Il faut se rappeler que le film a été inspiré par des faits réels, ceux de la mort
accidentelle d’un jeune homme (Makomé M’Bowole) du Zaïre à la suite d’une
bavure policière.
En fait à cause de la représentation de la police dans le film, au festival de cannes, les
policiers ont tourné le dos lorsque les prix ont été décernés pour le film.
Mathieu Kassovitz lui-même dit que le film est <<un film contre les flics et je voulais
qu’il soit compris comme tel>>. Il y a un cercle vicieux / un engrenage de la haine où,
dans les mots de Kassovitz : <<les jeunes qui insultent les flics qui insultent les jeunes
qui insultent les flics>>
Les jeunes sont très confiants en insultant les policiers, mais quand la police fait les
ronds / patrouille, ils regardent par terre. Mais encore ils ont l’air malheureux car ils
les détestent car ils sont sur leur territoire, créant une tension tangible
La représentation négative
La scène de l’interrogatoire (un plan semi-rapproché)
-->Une des scènes les plus mémorables est celle du commissariat (la scène de
l’interrogatoire) pendant laquelle deux policiers prennent plaisir à molester et humilier
Huber et Saïd, sous le regard désapprobateur (disapproving) et dégouté d’un jeune policier
stagiaire. Ils utilisent presque des méthodes de torture : <<le Shanghai Squeeze>>.
La haine raciale et vulgaire parmi les policiers :
<<Saïd, c’est français ça ?>>
<<dans ton pays, on ramasse avec les pieds (à Hubert)>>>
Des insultes :
<<Racaille ! Fils de chiennes>>
<<fils de pute>>
Molestation :
<<on dirait une gonzesse (chick), de dos !>>
<<il m’excite !>>
<<celui-là me plaît>>
<< [c’est une] petite race de suceuses !>>
-->On voit qu’il y a beaucoup de corruption parmi la police comme les policiers abusent les
deux jeunes verbalement et physiquement. Ils montrent de la haine raciale et ils continuent
à insulter, tyranniser et molester les jeunes, jusqu’à ce que Saïd ait les larmes aux yeux
-->Cette scène est, bien sûr, une référence directe aux bavures policières que Mathieu
Kassovitz veut dénoncer