Le bonheur
Introduction
● Citation de Pascal (Pensées) : « Tous les hommes recherchent d'être
heureux ; cela est sans exception ; quelques différents moyens qu'ils y
emploient, ils tendent tous à ce but. (...) C'est le motif de toutes les
actions de tous les hommes, jusqu'à ceux qui vont se pendre. »
● Cette citation montre que le bonheur est une notion difficile à définir
puisque chacun lui donne un sens propre à lui.
● Communément, on a tendance à définir le bonheur comme :
○ Un état subjectif qui dépend de la satisfaction de tous les désirs.
○ Un sentiment paisible de l'âme.
● Étymologie du terme bonum augurium (bon augure) :
○ Renvoie à la chance et au hasard.
○ Comme si on est dans l'attente d'un présent du ciel.
○ Cela implique qu'il ne dépend pas de notre volonté.
○ On retrouve ce sens dans des expressions comme « par bonheur » ou
« porte-bonheur ».
● Questions soulevées :
○ Cela implique-t-il qu'on ne peut atteindre le bonheur par notre
volonté ?
○ Si les hommes recherchent le bonheur, cela veut-il dire qu'ils doivent
agir pour le trouver ?
○ Comment le définir ?
○ Peut-on y accéder ?
○ Est-il subjectif, vécu de manière intime, ou objectif et donc défini
universellement ?
I- Le Bonheur, une notion problématique
Bonheur, joie et plaisir
Il convient de distinguer ces notions car chacune se rapporte à une origine et
au temps tel qu'il est vécu :
, ● Le bonheur :
○ Peut être défini comme un état de calme profond, de plénitude
durable et de bien suprême.
○ Il suppose une forme d'accomplissement de tous les désirs.
● La joie :
○ C'est un sentiment plus intense et plus durable que le simple plaisir.
○ Il est plus lié à une activité spirituelle ou intellectuelle.
○ Elle renvoie aux délectations de l'esprit (ex: joie après le
visionnement d'un film, la lecture d'un roman, ou après un acte de
bienfaisance qui donne une satisfaction morale).
● Le plaisir :
○ C'est une sensation liée au corps.
○ Il est éphémère et renvoie à ce qu'on trouve comme agréable et
doux sur le plan physique (ex: les plaisirs de la table).
Questions :
● Le bonheur est-il alors en notre pouvoir ?
● L'homme est-il fait pour être heureux ?
II- Le bonheur est possible
Les sagesses antiques ont établi des règles pour atteindre le bonheur, cela veut
dire qu'il est atteignable si on respecte certaines conditions.
Ces philosophies eudémonistes (faisant du bonheur le bien suprême, le but final
de l'existence) s'affrontent toutefois sur le plan théorique.
1- Le bonheur est associé au plaisir
● L'épicurisme (Épicure, 341av.J.C - 270 av.J.C) considère le plaisir comme le
principe du bonheur.
○ Il construit un système théorique fondé sur le calcul
précautionneux des plaisirs.
○ Question : Qu'est-ce qui nous fait souffrir ?
○ Il établit quatre causes de trouble de l'âme :
■ La crainte des dieux.
■ La crainte de la mort.
■ La crainte de la douleur.
■ L'excès.
○ Il donne alors quatre remèdes (le tétrapharmakon) :
■ Les dieux, comme tout dans le monde, sont formés d'atomes
et ne s'inquiètent pas du sort des hommes.
■ La mort n'est rien, car en mourant on n'a aucune sensation.
Introduction
● Citation de Pascal (Pensées) : « Tous les hommes recherchent d'être
heureux ; cela est sans exception ; quelques différents moyens qu'ils y
emploient, ils tendent tous à ce but. (...) C'est le motif de toutes les
actions de tous les hommes, jusqu'à ceux qui vont se pendre. »
● Cette citation montre que le bonheur est une notion difficile à définir
puisque chacun lui donne un sens propre à lui.
● Communément, on a tendance à définir le bonheur comme :
○ Un état subjectif qui dépend de la satisfaction de tous les désirs.
○ Un sentiment paisible de l'âme.
● Étymologie du terme bonum augurium (bon augure) :
○ Renvoie à la chance et au hasard.
○ Comme si on est dans l'attente d'un présent du ciel.
○ Cela implique qu'il ne dépend pas de notre volonté.
○ On retrouve ce sens dans des expressions comme « par bonheur » ou
« porte-bonheur ».
● Questions soulevées :
○ Cela implique-t-il qu'on ne peut atteindre le bonheur par notre
volonté ?
○ Si les hommes recherchent le bonheur, cela veut-il dire qu'ils doivent
agir pour le trouver ?
○ Comment le définir ?
○ Peut-on y accéder ?
○ Est-il subjectif, vécu de manière intime, ou objectif et donc défini
universellement ?
I- Le Bonheur, une notion problématique
Bonheur, joie et plaisir
Il convient de distinguer ces notions car chacune se rapporte à une origine et
au temps tel qu'il est vécu :
, ● Le bonheur :
○ Peut être défini comme un état de calme profond, de plénitude
durable et de bien suprême.
○ Il suppose une forme d'accomplissement de tous les désirs.
● La joie :
○ C'est un sentiment plus intense et plus durable que le simple plaisir.
○ Il est plus lié à une activité spirituelle ou intellectuelle.
○ Elle renvoie aux délectations de l'esprit (ex: joie après le
visionnement d'un film, la lecture d'un roman, ou après un acte de
bienfaisance qui donne une satisfaction morale).
● Le plaisir :
○ C'est une sensation liée au corps.
○ Il est éphémère et renvoie à ce qu'on trouve comme agréable et
doux sur le plan physique (ex: les plaisirs de la table).
Questions :
● Le bonheur est-il alors en notre pouvoir ?
● L'homme est-il fait pour être heureux ?
II- Le bonheur est possible
Les sagesses antiques ont établi des règles pour atteindre le bonheur, cela veut
dire qu'il est atteignable si on respecte certaines conditions.
Ces philosophies eudémonistes (faisant du bonheur le bien suprême, le but final
de l'existence) s'affrontent toutefois sur le plan théorique.
1- Le bonheur est associé au plaisir
● L'épicurisme (Épicure, 341av.J.C - 270 av.J.C) considère le plaisir comme le
principe du bonheur.
○ Il construit un système théorique fondé sur le calcul
précautionneux des plaisirs.
○ Question : Qu'est-ce qui nous fait souffrir ?
○ Il établit quatre causes de trouble de l'âme :
■ La crainte des dieux.
■ La crainte de la mort.
■ La crainte de la douleur.
■ L'excès.
○ Il donne alors quatre remèdes (le tétrapharmakon) :
■ Les dieux, comme tout dans le monde, sont formés d'atomes
et ne s'inquiètent pas du sort des hommes.
■ La mort n'est rien, car en mourant on n'a aucune sensation.