Introduction :
Arthur Rimbaud est un poète français du XIXe siècle, dont l’œuvre, bien que brève, a
profondément marqué la poésie moderne. Son style novateur, sa rupture avec les codes
traditionnels et sa vie hors du commun en font une figure mythique de la littérature.
Les Cahiers de Douai est un ensemble de vingt-deux poèmes écrits par Arthur Rimbaud alors
adolescent. Aux poèmes amoureux se mêlent des poèmes à visée politique et satirique. On y
trouve un mélange entre tradition poétique et modernisation du langage et des thèmes.
Le poème « Le Mal », se distingue par sa tonalité sombre et sa réflexion sur la souffrance et
le mal qui défigure le monde. Le contexte guerrier ici évoque fait référence à la guerre de la
France contre la Prusse en 1870. Le jeune poète se révolte contre la guerre et l’hypocrisie
des dirigeants.
lecture expressive du texte.
Après la lecture de ce texte, nous pouvons nous demander comment à travers un poème
engagé et virulent, Rimbaud témoigne-t-il de son indignation et de sa révolte face au
« Mal » ?
Pour répondre à cette problématique, nous pouvons décomposer le texte en trois
mouvements :
Le premier, de la ligne 1 à 6, dresse les conséquences dévastatrices de la guerre.
Le deuxième de la ligne 7 à 8, fait l’éloge de la Nature qui a créé les hommes saintement.
Le troisième, de la ligne 9 à 14, critique le « marché » de la religion.
Mouvement 1 : Les conséquences dévastatrices de la guerre.
Dans ce premier mouvement, Rimbaud peint une scène de guerre infernale, où la violence et
la destruction sont omniprésentes. Il dénonce avec une grande intensité le carnage et le
mépris des dirigeants envers la vie humaine.
1. Une mise en scène de violence extrême
o Répétition « Tandis que » : introduit la simultanéité des actions, plongeant
immédiatement le lecteur dans l'enfer de la guerre, une scène chaotique où
plusieurs événements violents se déroulent en même temps.
o Personnification des balles « les crachats rouges de la mitraille » : l'image de
la mitraille devient un être qui crache et fait saigner. Cela renforce le
caractère sale et insensé de la guerre.
o Champ lexical des couleurs : « rouge, bleu, écarlate, vert » : Ces couleurs,
vives et violentes, évoquent le sang, la souffrance et la dévastation, mais aussi