Notions abordées : justice, liberté, nature, raison et inconscience.
Justice : Institution chargée d’assurer le respect des lois et de garantir que
chacun reçoive ce qu’il mérite.
État : Organisation ayant pour but d’exercer le pouvoir sur un territoire
donné.
Les obstacles à la liberté :
* Le déterminisme naturel : Doctrine selon laquelle tout ce qui se produit
dans l’univers est soumis aux lois de la nature. Chaque événement est causé
par un événement précédent, selon le principe de cause à effet. Si une
intelligence pouvait connaître parfaitement toutes les lois de la nature et
toutes les causes, elle pourrait théoriquement prévoir chaque événement.
Dans cette perspective, l’être humain serait également soumis à ces lois. Nos
actions seraient donc déterminées par les mécanismes des lois naturelles,
nous laissant sans possibilité d’agir autrement que selon ces lois. Le
déterminisme naturel apparaît ainsi comme un obstacle à la liberté, car il
af rme que tout est déjà inscrit dans l’ordre du monde.
• * Le déterminisme universel :
Le déterminisme universel est une doctrine qui remet en question la notion de
liberté. Il af rme que tout est déterminé par les lois de la nature, mais aussi
par des facteurs humains tels que l’éducation, le vécu, l’âge, le genre et les
fréquentations. Ainsi, nos actions seraient le résultat de multiples in uences
qui nous dépassent. Par exemple, on observe que certains criminels
présentent des similitudes dans leur parcours de vie, ce qui suggère que
certains facteurs peuvent favoriser le passage à l’acte. La maîtrise du
langage, par exemple, in uence la manière d’exprimer sa rage : une
personne capable de s’exprimer facilement aura davantage tendance à
évacuer sa colère par les mots plutôt que par la violence. On peut donc dire
que « certaines tendances prédisposent à certains comportements ». Dans
cette perspective, nos actes ne seraient jamais totalement libres, mais
toujours conditionnés par des causes et des in uences.
Le libre arbitre, doctrine imaginée par le philosophe français René
Descartes au XVIIe siècle et décrite dans la quatrième méditation de ses
« Méditations métaphysiques », établit une distinction entre la liberté
d’indifférence et la liberté évidente. La liberté d’indifférence est le degré le
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, plus bas de liberté, où la volonté ne penche d’aucun côté car aucune
in uence n’est exercée. On parle alors de libre arbitre, mais il est important
de noter que cette situation est presque impossible.
Cependant, la liberté d’évidence correspond à la liberté la plus totale, car
c’est lorsque la volonté est in uencée par la connaissance. Ici, la
connaissance in uence notre choix, ce qui nous rend libres.
On peut établir un parallèle avec B. Spinoza et le déterminisme, où il
s’oppose au libre arbitre. En effet, pour Spinoza, nous sommes pris dans une
chaîne de cause à effet, et nos choix sont déterminés. Il nous montre que les
hommes pensent être libres, mais c’est simplement notre nature qui dicte
parfois nos choix, comme lorsqu’un enfant préfère avoir du lait que des
légumes. C’est donc sa nature infantile qui détermine son choix.
Ainsi, la liberté est un idéal, car tout est déjà déterminé, sauf si l’on prend
conscience de ce déterminisme pour trier ces facteurs. Il faut donc réduire les
mauvais facteurs, comme ces parents, et au contraire suivre les bons
facteurs, comme sa raison.
L’autonomie
L’autonomie, concept développé par I. Kant, implique une distinction entre
deux niveaux de réalité : le « phénomène », ce que nous pouvons connaître
par nos sens, et le « noumène », ce que nous ne pouvons pas expérimenter
directement, comme Dieu ou la liberté. En tant qu’êtres naturels, nous
appartenons au monde des phénomènes et sommes donc soumis au
déterminisme. Cependant, en tant qu’êtres raisonnables, nous appartenons
également au monde des noumènes, où la liberté est possible. Pour Kant, la
liberté ne signi e pas faire ce que l’on veut, mais obéir à une loi que l’on se
donne à soi-même : c’est l’autonomie. À l’inverse, l’hétéronomie consiste à
obéir à une loi extérieure, comme les règles de la justice. Celle-ci a été mise
en place car, étant soumis au déterminisme, tous nos actes pourraient être
pardonnés, car cela ne serait pas de notre faute. Il fallait donc des lois pour
créer une justice. Ainsi, la véritable liberté est morale : elle consiste à agir
selon la raison.
Absolutisme
L’absolutisme, doctrine développée par le philosophe anglais du XVIIe siècle
Thomas Hobbes, est présentée dans son ouvrage majeur, Leviathan,
comme le régime idéal pour garantir la liberté de l’Homme. Ce régime, qui
s’apparente à une dictature, concentre tous les pouvoirs entre les mains d’un
tyran. Hobbes arrive à cette conclusion en étudiant l’état de nature de
l’Homme, caractérisé par l’égoïsme et la poursuite de ses propres intérêts. À
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