante auprès des souverains européens, pour qui il représente
un pouvoir spirituel d'une importance capitale. En 1078, Guy II de Mâcon quitte ses
fonctions, il devient moine à l'abbaye de Cluny. Il offrira ses terres au comte de Bourgogne,
qui deviendra aussi comte de Mâcon. Guillaume Iᵉʳ de Bourgogne est tout simplement le
cousin de Guy II de Mâcon. En 1085, Guillaume Iᵉʳ va s'accaparer le pouvoir à Besançon,
ordonnant à l'archevêque Hugues III de Bourgogne et à l'administrateur du diocèse de
Besançon, Guy de Bourgogne, le futur pape Calixte II.
III. MORT
Guillaume Iᵉʳ de Bourgogne va mourir à l'âge de 67 ans à Besançon, le 12 novembre 1087. Il
sera inhumé en la cathédrale de Saint-Étienne, qui sera remplacée plus tard, au XVIIIᵉ
siècle, par une autre cathédrale, celle de Saint-Jean. Marié à Etienette, Guillaume de
Bourgogne aura avec elle onze enfants, ou plus, car d'autres sont inconnus.
I. PRÉSENTATION
Guillaume Iᵉʳ de Bourgogne fut un comte de Bourgogne de 1057 à 1087 et un comte de
Mâcon de 1078 à 1087. Il est né entre 1020 et 1024 et mort le 12 novembre 1087 à
Besançon. Il fut le fils de Renaud Iᵉʳ de Bourgogne et d'Adélaïde de Normandie.
II. RÈGNE
Le 4 septembre 1057, Renaud Iᵉʳ de Bourgogne meurt. Son fils Guillaume de Bourgogne
devient le nouveau comte d'un comté grand et puissant, l'un des plus importants du
royaume. Mais les comtes de Bourgogne et Guillaume, à ce moment-là, doivent se rendre à
l'évidence : une autre puissance, bien plus importante et largement au-dessus, les rend
vassaux de cette dernière, c'est le Saint-Empire romain germanique. En 1039, l'archevêque
Hugues de Salins, l'archevêque de Besançon, se rapproche de l'empereur germanique Henri
III. Petit à petit la confiance s'installe entre les deux. L'acte intentionnel de l'homme d'Église
est non négligeable pour le comté de Bourgogne, car l'empereur germanique décide de
desserrer son étreinte et de rendre plus indépendant le comté. Guillaume Iᵉʳ de Bourgogne
pourra posséder son propre gouvernement, administrer seul le comté, appliquer ses propres
règles. L'archevêque sera nommé chancelier par Henri III. En 1043, pour que le tableau soit
parfait, rien de tel qu'un mariage, celui d'Agnès de Poitiers à Besançon, avec Henri III, cette
dernière étant la cousine de Guillaume Iᵉʳ de Bourgogne, et la fille du duc d'Aquitaine, un
autre Guillaume, Guillaume V. De multiples droits régaliens seront aussi concédés par
l'empereur germanique à la ville de Besançon, et la nomination, une de plus, de la part
d'Henri III qui fait de l'archevêque un prince de l'empire germanique, permet à ce dernier de
pouvoir devenir un souverain à Besançon, à part entière.
En 1076, la querelle des investitures entre l'empereur Henri IV et le pape Grégoire VII bat
son plein, le pape n'hésitant pas à mettre des bâtons dans les roues de l'empereur pour
obtenir gain de cause, excommuniquant l'empereur, tout en sachant bien ce qu'il fait
puisqu'il jouit d'une aura importante auprès des souverains européens, pour qui il représente
un pouvoir spirituel d'une importance capitale. En 1078, Guy II de Mâcon quitte ses
fonctions, il devient moine à l'abbaye de Cluny. Il offrira ses terres au comte de Bourgogne,
qui deviendra aussi comte de Mâcon. Guillaume Iᵉʳ de Bourgogne est tout simplement le
cousin de Guy II de Mâcon. En 1085, Guillaume Iᵉʳ va s'accaparer le pouvoir à Besançon,
ordonnant à l'archevêque Hugues III de Bourgogne et à l'administrateur du diocèse de
Besançon, Guy de Bourgogne, le futur pape Calixte II.
III. MORT
Guillaume Iᵉʳ de Bourgogne va mourir à l'âge de 67 ans à Besançon, le 12 novembre 1087. Il
sera inhumé en la cathédrale de Saint-Étienne, qui sera remplacée plus tard, au XVIIIᵉ
siècle, par une autre cathédrale, celle de Saint-Jean. Marié à Etienette, Guillaume de
Bourgogne aura avec elle onze enfants, ou plus, car d'autres sont inconnus.