CM8 Psychologie de la Santé
Les dispositions salutogènes
Question : Quels sont les aspects protecteurs de la santé ?
3) L’auto-efficacité
Se sentir efficace dans ce que l’on fait, dans la plupart des situations
rencontrées
Modèle TIM ; à la fois dans les antécédents (caractéristique antérieure),
et les médiateurs (propres à une situation),
Définition A-E (Bandura, 1977) : « Croyance des individus en leur capacité
à mobiliser les ressources nécessaires pour maîtriser la plupart des
situations et y réussir »
L’auto-efficacité implique ;
- Un contrôle perçu de l’environnement et de ses propres
comportements
- Le fait de se fixer des buts élevés
- Le fait de penser pouvoir les atteindre
Intention -> Action
Théorie des comportements, on l’on passe de l’intention à l’action
(tabagisme), un sentiment d’auto-efficacité sauf si le but semble
trop élevé,
Bandura, 1985
L’efficacité se construit sur les expériences antérieures de succès ou
d’échecs, mais aussi par l’observation d’autrui. Il existe 4 sources du
sentiment d’efficacité personnelle qui permettent de le construire et
de le modifier :
1. Plus un individu vivra un succès lors d’un comportement
donné, plus il sera amené à croire en ses capacités
personnelles pour accomplir le comportement demandé. Le
succès, lorsqu’il n’est pas trop facile, renforce la croyance en
l’efficacité personnelle alors que les échecs réduisent ce sentiment.
2. L’expérience vicariante ou l’expérience indirecte (CAD sur
l’observation). Le fait d’observer des pairs vivre sans problèmes une
situation jugée difficile peut influencer et renforcer la propre
croyance des individus. Au contraire, l’observation de l’échec d’un
pair peut remettre en doute sa propre efficacité.
, 3. La persuasion verbale signifie qu’à travers des suggestions, des
avertissements, des conseils et des interrogations, les participants
peuvent être amenés vers la croyance qu’ils possèdent le potentiel
pour effectuer avec succès le comportement qui, autrefois, les
embarrassait (encouragements). Les résultats peuvent être
influencés par des facteurs tels que l’expertise, la crédibilité et
l’attrait exercé par la personne ressource.
4. Les états physiologiques et émotionnels jouent un rôle dans le
sentiment d’efficacité personnelle. Lorsqu’une personne associe un
état émotionnel aversif tel que l’anxiété avec une faible
performance du comportement demandé, cela peut l’amener à
douter de ses compétences personnelles pour accomplir ce
comportement et ainsi conduire à l’échec.
Auto-efficacité et comportement sains
Diabète :
L’auto-efficacité entraîne une meilleure adhésion à un régime
alimentaire chez des adolescents diabétiques (Gillirand & Stevenson,
2006)
Si une intervention prévoit de travailler sur le sentiment d’auto-
efficacité, les diabétiques rapportent une meilleure gestion de leur
maladie
Osborn et al. (2010) montrent auprès de 383 adultes diabétiques
que diverses compétences (calcul, etc.), une bonne connaissance de
la maladie et des soins, augmentent l’auto-efficacité, et un meilleur
contrôle de la glycémie
Une étude sur 5 pays et incluant plus de 8700 personnes montrent
des corrélations positives significatives avec plusieurs indicateurs de
bien-être et de performance : émotions positives, estime de soi,
satisfaction au travail, performances académiques
Auto-efficacité : disposition ou processus transactionnel ?
Pour certains auteurs, l’auto-efficacité est une disposition :
- L’utilisation de stratégies fonctionnelles (dispositions stable) =
issues positives sur la santé
Pour d’autres (e.g. Lazarus), l’auto-efficacité est un processus d’évaluation
secondaire=
C’est un processus d’évaluation en interaction avec les stratégies
d’ajustement
Il est possible de la modifier (par le biais d’intervention), donc pas
stable
Les dispositions salutogènes
Question : Quels sont les aspects protecteurs de la santé ?
3) L’auto-efficacité
Se sentir efficace dans ce que l’on fait, dans la plupart des situations
rencontrées
Modèle TIM ; à la fois dans les antécédents (caractéristique antérieure),
et les médiateurs (propres à une situation),
Définition A-E (Bandura, 1977) : « Croyance des individus en leur capacité
à mobiliser les ressources nécessaires pour maîtriser la plupart des
situations et y réussir »
L’auto-efficacité implique ;
- Un contrôle perçu de l’environnement et de ses propres
comportements
- Le fait de se fixer des buts élevés
- Le fait de penser pouvoir les atteindre
Intention -> Action
Théorie des comportements, on l’on passe de l’intention à l’action
(tabagisme), un sentiment d’auto-efficacité sauf si le but semble
trop élevé,
Bandura, 1985
L’efficacité se construit sur les expériences antérieures de succès ou
d’échecs, mais aussi par l’observation d’autrui. Il existe 4 sources du
sentiment d’efficacité personnelle qui permettent de le construire et
de le modifier :
1. Plus un individu vivra un succès lors d’un comportement
donné, plus il sera amené à croire en ses capacités
personnelles pour accomplir le comportement demandé. Le
succès, lorsqu’il n’est pas trop facile, renforce la croyance en
l’efficacité personnelle alors que les échecs réduisent ce sentiment.
2. L’expérience vicariante ou l’expérience indirecte (CAD sur
l’observation). Le fait d’observer des pairs vivre sans problèmes une
situation jugée difficile peut influencer et renforcer la propre
croyance des individus. Au contraire, l’observation de l’échec d’un
pair peut remettre en doute sa propre efficacité.
, 3. La persuasion verbale signifie qu’à travers des suggestions, des
avertissements, des conseils et des interrogations, les participants
peuvent être amenés vers la croyance qu’ils possèdent le potentiel
pour effectuer avec succès le comportement qui, autrefois, les
embarrassait (encouragements). Les résultats peuvent être
influencés par des facteurs tels que l’expertise, la crédibilité et
l’attrait exercé par la personne ressource.
4. Les états physiologiques et émotionnels jouent un rôle dans le
sentiment d’efficacité personnelle. Lorsqu’une personne associe un
état émotionnel aversif tel que l’anxiété avec une faible
performance du comportement demandé, cela peut l’amener à
douter de ses compétences personnelles pour accomplir ce
comportement et ainsi conduire à l’échec.
Auto-efficacité et comportement sains
Diabète :
L’auto-efficacité entraîne une meilleure adhésion à un régime
alimentaire chez des adolescents diabétiques (Gillirand & Stevenson,
2006)
Si une intervention prévoit de travailler sur le sentiment d’auto-
efficacité, les diabétiques rapportent une meilleure gestion de leur
maladie
Osborn et al. (2010) montrent auprès de 383 adultes diabétiques
que diverses compétences (calcul, etc.), une bonne connaissance de
la maladie et des soins, augmentent l’auto-efficacité, et un meilleur
contrôle de la glycémie
Une étude sur 5 pays et incluant plus de 8700 personnes montrent
des corrélations positives significatives avec plusieurs indicateurs de
bien-être et de performance : émotions positives, estime de soi,
satisfaction au travail, performances académiques
Auto-efficacité : disposition ou processus transactionnel ?
Pour certains auteurs, l’auto-efficacité est une disposition :
- L’utilisation de stratégies fonctionnelles (dispositions stable) =
issues positives sur la santé
Pour d’autres (e.g. Lazarus), l’auto-efficacité est un processus d’évaluation
secondaire=
C’est un processus d’évaluation en interaction avec les stratégies
d’ajustement
Il est possible de la modifier (par le biais d’intervention), donc pas
stable