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Résumé Église, société et pouvoir dans la chrétienté latine (910-1274) Atlande. * Thème : L'Église et les pouvoirs séculiers

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Résumé du thème "L'Église et les pouvoirs séculiers" issu du manuel Atlande "Église, société et pouvoir dans la chrétienté latine 910-1274". Utile à la préparation du CAPES BAC+5

Aperçu du contenu

* L’Église et les pouvoirs séculiers *
LA COMPÉTITION POUR LE DOMINIUM UNIVERSEL. P.101-121
Augustin, dans la « Cité de Dieu », pose les bases d’une séparation des pouvoirs spirituels/temporels (la
théorie des deux cités). L’Église incarne la cité céleste et détient l’autorité spirituelle ; les gouvernants ont l’autorité
temporel… Ce principe est utilisé au Moyen-âge dans la définition du partage du pouvoir entre le Pape/l’Empereur (Alcuin).
Le Césaropapisme = l’ambition du pouvoir séculier à diriger l’Église/la vie religieuse, et part de l’idée que l’Empereur
est aussi responsable devant Dieu du salut de son peuple. Les papes commencent dès le XIe siècle à s’opposer à ces
prétentions, affirmant leur souveraineté absolue sur les affaires spirituelles, et leur capacité à instituer/destituer un dirigeant
laïc. Ils remettent donc en cause l’indépendance du pouvoir temporel.

I/ De 910 au milieu du XIe siècle : un temps de collaboration au détriment de la papauté
Au début du Xe siècle, le titre impérial n’existe plus depuis 888 et il y a une crise profonde de la papauté.
Jean XII (955-963) et Otton Ier, cherchant à accroître ses pouvoirs/possessions, demande l’aide du roi de Germanie
Otton Ier face au roi d’Italie. Otton intervient et se fait couronner empereur en 962. Il ordonne que le pape soit sacré
après confirmation de l’élection par ses envoyés et qu’il lui prête serment de fidélité.
Otton III et Sylvestre II : Il y a collaboration/complémentarité ; Otton III souhaite reconstruire un empire chrétien
universel avec Rome pour capitale. Le pape a un rôle secondaire : il organise le culte/la prière/contrôle la moralité du
Prince. Le Prince fait respecter les lois divines et doit propager la foi chrétienne. L’évêque Burchard de Worms accorde aux
souverains des responsabilités importantes en matière religieuse comme convoquer des conciles (cf collect° can. Decretum).
La passivité de la papauté se poursuite dans la première moitié du XIe siècle (objet de rivalités entre familles
romaines), jusqu’à Léon IX (1049-1054) qui cherche à libérer l’Église de la tutelle des laïcs.

II/ Du milieu du XIe siècle à la fin du XIIe siècle : élaboration de la doctrine théocratique
dans un contexte d’affrontements
A) La querelle des Investitures (1059-1122) dans le contexte de la réforme de l'Église
Selon les clercs réformateurs, l’investiture des évêques par les laïcs est à l’origine de déviances des clercs
(simonie, nicolaïsme). Or les évêques sont des seigneurs temporels ; ils reçoivent l’investiture de leurs fiefs et recoivent
parfois une délégation de la puissance publique.
Le pape Nicolas II (1058-1061) : condamne dans un décret cette investiture en 1059 et établit que le pape sera élu par
les seuls cardinaux à Rome. Une première affirmation de l’indépendance du clergé/centralisation romaine qui
intervient dans le cadre d’un affaiblissement relatif du pouvoir impérial. Pierre Damien, un cardinal ds l’entourage du pape,
qualifie d’hérésie ceux qui refusent de se soumettre au pape.
*Exemple du conflit entre le pape Grégoire VII (1073-1085) et l’empereur Henri IV : Henri refuse de renoncer à ses
prérogatives quant aux choix des évêques/papes. Il s’oppose à Grégoire VII qui estime que l’Église manie le glaive
spirituel. En 1076, Henri fait déposer le pape par les évêques allemands. Une révolte en Allemagne le conduit à demander le
pardon du pape en 1077, se présentant devant lui à Canossa à genoux, pieds nus, vêtu en pénitent. Ensuite, il reprend
l’offensive contre la papauté, fait élire un antipape et assiège Rome.
Après de longues négociations, Henri V (1106-1125) accepte de mettre fin à la querelle avec le concordat de Worms
de 1122 : Il y a distinction entre les charges temporelles et spirituelles dans les missions cléricales. L’évêque/abbé élu
par le clergé, prête serment à un représentant de l’empereur qui lui donne le sceptre symbolisant le pouvoir temporel, et
l’archevêque lui accorde l’investiture.
B) Le XIIe siècle : un temps d’hésitations
La querelle des Investitures a pour conséquence un renforcement de la distinction entre les sphères temporelle/spirituelle.
* Exemple d’une coopération raisonnée entre le pape/l’empereur avec la commune romaine : Arnaud de Brescia
s’élève contre le pouvoir temporel de la papauté ; il critique la richesse du clergé, prône la pauvreté. Condamné au concile du
Latran. Il revient à Rome en 1146, instaure la République, exclut le pape du gouvernement de la ville et prend la fuite.
Excommunié, il est capturé en 1155 par l’armée de Frederic Barberousse et est exécuté.
* Exemple du pontificat d’Alexandre III et la lutte contre Frédéric Barberousse : En 1159, suite à la mort du pape, le
collège des cardinaux se divise. Une partie élit Alexandre III, qui reçoit le soutien de plusieurs souverains, tandis que les
évêques pro-germaniques reconnaissent Victor IV. Alexandre III meurt ; l’empereur contraint les évêques de l’empire à jurer
obéissance à l’antipape Pascal III. En 1166, l’armée impériale est mise en déroute à Milan. L’empereur est vaincu à Legnano
en 1176 vs la Ligue lombarde. La réconciliation intervient en 1177 : Barberousse reconnaît Alexandre III comme pape légitime.
* Exemple de l’affaire Thomas Becket : Les Constitutions de Clarendon établit par Henri II en 1164 remettent en cause
des libertés de l’Église. Becket, archevêque/primat de Canterbury s’y oppose ; accusé par le roi, il se réfugie en France. Il est
assassiné en 1170 dès son retour en Angleterre. Frappé d’interdit, Henri II fait pénitence et obtient l’absolution en 1172.

III. Le XIIIe siècle : l’affirmation des ambitions pontificales
A) Le pontificat d’Innocent III (1198-1216) : affirmation et renforcement de la primauté pontificale
Contexte : difficultés pour l’Église (hérésies valdéisme et catharisme ; aspirations politiques des princes laïcs). Innocent
estime que les princes tirent leur pouvoir de Dieu et doivent être maîtres dans leur domaine. Ses interventions dans le
domaine temporel doivent être exceptionnelles.

Infos sur le Document

Publié le
11 mai 2026
Nombre de pages
3
Écrit en
2023/2024
Type
Resume
6,46 €

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