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Fiche chronologique - la gestion des provinces orientales par les Antonins

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Fiche chronologique retraçant les apports et la gestion des empereurs de la dynastie des Antonins (96-192) des provinces orientales. Fiche se basant notamment sur la lecture d'ouvrages de Maurice Sartre, de sources antiques et sur les cours de prépa (CPGE) littéraire.

Aperçu du contenu

Antonins : (96-192)
Nerva (96-98) Marcus Cocceius Nerva
Il a assoupli le fiscus judaicus : qui permettait la première distinction entre Juifs et Chrétiens.
Trajan (98-117) Marcus Ulpius Trajanus
Le règne de Trajan introduit une innovation importante dans la politique orientale de Rome : la
provincialisation de territoires situés au-delà du Danube et de l’Euphrate, c’est-à-dire la réduction
immédiate au statut de province de terres qui n’avaient pas été confiées auparavant à des clients de
Rome.
106 : date symbolique, puisque l’on y observe à la fois la dernière mesure prise dans le droit fil de la
politique des Flaviens et la première guerre extérieure conduisant à la création de nouvelles provinces.
Cette année-là, le légat de Syrie fut chargé de prendre possession du royaume de Nabatène. L'opération
fut effectuée sans difficulté, des troupes romaines s’installèrent à Pétra, Bostra et même jusqu’à
l’extrême sud, à Hégra. Rome, qui devait, pour la première fois en Orient, administrer un immense
territoire désertique, adopta les méthodes des Nabatéens de contrôle de points stratégiques le long des
axes principaux. Dès 111-115, une route nouvelle (via Nova) fut construite “des limites de la Syrie
jusqu’à la mer Rouge”. Ainsi se trouvait réduit en provinces romaine le dernier Etat client situé en deçà
de l’Euphrate, ce qui mettait un terme à la politique d’intégration des Flaviens.
Entre 107 et 113, il avait séparé à nouveau Galatie et Cappadoce dont le gouvernement était peut-être
trop lourd pour un seul homme → la Cappadoce et l’Arménie Mineure d’une part ; la Galatie et ses
annexes (Paphlagonie, Pisidie, Lycaonie, Isaurie, Pont) d’autre part. Il y a d’autres annexions de
territoires extérieurs pour résoudre des problèmes de sécurité, ainsi les légions traversent le Danube
pour conquérir la Dacie qui devient une province romaine de 106 à 256 (capitale : Ulpia Traiana
Sarmizegetusa)
A partir de 113, Trajan entreprit de grandes campagnes en Orient. La résurgence de la question
arménienne (réglée en 66) le poussa à intervenir contre les Parthes. Le roi d’Arménie reconnu par Rome,
Tiridate, fut alors déposé par le nouveau roi parthe, Osroès, et remplacé par un prince parthe, Axidarès.
Le roi déchu fit appel à Rome et Trajan décida d’intervenir. En cours de route, il avait reçu à Athènes
une ambassade parthe qui lui annonçait que le candidat des Parthes au trône d’Arménie (Axidarès) avait
été déposé et que, désireux de préserver la paix, les Parthes lui proposaient de reconnaître à la place son
frère, Parthamasiris. Trajan avait rejeté toutes les propositions en bloc, en même temps que les cadeaux
diplomatiques → la guerre ne pouvait être évitée. Au printemps 114, il faisait route vers l’Arménie, le
nouveau roi d’Arménie, Parthamasiris, ne se présenta que plus tard à Elégeia : il déposa les insignes
royaux aux pieds de Trajan sans douter que celui-ci accueillerait avec bienveillance ce geste de
soumission et lui rendrait son trône. Au lieu de quoi Trajan le fit sur-le-champ arrêter et envoyer en exil
; bientôt il était assassiné en cours de route. Son royaume fut annexé à la province de Cappadoce tandis
qu’un procurateur s’occupait de l’administration fiscale du nouveau district. Fin 114, la guerre semblait
donc terminée et Trajan en avait profité pour soumettre les Albanais.
Pourtant, au printemps 115, il faisait campagne au sud de l’Anti-Taurus, dans la région de Nisibe et de
Singara, c’est-à-dire à l’intérieur de l’Empire parthes. Il créa dans ce secteur une province de
Mésopotamie (s’étendait entre le Tigre et l’Euphrate), où il entreprit aussitôt de construire des routes.
Il ne rencontra aucune résistance de la part des Parthes, paralysés par la guerre civile.
Après avoir hiverné à Antioche en 115-116, il lance une double expédition contre l’Adiabène d’une part
et la Basse-Mésopotamie d’autre part. Les deux armées se rejoignirent sous les murs de la capitale
parthe, Ctésiphon. Après la prise de la ville, Trajan poussa jusqu’à l’extrême sud, où le roi de Mésène
(Attambélos V) se soumit. Ce dernier fut donc maintenu en tant que roi client, alors que la partie
mésopotamienne du royaume parthe était transformée en une nouvelle province, l’Assyrie. Trajan avait

, repoussé la frontière de l’Empire jusqu’aux premières pentes du Zagros et au golfe Persique où Dion
Cassius le montre méditant sur l’aventure d’Alexandre.
Cependant, les Parthes réagirent enfin au Nord du royaume, c’est-à-dire sur les arrières des armées
romaines. L’Adiabène fut reprise et toutes les régions du Nord se révoltèrent contre Rome pendant que
les Juifs s’agitaient. Trajan quitta Babylone et reconquit systématiquement le Nord du pays : Nisibe et
Edesse tombèrent, mais Hatra résista. Les provinces d’Arménie et de Mésopotamie furent conservées,
mais, au sud, Trajan renonça à la toute nouvelle province d’Assyrie. Il se contenta de rétablir un
royaume parthe dont le roi Parthamaspatès, nommé par lui, devenait client de Rome.
→ les nouvelles provinces n’étaient pas plus sûrement tenues par Rome que ne pouvait l’être un Etat
client traditionnel. Il s’agissait de possessions lointaines, qu’il aurait fallu protéger avec d’importants
effectifs militaires ; et qui étaient étrangères à la culture grecque – ciment de l’Orient romain. Hadrien
en fut parfaitement conscient : dès son avènement, il fit évacuer les provinces créées par Trajan et rendit
un roi à l’Arménie.
Guerre de Kitos : 115-117 au cours des campagnes menées par Trajan contre l’Empire parthe.
Naissant dans les cités à forte composante juive de l'Empire parthe, l'Adiabène et l'Osroène, la révolte
s'étend aux cités du pourtour de la Méditerranée, dont Cyrène, Alexandrie et Chypre. Très peu de
sources parlent de cette révolte en Judée et Galilée.
L'empereur engage une campagne contre les Parthes à partir d'octobre 113. Il prend comme prétexte
le viol du traité de Rhandeia (63), datant de Néron. Khosrô Ier de Parthie a en effet placé à la tête du
royaume d'Arménie, Parthamasiris, sans avoir l'agrément des Romains
En 113, Trajan rassemble ses troupes à Antioche et en 114, l'Arménie est prise. Il refuse l'allégeance
de Parthamasiris et annonce que l’Arménie devient province romaine à la tête de laquelle il place un
gouverneur romain
La victoire est de courte durée : le pays s'avère très difficile à tenir et les révoltes se multiplient dans
les régions nouvellement conquises, notamment au sein des populations juives de Babylonie.
Malgré la répression, la révolte s'étend et se généralise encore. En 117, l'Orient est en feu. Trajan
nomme Lusius Quietus gouverneur de Judée avec le rang de légat consulaire. À charge pour lui de
mater l'agitation des Juifs révoltés. Le nouveau légat finit par s'emparer de Lydda (Lod) où s'étaient
enfermés les derniers rebelles juifs, qu'il fait tous exécuter jusqu'au dernier. Puis il s'occupe des
bandes de pillards (ou de Zélotes) qui hantent encore le pays avant de marquer son triomphe en
plaçant une statue de l'empereur dans les ruines du temple de Jérusalem.
L'armée et l'empereur doivent finalement se retirer de Mésopotamie.
En Arabie, entre 107 et 115 la via Nova est construite de la frontière syrienne jusqu’à Aïla et on parle
de la nouvelle route qui permet de relier les principales villes de la province en évitant le désert.
Hadrien (117-138) Publius Aelius Hadrianus
Du côté des barbares, la menace n’avait jamais été complètement écartée. A l’époque d’Hadrien, vers
135, des raids des Alains sont signalés en Cappadoce, mais les mesures prises par Arrien enrayèrent
leur avance.
------
Cet empereur "vagabond" passa plus de temps en voyage qu'à Rome, consacrant la moitié de son règne
de 21 ans à l'inspection de ses provinces. Ses voyages lui fournirent les moyens politiques d'unifier
l'Empire romain, mais il est également possible qu'il ait été personnellement motivé par son insatiable
curiosité, son philhellénisme et son amour des voyages.
Les récits sur Hadrien sont inextricablement liés à ses longs voyages administratifs à travers l'empire.
L'auteur de l'Historia Augusta nous dit que l'empereur “aimait tant les voyages qu'il souhaitait
s'informer en personne de tout ce qu'il avait lu sur toutes les parties du monde” (Histoire Auguste, Adr.
17.8). L'écrivain chrétien Tertullien (155-210 de notre ère) parle d'Hadrien comme d'un "omnium

Infos sur le Document

Publié le
10 mai 2026
Nombre de pages
6
Écrit en
2025/2026
Type
Autre
Personne
Inconnu
5,96 €

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