Le temps
Introduction
● Citation de Saint Augustin dans Les Confessions : "Qu'est-ce que le temps ?
Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et
que je veuille l'expliquer, je ne le sais plus."
● Cette réponse dénote l'impuissance à conceptualiser la notion du temps.
● Communément, on le définit comme une durée marquée par une
succession d'évènements.
● Question : dans l'absence d'événements, que serait le temps ?
● Ce qu'on distingue, c'est la succession des faits : il y a des faits passés et
révolus, des faits présents et des faits à venir.
● C'est donc l'ordre des choses qui s'impose à nous.
● Ce qui permet de donner un caractère essentiel au temps, c'est
l'irréversibilité.
● Le passé est ce qui n'est plus ; l'avenir est ce qui n'est pas encore.
● Nous ne pouvons revenir au passé ni aller à l'avenir.
● Question : est-ce le temps que nous définissons ainsi ou notre
conscience du temps ?
● La difficulté est double :
1. Le temps sans les évènements n'est pas une substance, un concept
saisissable par l'esprit.
2. Le temps sans la conscience est un mystère encore plus abyssal.
● Questions centrales :
1. Est-il possible de saisir objectivement le temps ou devons-nous nous
contenter de sa représentation subjective ?
2. Sommes-nous dans le temps ou le temps est-il en nous ?
● Plan annoncé :
1. Distinguer les différentes conceptions du temps.
2. S'interroger sur le rapport du temps à l'existence de l'homme.
3. Montrer comment le temps qui défie la pensée a été soumis à la
volonté de l'homme (par l'imagination, l'art, et la philosophie).
, I- Temps des horloges, temps de la physique et temps de
la conscience
1- Le temps objectivé
● Le temps, rattaché à la racine latine tempus et tem (qui veut dire diviser),
aurait le sens de période, de division en jours, mois et années.
● C'est ce qui a conduit la science à concevoir le temps comme un cadre
homogène qu'on peut mesurer et où se succèdent les phénomènes et les
événements.
● Cette conception d'ordre pratique témoigne de la volonté de l'homme d'être
maître de sa fugacité.
● Cela facilite la planification et la vie sociale.
● La mesure scientifique et objective du temps découle d'une conception
cosmologique.
● Définition d'Aristote : le temps est "la mesure du mouvement selon l'avant
et l'après". C'est le temps du monde, défini par son irréversibilité.
● Le temps s'inscrit dans un ordre orienté ou fléché : il ne revient jamais en
arrière.
● C'est le principe de l'entropie : plus le temps passe, plus les corps se
désorganisent (exemple : le morceau de sucre dans l'eau ne revient jamais à
ce qu'il était avant).
● Théorie de Newton : le temps est absolu car il est le même partout.
● Théorie de la relativité d'Einstein : la mesure du temps change selon le lieu
où se trouve l'observateur. Le temps est donc relatif.
● Expérience de pensée de Paul Langevin (paradoxe des jumeaux) :
○ Imaginons deux jumeaux : l'un reste sur Terre, l'autre part dans
l'espace à une vitesse proche de celle de la lumière.
○ Après un an de voyage (durée mesurée par une horloge embarquée),
le jumeau astronaute retrouvera une Terre vieillie de plusieurs
siècles et son frère mort depuis longtemps.
○ Le temps de voyage aurait ralenti le temps par rapport à celui de la
Terre.
● Ainsi, le temps mesuré n'est plus le même.
2- Le temps de la conscience
● Notre représentation du temps est subjective : c'est ce qu'on appelle la
temporalité, car il est saisi comme une propriété de l'âme humaine.
● Nous ne sommes pas dans le temps ; c'est le temps qui est en nous.
Introduction
● Citation de Saint Augustin dans Les Confessions : "Qu'est-ce que le temps ?
Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et
que je veuille l'expliquer, je ne le sais plus."
● Cette réponse dénote l'impuissance à conceptualiser la notion du temps.
● Communément, on le définit comme une durée marquée par une
succession d'évènements.
● Question : dans l'absence d'événements, que serait le temps ?
● Ce qu'on distingue, c'est la succession des faits : il y a des faits passés et
révolus, des faits présents et des faits à venir.
● C'est donc l'ordre des choses qui s'impose à nous.
● Ce qui permet de donner un caractère essentiel au temps, c'est
l'irréversibilité.
● Le passé est ce qui n'est plus ; l'avenir est ce qui n'est pas encore.
● Nous ne pouvons revenir au passé ni aller à l'avenir.
● Question : est-ce le temps que nous définissons ainsi ou notre
conscience du temps ?
● La difficulté est double :
1. Le temps sans les évènements n'est pas une substance, un concept
saisissable par l'esprit.
2. Le temps sans la conscience est un mystère encore plus abyssal.
● Questions centrales :
1. Est-il possible de saisir objectivement le temps ou devons-nous nous
contenter de sa représentation subjective ?
2. Sommes-nous dans le temps ou le temps est-il en nous ?
● Plan annoncé :
1. Distinguer les différentes conceptions du temps.
2. S'interroger sur le rapport du temps à l'existence de l'homme.
3. Montrer comment le temps qui défie la pensée a été soumis à la
volonté de l'homme (par l'imagination, l'art, et la philosophie).
, I- Temps des horloges, temps de la physique et temps de
la conscience
1- Le temps objectivé
● Le temps, rattaché à la racine latine tempus et tem (qui veut dire diviser),
aurait le sens de période, de division en jours, mois et années.
● C'est ce qui a conduit la science à concevoir le temps comme un cadre
homogène qu'on peut mesurer et où se succèdent les phénomènes et les
événements.
● Cette conception d'ordre pratique témoigne de la volonté de l'homme d'être
maître de sa fugacité.
● Cela facilite la planification et la vie sociale.
● La mesure scientifique et objective du temps découle d'une conception
cosmologique.
● Définition d'Aristote : le temps est "la mesure du mouvement selon l'avant
et l'après". C'est le temps du monde, défini par son irréversibilité.
● Le temps s'inscrit dans un ordre orienté ou fléché : il ne revient jamais en
arrière.
● C'est le principe de l'entropie : plus le temps passe, plus les corps se
désorganisent (exemple : le morceau de sucre dans l'eau ne revient jamais à
ce qu'il était avant).
● Théorie de Newton : le temps est absolu car il est le même partout.
● Théorie de la relativité d'Einstein : la mesure du temps change selon le lieu
où se trouve l'observateur. Le temps est donc relatif.
● Expérience de pensée de Paul Langevin (paradoxe des jumeaux) :
○ Imaginons deux jumeaux : l'un reste sur Terre, l'autre part dans
l'espace à une vitesse proche de celle de la lumière.
○ Après un an de voyage (durée mesurée par une horloge embarquée),
le jumeau astronaute retrouvera une Terre vieillie de plusieurs
siècles et son frère mort depuis longtemps.
○ Le temps de voyage aurait ralenti le temps par rapport à celui de la
Terre.
● Ainsi, le temps mesuré n'est plus le même.
2- Le temps de la conscience
● Notre représentation du temps est subjective : c'est ce qu'on appelle la
temporalité, car il est saisi comme une propriété de l'âme humaine.
● Nous ne sommes pas dans le temps ; c'est le temps qui est en nous.