Clinique et Psychopathologie
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PARTIE 1 : La question du psychotraumatisme
psychotrauma :
• on en parle depuis début des années 2000 (attentats de Paris, #MeToo,...) mais existe
depuis bien avant (depuis que les humains sont des humains)
• 1980 = après guerre du Vietnam, on commence à en parler
• souffrance des autres ainsi qu’à la sienne
• occulte les autres phénomènes (négligences, violences faites aux enfants,…)
• Chidiac et Crocq (2010) retrouve des récits de trauma dans l’épopée de Gilamesh (2000 av.
JC) ou dans l’Iliade d’Homer (900 av. JC)
• victimes de guerre, émigrations,…
• conséquences transgénérationnelles
• on prend aujourd’hui la mesure
Société se transforme :
hystériques ont disparu, il n’y a que des victimes traumatisées (époques évoluent, société change
le regard porté sur les phénomènes)
discipline psycho influe le regard psycho social
agressions sexuelles = étaient considérées comme des fantasmes
inceste = aujourd’hui c’est inacceptable, avant on se taisait
différences culturelles
comment tout cela impacte les gens, comment les générations qui suivent vont en hériter ?
Héritage = comment trimballer des valises qui ne sont pas les nôtres
- traces du psychotraumatisme dans l’Iliade d’Homère : guerriers de l’époque étaient impactés
- séries / films : perso impactés par la guerre
- un patient (ancien militaire) : il ne dit jamais « j’ai tué », il dit « j’ai délivré la mort »
= cauchemars
Naissances psycha :
- trauma prend son importance, premier concept freudien → études sur l’hystérie
- trouble réactionnel (opposé au trouble endogène) = conséquence d’un évènement
- Freud et Breuer très modernes
- trauma inaugural = « évènements survenus pdt l’enfance qui ont provoqué au cours de toutes les
années suivantes un phénomène pathologie plus ou moins grave » (Freud et Breuer, 1895)
,→ anxiété liée au cancer, fond dépressif, tensions, détresse = activent réseaux de mémoire
peur de la récidive / mis en lien avec d’autres réseaux de mémoire vécus dans l’enfance
→ mettre en résonance symptômes du présent avec évènements du passé
- on traite pas seulement ici et maintenant
- troubles de la maladie font écho à une histoire passée
évènement massif ou relatif = peu importe, comment on a vécu les choses qui compte, atteint ou
déborde les limites du sujet
facteurs déclenchant anodins ou massifs = manifestations symptomatiques peuvent être variées,
multiformes, irrationnelles et recouvrir un spectre d’expression qui surprend tjs
conflit de loyauté = on ne veut pas se décharger sur ses parents (or on parle de la vision que l’on a
sur eux, pas eux directement)
on parle de notre passé d’une posture d’adulte (c’est pas grave, c’est rien, c’est la vie)
→ si on se connecte avec notre enfant que l’on était, on a plus d’empathie envers nous-mêmes
cerveau quand on était enfant = capacité maximal de l’époque
alors que qd on pense aux souvenirs d’enfance, on a un regard avec un cerveau où les limites sont
surpassées, donc on voit tous les défauts,…
avec regard d’adulte = y’avait pas de raison d’avoir peur, personne n’est mort
épreuve de vie du présent = fait écho aux souvenirs du passé, déclencheurs
réseaux de mémoire, schémas cognitifs → construction circuit et qqun appuie sur l’interrupteur
on comprend pas pk ça nous active
trauma = situation sur le plan pathologique nous empêche d’être celui qu’on devrait être, ils
incurvent notre vie
l’expression du psychotraumatisme prend des formes inédites, surprenantes.
TSPT ≠ trauma
TSPT = illustration d’une forme possible du trauma
1895 : hystérie = souvenir refoulé s’est transformé en traumatisme, liée à la sexualité
abus sexuels n’existent pas car abus = trop, comme si on avait le droit jusqu’à un certain seuil / on
parle de violences sexuelles
Nachträglich (Freud) :
• la confrontation
• évolution du sujet
• symptôme apparaît / confrontation à un déclencheur, réactive de souvenir du trauma
→ métaphore d’un corps étranger impossible de l’intégrer et le métaboliser, pensées se baladent
dans notre psychisme comme objets étrangers, peuvent se réactivées (pensées intrusives) = Freud
parle de clivage du Moi
patiente raconte violences sexuelles vécues en tant qu’enfant, par son grand-père :
→ se reconnecter au souvenir inaugural
→ terrorisée par le souvenir / état dissocié = s’est connecté à une partie de son réseau de mémoire
, → dissociation = être coupé du présent (mécanisme de défense) => dépersonnalisation (reconnaît
que ça m’est arrivé mais n’arrive pas à intégrer que c’était moi), déréalisation, TDI, mécanisme
adaptatif, on l’expérimente tous de manière normale, met en pause le cerveau.
Dissociation = sur un continuum (de la forme normale au TDI)
TDI = trauma si précoce et violent que le cerveau évolue de manière à créer des cluster de réseaux
de neurones qui se désolidarisent des autres réseaux (différentes personnalités se créées).
→ patients réagissent de façon normale, c’est la situation qui n’est pas normale
→ réussir à traiter le souvenir, le voir avec un regard d’adulte, affect a changé
→ trauma n’a rien à voir avec l’évènement, il a à voir avec la perception qu’on a de l’évènement
patiente anxieuse = enfance apparaît comme parfaite, juste son frère qui a eu un cancer, de ses 14
à 18 ans elle était en famille d’accueil car elle s’entendait pas avec son père (soi-disant).
Déclencher une forme dissociative, il s’avère que cette patiente présente un TDI. En thérapie, laisse
dépasser un jouet qu’elle aimait bien petite. Pratique de la régression verbale (utilise des mots
« enfantins »). Son père a abusé d’elle, une des ses personnalités n’est pas au courant.
Clivage entre DPE (parties émotionnelles, regroupent le trauma) et PAN (partie apparemment
normale, qui continuent d’évoluer sans trauma).
→ but du thérapeute : reconnecter les connections de neurones
deuil = on reste que sur des souvenirs tristes et derniers instants de vie de cette personne, donc il
faut reconnecter avec les souvenirs heureux.
corps étranger = ressemble à une dissociation
1897 : Freud change de pov, névrose devient de nature idiomatique, libérer la libido, c’est le
traitement qui compte et non la scène traumatique, c’est le fantasme qui devient central (alors que
ce n’est pas un fantasme, faux aujourd’hui)
→ Freud se dit c’est pas possible qu’il y ait autant de violences sexuelles, donc fantasme
on tue la parole des victimes, encore aujourd’hui (universités, entreprises,...)
aujourd’hui effet inverse qd une victime se confesse = on accable tout de suite l’homme
pub il y a 40 ans = hyper sexualisées, femmes nues pour vendre
mais rapport H/F tjs compliqués
amnésie traumatique = en cours d’assise, on pense que ça n’existe pas
état de dissociation = comment est-ce possible qu’une victime n’ait pas bougé, n’a pas réagit
victimes ont honte car se disent qu’elles ressentaient du plaisir
→ zone sexuelle : zone la plus innervée du corps
ressentir des choses ≠ plaisir
triple peine :
• victime
• pas reconnu
• sentiment d’être responsable
- alors que c’est le rôle de l’adulte d’être responsable, un enfant n’a pas le niveau de structure
mentale pour imaginer qu’un adulte puisse lui demander des pratiques sexuelles (sauf s’il a déjà
subi, ou vu des films, etc)