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Résumé Église, société et pouvoir dans la chrétienté latine 910-1274 *L'encadrement de la mort

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résumé du thème " l'encadrement de la mort" issu du manuel Atlande "Église, société et pouvoir dans la chrétienté latine 910-1274". Utile pour la préparation du Capes bac+5 histoire

Aperçu du contenu

* L’Église et la société chrétienne *
L’ENCADREMENT DE LA MORT. P.250-274
I/ La mort au centre des relations entre l’Église et les laïcs
A) Faire son salut en prévision de la fin des temps : une injonction ancienne du discours ecclésial
Augustin ou Grégoire le Grand rappelait que la mort individuelle comme la fin des temps peuvent survenir à tout
moment : il faut donc faire son salut ici-bas sans attendre. Dans un de ses homélies, Grégoire le Grand tent d’inspirer à
ses auditeurs une peur salutaire du Jugement dernier.
1. L’invention du purgatoire au XIIe siècle, un réel changement ?
Au Xe-XIe s, les 2 eschatologies (intermédiaire avec la mort individuelle, finale avec la fin des temps) sont imbriquées.
Au XIIe s, émerge l’idée d’un espace intermédiaire accueillant les âmes de ceux ni vraiment bons/mauvais pour
attendre le Jugement. L’invention du Purgatoire donne une importance cardinale à l’action des vivants sur terre pour le salut
des morts. L’idée apparaît déjà dans des textes du VIIe s, Grégoire le Grand parlant de « feu purgatoire » comme étape
intermédiaire et racontant comment les prières des vivants ont pu llibérer des peines infernales. Dès lors, l’intercession des
vivants devient de plus en plus systématique dans la manière dont on conçoit son salut.
B) Comment s’assurer une place parmi les justes ?
1. La préservation de la memoria
La commémoration des défunts est une fonction ancienne de l’Église qui s’est progressivement organisée et
développée. Dès l’époque carolingienne, les monastères ont la charge de la préservation de la mémoire du défunt et celle de
son lignage par le biais de la memoria = la prière pour les défunt. Les familles aristocrates, par le biais de fondations
pieuses/donations, développent des liens particuliers avec un établissement religieux qui devient le lieu de l’entretien
de la memoria familiale, où s’effectue donc le service des morts. Dans l’Empire et en Francie occidentale, les femmes
jouent souvent ce rôle : elles prient, fondent des monastères et les familles aristocratiques y placent leurs filles/veuves pour
y assurer le service liturgique pour les défunts. Après l’an mil, , ces établissements sont nombreux à devenir aussi des
nécropoles. ex l’abbaye de Beaulieu pour les contes d’Anjou.
2. L’exercice de la charité : donations pro anima et la valeur sotériologique de l’écrit
La multiplication des donations pro anima au tournant de l’an mil : Il s’agit souvent de dons de biens , animaux,
produits agricoles, livres, objets liturgiques, ou leur personne (entrée au monastère). Testaments, chartes de donations ou de
fondation expriment le désir d’oeuvrer pour son salut en vue de la fin des temps. Ce n’est pas une donation fonctionnant
sur le modèle don/contre-don, car la seule rétribution attendue est de faire partie des élus à la droite du Christ. Le don par
excellence est celui de l’amour de Dieu ; il est un objet « immatériel et pur », « gratuit » (sans contrepartie) et volontaire.
L’écrit permet, bien après la mort, de garder en mémoire le nom du donateur et son action pour son salut ; il garde
un pouvoir/efficacité à l’épreuve du temps. Au XIIe s, une mutation importante se produit lorsque les familles
aristocratiques choisissent surtout de fonder des établissement religieux, délaissant les donations pro anima.
C) L’essor du culte des morts et de la « commémoraison »
Dès le XIe s, la liturgie funéraire se développe et des monastère se spécialisent dans l’entretien de la memoria.
Les messes votives en l’honneur des mort se multiplient. Les libri memoriales contiennent les noms des bienfaiteurs du
monastère qui bénéficient de prières pour leur salut. Les obituaires au XIIe s contiennent les noms/anniversaires de leur
mort des fondateurs de l’établissement religieux, permettant leur commémoration. Cette « commémoraison » lie la
mémoire du mort et l’oraison pour son salut.
Au XIIe-XIIIe s, chanoines/congrégations canoniales entretiennent la mémoires des défunts. Ils effectuent une
lecture du nom des défunts au chapitre général annuel et au quotidien ; ils célèbrent des anniversaires des morts au cours de
laquelle ils distribuent une « pitance » (ex distribution argent) et lisent une notice rappelant la qualité du défunt. Ex : Notice
d’Hugues de St-Victor mort en 1141, rappelle la liste de ses écrits et le fait qu’il soit allé chercher les reliques du saint patron
Victor à Marseille en 1115. Les défunts veulent être enterrés au plus près du sacré et de la communauté des vivants
qui leur rend un culte, soit près des monastères/églises/cimetières paroissiaux. Au XIIIe s, les familles aristocrates aisées
privilégient les abbayes prestigieuses ; celles avec moins de moyens choisissent des églises paroissiales/conventuelles. Ex :
Cîteaux pour les duc de Bourgogne. Au XIIIe s, tous les fidèles sont invités à prier pour les défunts.

II/ Mourir : préparatifs et rituels
A) Se préparer à mourir
La mort est un fait social que l’Église encadra de plus en plus fortement. Il fallait donc se préparer à mourir toute sa
vie, en agissant constamment comme un bon chrétien ou le faire au soir de sa vie. La mort était censée s’annoncer pour
laisser le temps au pécheur de faire pénitence.
1. Rédiger son testament
Évolutions historiques : Pour mettre en ordre son patrimoine, les romains rédigeaient leur testament. Du XIe-XIIe s, les
donations se substituent aux testaments. Elles s’accompagnaient souvent de contreparties spirituelles (ex fondations de
messes). Au XIIe s, la pratique testamentaire revient dans les usages et les testaments se multiplient au XIIIe s.

Infos sur le Document

Publié le
11 mai 2026
Nombre de pages
3
Écrit en
2023/2024
Type
Resume
5,76 €

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