Ecologie Générale
Chapitre 1 : Introduction à l’écologie
I. Qu-est-ce que l’écologie ?
A. Définition
Le premier à avoir employé le mot écologie se nomme Emst Haeckel en 1866. L’écologie correspond
à la science de l’habitat. E. HARCKEL dit que l’écologie correspond à : « L’étude des rapports de
l’animal avec son milieu, soit inorganique, soit organique et en particulier ses rapports amicaux et
hostiles avec les autres animaux ou avec les plantes avec lesquels il est en contact. »
Cette définition n’est pas complète car il ne considère que le domaine animal
B. Quelques dates significatives
Les années 1970 en France :
- 1970 : création du premier ministère de l’Environnement, Jacques Chaban Delmas alors
premier ministre de Pompidou nomme à sa tête R.Poujade
- 1974 : première candidature de la République sous l’étiquette « Ecologie »
- 1976 : création d’une section Ecologie au sein du département des sciences de la vie au
CNRS.
Au point de vue internationale :
- 1988 : création IPCC (en fr GIEC) par l’ONU
- 1992 : conférence internationale de rio sur biodiversité
- 1997 : signature du « protocole de Kyoto » sur la réduction des émissions de gaz à effet de
serre
- 2005 : Millénium Ecosystem Assessment : rapport de l’ONU sur le changement des
écosystèmes
C. Les Systèmes écosystémiques
Les experts ont étudié l’impact du développement des écosystèmes sur les sociétés humaines.
Les écosystèmes rendent des services écosystémiques et des biens.
Un service écosystémique correspond à l’avantage que l’Homme retire de l’exploitation des
écosystèmes sans avoir à fournir d’efforts.
Les services que rendent les écosystèmes aux sociétés humaines :
- Le service d’approvisionnement : Les écosystèmes pourvoient des ressources (nourritures,
combustibles, ressources énergétiques…).
- Le service de régulation (régulation du climat, de la pollinisation, des maladies…).
- Le service culturel (Art, éducation, fonctions spirituelles…).
Tous ces services reposent sur un autre type de service : le service d’appui.
Ces services participent aux biens être de l’homme au niveau de :
- La sécurité (minimisation des catastrophes naturelles…).
- L’approvisionnement pour les besoins basiques.
- La santé.
- La cohésion sociale.
D. L’écologie Aujourd’hui
Aujourd’hui, l’écologie c’est l’étude des interactions entre les organismes vivants et leur milieu. Mais
aussi des interactions mutuelles entre les organismes dans les conditions naturelles.
1
, Ecologie Générale
Chapitre 1 : Introduction à l’écologie
II. Place de l’écologie dans les sciences biologiques
A. Les Champs de Discipline en Biologie
Les champs disciplinaires en biologie :
- Par grands groupes d’organismes : microbio, bv, ba ..
- Par l’approche : Biologie Moléculaire, Biologie Cellulaire, Génétique et Physiologie.
B. Les Niveaux d’intégration des processus biologiques
Cependant on considère différents niveaux d’intégrations des processus biologiques :
- Nveau de base = population : ensemble d’individu appartenant à la même espèce mais aussi
des individus capables de se reproduire entre eux. Ces individus occupent le même habitat.
- Au-dessus de la population, on trouve la biocénose : communauté d’être vivants
interdépendants qui occupent un même biotope. C’est donc la composante vivante d’un
écosystème. Une communauté végétale est appelée phytocénose et une communauté
animale est appelée zoocénose.
Le biotope correspond à l’ensemble des facteurs chimiques et biochimiques d’un habitat. En
écologie, ce terme désigne la composante non vivante d’un écosystème.
L’écosystème correspond à l’interaction entre biocénose et biotope. Il s’agit d’un ensemble
dynamique composé d'un milieu déterminé (le biotope) et de la totalité des êtres vivants qui
l'occupent (la biocénose) en interagissant entre eux et avec le milieu ambiant.
L’ensemble des êtres vivants rencontrés sur la planète constituent la biosphère. La biosphère
interagit avec la lithosphère, l’hydrosphère et l’atmosphère, cela forme l’écosphère.
2
, Ecologie Générale
Chapitre 1 : Introduction à l’écologie
Un écologue étudie l’organisation, le fonctionnement et l’évolution des systèmes biologiques
correspondant aux niveaux d’intégration égaux ou supérieurs à celui de l’individu.
C. Et la Terre ?
En 1979, James E. LOVELOCK a dit: «Gaia, a New Look at Life on Earth»; (Traduction: « La
terre est un être vivant »).
Exemple :
Lorsque l’albédo augmente (du a des surfaces claires), on a de faibles températures à la surface de la
Terre.
Lorsque l’albédo diminue (du a des surfaces foncées), on a de fortes températures à la surface de la
Terre.
Bilan, la planète s’autorégule
III. Les grandes divisions de la démarche écologique
A. Ecologie fondamentale/ Ecologie appliquée
L’écologie fondamentale permet de comprendre les écosystèmes et leur fonctionnement.
L’écologie appliquée correspond à la mise en œuvre des concepts proposés par l’écologie
fondamentale.
Exemple : L’écologie fondamentale dit que le nombre d’espèces augmente avec la surface d’un
écosystème. L’écologie appliquée permet de mettre en application le dimensionnement d’un parc
naturel.
B. Autécologie/Synécologie
Si l’on s’intéresse à un individu et que l’on étudie les effets abiotiques (facteurs physiques et
chimiques : chaleur, lumière, eau, air…), on fait de l’écophysiologie (partie de l’autoécologie).
On fait aussi de l’autoécologie, quand on s’intéresse aux interactions entre population.
Autoécologie : étude des rapports entre l’individu ou la population et son environnement.
Si l’on s’intéresse à plusieurs espèces, on a une approche synécologie : on prend en compte la
communauté (biocénose) et les différents interactions de la biocénose.
Synécologie : étude des interactions entre les espèces à l’échelle de biocénose. Partie de l'écologie
qui étudie l’effet des facteurs abiotiques, et les interactions intraspécifiques et interspécifiques sur
les communautés.
La différence entre autoécologie et synécologie est une question d’échelle.
• Notion de propriété d’émergence :
Propriétés émergentes : Un système présente des propriétés qui lui sont propres et non réductibles
à la somme des parties qui le composent.
C. Biologie des populations
On est ici à l’échelle de la population.
Les aspects fondamentaux de la biologie des populations sont :
- La variabilité (dynamique des population) : démographie, organisation sociale, productivité.
- L’adaptation aux conditions du milieu
- La sélection naturelle
Il y a de nombreuses applications comme :
- La gestion des population exploitables.
- La régulation.
3
, Ecologie Générale
Chapitre 1 : Introduction à l’écologie
D. Analyse des communautés et des écosystèmes
Les aspects fondamentaux de l’analyse des communautés et des écosystèmes sont :
- Les relations interspécifiques : coopération, compétition, prédation, parasitisme.
- Les cycles biogéochimiques (C, N, S, …).
- La dynamique (équilibres, succession, évolution).
Il y a de nombreuses applications :
- En agriculture : lutte biologique, maîtrise de la fertilité des sols, contrôle de la productivité.
- Aménagement du territoire, gestion des forêts.
- Préservation de la biodiversité.
E. Ecologie humaine
Ecologie humaine : c’est l’étude des relations entre l’Homme et son environnement.
F. A la marge de l’écologie : éthologie, écologisme
Ethologie : Science du comportement.
Ecologisme : Science politique qui prend racine dans l’écologie
4
Chapitre 1 : Introduction à l’écologie
I. Qu-est-ce que l’écologie ?
A. Définition
Le premier à avoir employé le mot écologie se nomme Emst Haeckel en 1866. L’écologie correspond
à la science de l’habitat. E. HARCKEL dit que l’écologie correspond à : « L’étude des rapports de
l’animal avec son milieu, soit inorganique, soit organique et en particulier ses rapports amicaux et
hostiles avec les autres animaux ou avec les plantes avec lesquels il est en contact. »
Cette définition n’est pas complète car il ne considère que le domaine animal
B. Quelques dates significatives
Les années 1970 en France :
- 1970 : création du premier ministère de l’Environnement, Jacques Chaban Delmas alors
premier ministre de Pompidou nomme à sa tête R.Poujade
- 1974 : première candidature de la République sous l’étiquette « Ecologie »
- 1976 : création d’une section Ecologie au sein du département des sciences de la vie au
CNRS.
Au point de vue internationale :
- 1988 : création IPCC (en fr GIEC) par l’ONU
- 1992 : conférence internationale de rio sur biodiversité
- 1997 : signature du « protocole de Kyoto » sur la réduction des émissions de gaz à effet de
serre
- 2005 : Millénium Ecosystem Assessment : rapport de l’ONU sur le changement des
écosystèmes
C. Les Systèmes écosystémiques
Les experts ont étudié l’impact du développement des écosystèmes sur les sociétés humaines.
Les écosystèmes rendent des services écosystémiques et des biens.
Un service écosystémique correspond à l’avantage que l’Homme retire de l’exploitation des
écosystèmes sans avoir à fournir d’efforts.
Les services que rendent les écosystèmes aux sociétés humaines :
- Le service d’approvisionnement : Les écosystèmes pourvoient des ressources (nourritures,
combustibles, ressources énergétiques…).
- Le service de régulation (régulation du climat, de la pollinisation, des maladies…).
- Le service culturel (Art, éducation, fonctions spirituelles…).
Tous ces services reposent sur un autre type de service : le service d’appui.
Ces services participent aux biens être de l’homme au niveau de :
- La sécurité (minimisation des catastrophes naturelles…).
- L’approvisionnement pour les besoins basiques.
- La santé.
- La cohésion sociale.
D. L’écologie Aujourd’hui
Aujourd’hui, l’écologie c’est l’étude des interactions entre les organismes vivants et leur milieu. Mais
aussi des interactions mutuelles entre les organismes dans les conditions naturelles.
1
, Ecologie Générale
Chapitre 1 : Introduction à l’écologie
II. Place de l’écologie dans les sciences biologiques
A. Les Champs de Discipline en Biologie
Les champs disciplinaires en biologie :
- Par grands groupes d’organismes : microbio, bv, ba ..
- Par l’approche : Biologie Moléculaire, Biologie Cellulaire, Génétique et Physiologie.
B. Les Niveaux d’intégration des processus biologiques
Cependant on considère différents niveaux d’intégrations des processus biologiques :
- Nveau de base = population : ensemble d’individu appartenant à la même espèce mais aussi
des individus capables de se reproduire entre eux. Ces individus occupent le même habitat.
- Au-dessus de la population, on trouve la biocénose : communauté d’être vivants
interdépendants qui occupent un même biotope. C’est donc la composante vivante d’un
écosystème. Une communauté végétale est appelée phytocénose et une communauté
animale est appelée zoocénose.
Le biotope correspond à l’ensemble des facteurs chimiques et biochimiques d’un habitat. En
écologie, ce terme désigne la composante non vivante d’un écosystème.
L’écosystème correspond à l’interaction entre biocénose et biotope. Il s’agit d’un ensemble
dynamique composé d'un milieu déterminé (le biotope) et de la totalité des êtres vivants qui
l'occupent (la biocénose) en interagissant entre eux et avec le milieu ambiant.
L’ensemble des êtres vivants rencontrés sur la planète constituent la biosphère. La biosphère
interagit avec la lithosphère, l’hydrosphère et l’atmosphère, cela forme l’écosphère.
2
, Ecologie Générale
Chapitre 1 : Introduction à l’écologie
Un écologue étudie l’organisation, le fonctionnement et l’évolution des systèmes biologiques
correspondant aux niveaux d’intégration égaux ou supérieurs à celui de l’individu.
C. Et la Terre ?
En 1979, James E. LOVELOCK a dit: «Gaia, a New Look at Life on Earth»; (Traduction: « La
terre est un être vivant »).
Exemple :
Lorsque l’albédo augmente (du a des surfaces claires), on a de faibles températures à la surface de la
Terre.
Lorsque l’albédo diminue (du a des surfaces foncées), on a de fortes températures à la surface de la
Terre.
Bilan, la planète s’autorégule
III. Les grandes divisions de la démarche écologique
A. Ecologie fondamentale/ Ecologie appliquée
L’écologie fondamentale permet de comprendre les écosystèmes et leur fonctionnement.
L’écologie appliquée correspond à la mise en œuvre des concepts proposés par l’écologie
fondamentale.
Exemple : L’écologie fondamentale dit que le nombre d’espèces augmente avec la surface d’un
écosystème. L’écologie appliquée permet de mettre en application le dimensionnement d’un parc
naturel.
B. Autécologie/Synécologie
Si l’on s’intéresse à un individu et que l’on étudie les effets abiotiques (facteurs physiques et
chimiques : chaleur, lumière, eau, air…), on fait de l’écophysiologie (partie de l’autoécologie).
On fait aussi de l’autoécologie, quand on s’intéresse aux interactions entre population.
Autoécologie : étude des rapports entre l’individu ou la population et son environnement.
Si l’on s’intéresse à plusieurs espèces, on a une approche synécologie : on prend en compte la
communauté (biocénose) et les différents interactions de la biocénose.
Synécologie : étude des interactions entre les espèces à l’échelle de biocénose. Partie de l'écologie
qui étudie l’effet des facteurs abiotiques, et les interactions intraspécifiques et interspécifiques sur
les communautés.
La différence entre autoécologie et synécologie est une question d’échelle.
• Notion de propriété d’émergence :
Propriétés émergentes : Un système présente des propriétés qui lui sont propres et non réductibles
à la somme des parties qui le composent.
C. Biologie des populations
On est ici à l’échelle de la population.
Les aspects fondamentaux de la biologie des populations sont :
- La variabilité (dynamique des population) : démographie, organisation sociale, productivité.
- L’adaptation aux conditions du milieu
- La sélection naturelle
Il y a de nombreuses applications comme :
- La gestion des population exploitables.
- La régulation.
3
, Ecologie Générale
Chapitre 1 : Introduction à l’écologie
D. Analyse des communautés et des écosystèmes
Les aspects fondamentaux de l’analyse des communautés et des écosystèmes sont :
- Les relations interspécifiques : coopération, compétition, prédation, parasitisme.
- Les cycles biogéochimiques (C, N, S, …).
- La dynamique (équilibres, succession, évolution).
Il y a de nombreuses applications :
- En agriculture : lutte biologique, maîtrise de la fertilité des sols, contrôle de la productivité.
- Aménagement du territoire, gestion des forêts.
- Préservation de la biodiversité.
E. Ecologie humaine
Ecologie humaine : c’est l’étude des relations entre l’Homme et son environnement.
F. A la marge de l’écologie : éthologie, écologisme
Ethologie : Science du comportement.
Ecologisme : Science politique qui prend racine dans l’écologie
4