Comment rédiger une introduction pour la dissertation juridique ?
L’introduction est une étape importante dans la rédaction d’une dissertation. Pour traiter un sujet
donné, elle joue le rôle d’une sorte de menu du jour. Il faut annoncer les ingrédients et l’ordre dans
lequel ils seront servis. Même si cette métaphore est sans doute trop laconique, il faut en retenir
l’idée.
Structurellement, une introduction se présente toujours de la même manière. On dit qu’elle a la
forme d’un entonnoir, c’est-à-dire qu’au fur et à mesure de sa lecture elle doit se rétrécir jusqu’à finir
par l’annonce du plan. Elle comprend certaines phases incontournables.
- Phrase d’attaque : une phrase d’attaque ou d’accroche qui doit amener sur l’annonce du sujet et
qui doit susciter l’intérêt du lecteur. Il pourra être fait usage de citations, d’une référence à
l’actualité, … En tout état de cause, il faut éviter de commencer par une phrase d’ordre trop général
dont le lien avec le sujet est difficilement identifiable.
- Annonce du sujet : il s’agit de reformuler le sujet en mettant l’accent sur les termes essentiels.
- Définition des termes du sujet : cette étape est très importante car elle conditionne la
compréhension du sujet, la façon dont il sera abordé. Cette phase peut parfois commander un effort
de délimitation. Par exemple, pour un sujet sur les personnes publiques on pourra évincer l’étude
des personnes privées ou pour un sujet sur les contrats administratifs on pourra écarter l’analyse des
actes administratifs ou actes unilatéraux. On notera que la délimitation matérielle du sujet peut faire
l’objet d’une étape à part entière au même titre que les délimitations temporelle ou spatiale.
- Historique : si le sujet s’y prête, il importe ici de réaliser un bref aperçu historique en retenant les
dates importantes pour la compréhension du sujet.
- Délimitation temporelle et spatiale / Droit comparé : Selon le Doyen Carbonnier, « le droit est
variable dans le temps, comme du reste dans l’espace ».
- Intérêt du sujet : les intérêts peuvent être de plusieurs natures : juridique, économique, politique,
actuel, …
- Poser la problématique : il est conseillé, au moins dans un premier temps, de poser la
problématique sous forme interrogative.
- Annonce du plan : il faut s’abstenir de parachuter l’annonce du plan (I / II : les sous-parties
composant les deux parties principales - A et B - seront annoncées sous intitulés I et II). Il doit être
amené progressivement en expliquant le sens de la démarche qui sera retenu. Généralement, le
raisonnement juridique se décline sous forme binaire, c’est-à-dire en deux parties, deux sous-parties.
Bien entendu, toutes ces phases ne doivent pas forcément se retrouver dans cet ordre.
Modèle de plan :
I]-------------------
Chapeau qui annonce A et B
,A)------------------
Chapeau qui annonce 1 et 2
1-
Transition entre 1 et 2
2-
Transition entre A et B
B)------------------
Chapeau qui annonce 1 et 2
1-
Transition entre 1 et 2
2-
Transition entre I et II
II]------------------
A)------------------
1-
2-
B)------------------
1-
2-
En principe, pas de conclusion.
Pour un commentaire d’une décision :
- L’introduction doit être initiée par une phrase d’attaque qui permet d’introduire la décision à
commenter.
- Rappel des faits de l’espèce.
- Déroulement de la procédure : sont écartés les détails sans grand intérêt au regard des problèmes
qui ont été identifiés.
Fiche
d’arrêt - Moyens des parties.
, - Motifs.
- Dispositif.
- Problème(s) juridique(s) / Problématique de l’arrêt.
Il est possible d’inverser les étapes de la manière suivante : motifs - problèmes juridiques - dispositif -
.
- Problématique générale.
- Annonce du plan.
Modèle de plan :
I]-------------------
Chapeau qui annonce A et B
A)------------------
Chapeau qui annonce 1 et 2
1-
Transition entre 1 et 2
2-
Transition entre A et B
B)------------------
Chapeau qui annonce 1 et 2
1-
Transition entre 1 et 2
2-
Transition entre I et II
II]------------------
A)------------------
1-
2-
B)------------------
1-
L’introduction est une étape importante dans la rédaction d’une dissertation. Pour traiter un sujet
donné, elle joue le rôle d’une sorte de menu du jour. Il faut annoncer les ingrédients et l’ordre dans
lequel ils seront servis. Même si cette métaphore est sans doute trop laconique, il faut en retenir
l’idée.
Structurellement, une introduction se présente toujours de la même manière. On dit qu’elle a la
forme d’un entonnoir, c’est-à-dire qu’au fur et à mesure de sa lecture elle doit se rétrécir jusqu’à finir
par l’annonce du plan. Elle comprend certaines phases incontournables.
- Phrase d’attaque : une phrase d’attaque ou d’accroche qui doit amener sur l’annonce du sujet et
qui doit susciter l’intérêt du lecteur. Il pourra être fait usage de citations, d’une référence à
l’actualité, … En tout état de cause, il faut éviter de commencer par une phrase d’ordre trop général
dont le lien avec le sujet est difficilement identifiable.
- Annonce du sujet : il s’agit de reformuler le sujet en mettant l’accent sur les termes essentiels.
- Définition des termes du sujet : cette étape est très importante car elle conditionne la
compréhension du sujet, la façon dont il sera abordé. Cette phase peut parfois commander un effort
de délimitation. Par exemple, pour un sujet sur les personnes publiques on pourra évincer l’étude
des personnes privées ou pour un sujet sur les contrats administratifs on pourra écarter l’analyse des
actes administratifs ou actes unilatéraux. On notera que la délimitation matérielle du sujet peut faire
l’objet d’une étape à part entière au même titre que les délimitations temporelle ou spatiale.
- Historique : si le sujet s’y prête, il importe ici de réaliser un bref aperçu historique en retenant les
dates importantes pour la compréhension du sujet.
- Délimitation temporelle et spatiale / Droit comparé : Selon le Doyen Carbonnier, « le droit est
variable dans le temps, comme du reste dans l’espace ».
- Intérêt du sujet : les intérêts peuvent être de plusieurs natures : juridique, économique, politique,
actuel, …
- Poser la problématique : il est conseillé, au moins dans un premier temps, de poser la
problématique sous forme interrogative.
- Annonce du plan : il faut s’abstenir de parachuter l’annonce du plan (I / II : les sous-parties
composant les deux parties principales - A et B - seront annoncées sous intitulés I et II). Il doit être
amené progressivement en expliquant le sens de la démarche qui sera retenu. Généralement, le
raisonnement juridique se décline sous forme binaire, c’est-à-dire en deux parties, deux sous-parties.
Bien entendu, toutes ces phases ne doivent pas forcément se retrouver dans cet ordre.
Modèle de plan :
I]-------------------
Chapeau qui annonce A et B
,A)------------------
Chapeau qui annonce 1 et 2
1-
Transition entre 1 et 2
2-
Transition entre A et B
B)------------------
Chapeau qui annonce 1 et 2
1-
Transition entre 1 et 2
2-
Transition entre I et II
II]------------------
A)------------------
1-
2-
B)------------------
1-
2-
En principe, pas de conclusion.
Pour un commentaire d’une décision :
- L’introduction doit être initiée par une phrase d’attaque qui permet d’introduire la décision à
commenter.
- Rappel des faits de l’espèce.
- Déroulement de la procédure : sont écartés les détails sans grand intérêt au regard des problèmes
qui ont été identifiés.
Fiche
d’arrêt - Moyens des parties.
, - Motifs.
- Dispositif.
- Problème(s) juridique(s) / Problématique de l’arrêt.
Il est possible d’inverser les étapes de la manière suivante : motifs - problèmes juridiques - dispositif -
.
- Problématique générale.
- Annonce du plan.
Modèle de plan :
I]-------------------
Chapeau qui annonce A et B
A)------------------
Chapeau qui annonce 1 et 2
1-
Transition entre 1 et 2
2-
Transition entre A et B
B)------------------
Chapeau qui annonce 1 et 2
1-
Transition entre 1 et 2
2-
Transition entre I et II
II]------------------
A)------------------
1-
2-
B)------------------
1-