La conscience et l’inconscient simplifiés
Introduction :
● La conscience renvoie à la capacité de se saisir comme être dans le réel.
● Étymologie latine : "cum-scientia" = "savoir ensemble", synthèse unifiant
l'expérience du réel.
● Prendre conscience : s'apercevoir de ce qui se passe autour de soi et en soi.
● Questions : Peut-on tout connaître de soi ? Quelles sont les limites de la
conscience ?
● L'inconscience est-elle une perte de maîtrise de soi ?
● Notion polysémique de la conscience :
○ Premier sens : dimension psychologique (intériorité).
○ Second sens : dimension morale.
● Questions psychologiques :
○ Sommes-nous sûrs que rien n'échappe à notre conscience ?
○ Dans quelle mesure ce qui échappe à la conscience influence nos
actes ?
○ En sommes-nous moralement responsables ?
I-La conscience est-elle réflexion ?
1. La conscience est représentation
● Se représenter = rendre présent à l'esprit.
● Représentation = perception d'un objet, extérieur (monde) ou intérieur
(sentiments, rêves).
● Conscience immédiate ou spontanée : activité diffuse et irréfléchie
accompagnant les actes psychiques.
● Conscience réfléchie ou réflexive : dédoublement du sujet qui se saisit
comme objet de sa propre représentation et s'examine.
● Hegel : « Du fait même que l'homme sait qu'il est, il cesse de l'être. » (Le
savoir dépasse le simple reflet).
● Lacan : conscience de soi effective après 3 ans (« stade du miroir »).
2. La conscience est réflexion
● L'homme se saisit comme être pensant.
● La conscience n'est pas un acte passif, mais une réflexion mobilisant
raison, mémoire, langage.
, ● Descartes : conscience de soi = fondement du sujet pensant et de la
connaissance.
● La méthode du doute aboutit à : douter = penser = être. Conclusion : « Je
pense, donc je suis » (Cogito).
● Le cogito cartésien fait de la conscience le premier principe et point de
départ de toute quête de certitude et de vérité.
Texte de Descartes :
● Question : « Mais moi, qui suis-je, maintenant que je suppose un
trompeur tout-puissant ? »
● Examen des attributs corporels (nourriture, marche) : ne peuvent être
affirmés si je n'ai pas de corps.
● Examen de la sensation : nécessite un corps ; perceptions du sommeil
peuvent être illusoires.
● Découverte de la pensée : attribut indissociable de moi. « Je suis, j'existe »
est certain.
● Durée de l'existence : « autant de temps que je pense ».
● Conclusion : « je ne suis donc, précisément parlant, qu'une chose qui
pense » (esprit, entendement, raison).
● Source : Descartes, Méditations philosophiques (1641).
3. La conscience est une illusion due au langage
● Nietzsche : la conscience s'est développée sous la pression du besoin de
communiquer.
● La conscience n'est qu'un « réseau de communications entre les
hommes ».
● Le langage, né du besoin de survie, ne permet de se représenter qu'une
infime partie de la pensée.
● Cette partie est la « plus mauvaise », commune à tous (le « troupeau »).
● L'homme ne prend conscience que de son côté « non individuel ».
● Le « je » du cogito cartésien est une illusion grammaticale.
● Si la langue disait « ça parle en moi », la croyance en un sujet connaissant
disparaîtrait.
● Le « je » est une supposition. La conscience n'implique pas la
connaissance de soi.
● Spinoza : notre connaissance de soi est une illusion de la liberté
(Éthique).
Introduction :
● La conscience renvoie à la capacité de se saisir comme être dans le réel.
● Étymologie latine : "cum-scientia" = "savoir ensemble", synthèse unifiant
l'expérience du réel.
● Prendre conscience : s'apercevoir de ce qui se passe autour de soi et en soi.
● Questions : Peut-on tout connaître de soi ? Quelles sont les limites de la
conscience ?
● L'inconscience est-elle une perte de maîtrise de soi ?
● Notion polysémique de la conscience :
○ Premier sens : dimension psychologique (intériorité).
○ Second sens : dimension morale.
● Questions psychologiques :
○ Sommes-nous sûrs que rien n'échappe à notre conscience ?
○ Dans quelle mesure ce qui échappe à la conscience influence nos
actes ?
○ En sommes-nous moralement responsables ?
I-La conscience est-elle réflexion ?
1. La conscience est représentation
● Se représenter = rendre présent à l'esprit.
● Représentation = perception d'un objet, extérieur (monde) ou intérieur
(sentiments, rêves).
● Conscience immédiate ou spontanée : activité diffuse et irréfléchie
accompagnant les actes psychiques.
● Conscience réfléchie ou réflexive : dédoublement du sujet qui se saisit
comme objet de sa propre représentation et s'examine.
● Hegel : « Du fait même que l'homme sait qu'il est, il cesse de l'être. » (Le
savoir dépasse le simple reflet).
● Lacan : conscience de soi effective après 3 ans (« stade du miroir »).
2. La conscience est réflexion
● L'homme se saisit comme être pensant.
● La conscience n'est pas un acte passif, mais une réflexion mobilisant
raison, mémoire, langage.
, ● Descartes : conscience de soi = fondement du sujet pensant et de la
connaissance.
● La méthode du doute aboutit à : douter = penser = être. Conclusion : « Je
pense, donc je suis » (Cogito).
● Le cogito cartésien fait de la conscience le premier principe et point de
départ de toute quête de certitude et de vérité.
Texte de Descartes :
● Question : « Mais moi, qui suis-je, maintenant que je suppose un
trompeur tout-puissant ? »
● Examen des attributs corporels (nourriture, marche) : ne peuvent être
affirmés si je n'ai pas de corps.
● Examen de la sensation : nécessite un corps ; perceptions du sommeil
peuvent être illusoires.
● Découverte de la pensée : attribut indissociable de moi. « Je suis, j'existe »
est certain.
● Durée de l'existence : « autant de temps que je pense ».
● Conclusion : « je ne suis donc, précisément parlant, qu'une chose qui
pense » (esprit, entendement, raison).
● Source : Descartes, Méditations philosophiques (1641).
3. La conscience est une illusion due au langage
● Nietzsche : la conscience s'est développée sous la pression du besoin de
communiquer.
● La conscience n'est qu'un « réseau de communications entre les
hommes ».
● Le langage, né du besoin de survie, ne permet de se représenter qu'une
infime partie de la pensée.
● Cette partie est la « plus mauvaise », commune à tous (le « troupeau »).
● L'homme ne prend conscience que de son côté « non individuel ».
● Le « je » du cogito cartésien est une illusion grammaticale.
● Si la langue disait « ça parle en moi », la croyance en un sujet connaissant
disparaîtrait.
● Le « je » est une supposition. La conscience n'implique pas la
connaissance de soi.
● Spinoza : notre connaissance de soi est une illusion de la liberté
(Éthique).