La Science
Introduction :
● Du latin scientia (savoir), désigne un ensemble de connaissances
rationnelles fondées sur :
○ La démonstration (logique et mathématique).
○ L’expérience (sciences expérimentales).
● Il s’agit d’établir un ensemble structuré de connaissances relatives à des
faits obéissant à des lois objectives.
● La science exige systématisation et méthode.
● Sa finalité : saisir les lois qui structurent le réel.
● Au sens général : la somme des connaissances acquises par l’étude, la
réflexion ou l’expérience.
● On distingue :
○ Les sciences « dures » (physique, chimie, biologie).
○ Les sciences humaines (psychologie, sociologie, histoire).
● Le terme « science » peut aussi désigner :
○ La théologie chrétienne (science spirituelle, religieuse).
○ Les « pseudosciences » (disciplines non reconnues
scientifiquement).
● La science, par son exigence d’objectivité et de preuves, se présente
comme un modèle de vérité pour connaître le réel.
I- La science comme modèle de vérité
A) Qu’est-ce que l’expérience ?
● Sens courant : connaissances acquises tout au long de la vie.
● Sens philosophique : connaissance dérivée des sens.
● Sens scientifique : expérimentation, observation et interrogation des
phénomènes sensibles.
● Double caractère de l’expérience :
○ Passif : réceptivité (on reçoit l’information).
○ Actif : activité intellectuelle et expérimentale.
● Claude Bernard : « L'expérience est une observation provoquée dans le
but de faire naître une idée. »
● Positivisme (Auguste Comte) :
○ Refus de chercher le « pourquoi » (origine, cause).
, ○ Focalisation sur le « comment » (relations, lois).
○ Explication de la réalité par des faits et des lois exprimées en
langage mathématique.
B) L’expérience selon les empiristes anglais
● Empirisme : toutes nos connaissances viennent des sens ; l’individu est
passif face à l’expérience.
● John Locke (fondateur de l’empirisme anglais) :
○ Hypothèse de l’âme comme table rase (tabula rasa).
○ Toute connaissance prend sa source dans l’expérience.
○ Les idées sont acquises, non innées.
○ Deux sources des idées :
1. Sensation : observation des phénomènes extérieurs (couleur,
chaleur, etc.).
2. Réflexion : opérations intérieures de l’esprit (penser, croire,
douter, etc.).
○ La réflexion est une « perception interne » de nos propres opérations
mentales.
● Locke prône l’induction : tirer des lois générales à partir d’observations
empiriques.
● Déduction (Descartes, Aristote) : raisonner à partir de propositions
générales pour aboutir à une conclusion logique.
● Exemples :
○ Déduction : « Tous les hommes sont mortels, Socrate est un homme,
donc Socrate est mortel. »
○ Induction : « Un navire fait le tour d’une terre et revient au point de
départ → cette terre est une île. »
C) Un projet de « mathématique universelle »
● Les sciences présupposent que le réel est régi par un ordre (ex. : cycle de
l’eau).
● Les mathématiques sont un modèle de connaissance et de vérité pour les
autres disciplines.
● Descartes (rationaliste) :
○ Propose une « mathématique universelle » : appliquer le modèle
mathématique à l’ensemble du réel.
○ Ramener les phénomènes physiques à des nombres et des figures
pour étendre les certitudes mathématiques à toutes les sciences.
○ Finalité : maîtriser la nature (devenir « comme maîtres et
possesseurs de la nature »).
Introduction :
● Du latin scientia (savoir), désigne un ensemble de connaissances
rationnelles fondées sur :
○ La démonstration (logique et mathématique).
○ L’expérience (sciences expérimentales).
● Il s’agit d’établir un ensemble structuré de connaissances relatives à des
faits obéissant à des lois objectives.
● La science exige systématisation et méthode.
● Sa finalité : saisir les lois qui structurent le réel.
● Au sens général : la somme des connaissances acquises par l’étude, la
réflexion ou l’expérience.
● On distingue :
○ Les sciences « dures » (physique, chimie, biologie).
○ Les sciences humaines (psychologie, sociologie, histoire).
● Le terme « science » peut aussi désigner :
○ La théologie chrétienne (science spirituelle, religieuse).
○ Les « pseudosciences » (disciplines non reconnues
scientifiquement).
● La science, par son exigence d’objectivité et de preuves, se présente
comme un modèle de vérité pour connaître le réel.
I- La science comme modèle de vérité
A) Qu’est-ce que l’expérience ?
● Sens courant : connaissances acquises tout au long de la vie.
● Sens philosophique : connaissance dérivée des sens.
● Sens scientifique : expérimentation, observation et interrogation des
phénomènes sensibles.
● Double caractère de l’expérience :
○ Passif : réceptivité (on reçoit l’information).
○ Actif : activité intellectuelle et expérimentale.
● Claude Bernard : « L'expérience est une observation provoquée dans le
but de faire naître une idée. »
● Positivisme (Auguste Comte) :
○ Refus de chercher le « pourquoi » (origine, cause).
, ○ Focalisation sur le « comment » (relations, lois).
○ Explication de la réalité par des faits et des lois exprimées en
langage mathématique.
B) L’expérience selon les empiristes anglais
● Empirisme : toutes nos connaissances viennent des sens ; l’individu est
passif face à l’expérience.
● John Locke (fondateur de l’empirisme anglais) :
○ Hypothèse de l’âme comme table rase (tabula rasa).
○ Toute connaissance prend sa source dans l’expérience.
○ Les idées sont acquises, non innées.
○ Deux sources des idées :
1. Sensation : observation des phénomènes extérieurs (couleur,
chaleur, etc.).
2. Réflexion : opérations intérieures de l’esprit (penser, croire,
douter, etc.).
○ La réflexion est une « perception interne » de nos propres opérations
mentales.
● Locke prône l’induction : tirer des lois générales à partir d’observations
empiriques.
● Déduction (Descartes, Aristote) : raisonner à partir de propositions
générales pour aboutir à une conclusion logique.
● Exemples :
○ Déduction : « Tous les hommes sont mortels, Socrate est un homme,
donc Socrate est mortel. »
○ Induction : « Un navire fait le tour d’une terre et revient au point de
départ → cette terre est une île. »
C) Un projet de « mathématique universelle »
● Les sciences présupposent que le réel est régi par un ordre (ex. : cycle de
l’eau).
● Les mathématiques sont un modèle de connaissance et de vérité pour les
autres disciplines.
● Descartes (rationaliste) :
○ Propose une « mathématique universelle » : appliquer le modèle
mathématique à l’ensemble du réel.
○ Ramener les phénomènes physiques à des nombres et des figures
pour étendre les certitudes mathématiques à toutes les sciences.
○ Finalité : maîtriser la nature (devenir « comme maîtres et
possesseurs de la nature »).