Amorce : Le théâtre remonte à l’antiquité et vient du grec Theatron qui
signifie « contempler ». Il désigne à la fois un texte et une représentation
Introduction : Molière est un auteur classique, compose le Malade
imaginaire en 1673. Cette comédie met en scène Argan, un hypocondriaque,
qui veut marier sa fille Angélique à un médecin calamiteux : Thomas Diafoirus.
Ici nous sommes à un moment clé, Cléante sert ici de se faire valoir pour
Angélique, Argan entre en compétition avec le père Diafoirus et veut montrer
que sa fille est talentueuse. Angélique se retrouve donc à chanter montrer ses
qualités. Il y a donc une mise en abyme. Angélique et Cléante se dévoilent leurs
sentiments en interprétant les personnages de Philis et Tircis.
Problématique : Or dans quelle mesure s’agit-il d’une véritable déclaration
d’amour ?
Mouvement 1 : le spectacle chanter
Mouvement 2 : Les commentaires sur la chanson
Mouvement 1 :
-Théâtre dans le théâtre = mise en abyme, Angélique et Cléante donnent une
représentation chantée, ce moyen est utilisé ici pour détourner l’expression de
l’amour. De plus les choix des noms de personnages interprétés (Tircis et Philis)
ne sont pas choisis au hasard car Tircis = personnage amoureux et Philis =
« aimer » en grec
-Le genre pastoral permet à Cléante et Angélique d’assumer des rôles
d’amoureux, ils vont pouvoirs se parler d’amour et s’avouer leurs sentiments.
-Phrases interrogative, Cléante veut être rassuré. Il invite Angélique à dévoiler
ses sentiments
-Double énonciation entre Cléante et Angélique = comédien parle au
personnage mais aussi au public
-Antithèse « vivre » / « mourir » = amour passion
- « Je lève les yeux au ciel, je vous regarde, je soupire » : gradation ascendante
de l’attente / amour articulée en un rythme ternaire. Gravité de la situation
<Roland Barthes « l’amoureux est celui qui attend »>