Fiche générale : L’Expérience
INTRODUCTION
Étymologie ⇒ vient du latin “experientia” venant du terme “périor”—>faire
l’expérience de, expérimenter qui a donné “expérior”
Sens 1 : signifie “mettre à l’épreuve”
Sens 2 : réaliser qqch.
Dans tous les cas = démarche active du sujet vis à vis de la collection des
informations→ “perior” à donné “periculum”⇒ péril, danger du sujet lorsqu’il prend
une initiative ⇒ saut périlleux.
Le terme Latin d’experientia, traduit le grec “empeiria” qui signifie d’abord
essayer, s’efforcer de, tenter qqch, chercher le passage ⇒ terme qui peut désigner
le projet, l’entreprise, l’aventure (pour tenter qqch)
En allemand, 3 termes : 1. “Die Erfahrung”, l’expérience au sens global, ponctuelle
ou celle acquise au cours du temps. 2. “Das Experiment” : pratique institutionnelle
avec un protocole exp. présup. une hypothèse théorique à éprouver. Si Hypothèse
valide = résultat prédit. Le But du protocole exp. est de confirmer/infirmer des
déductions faites à partir des hypothèses théoriques. Exp scientifique doit être
reproductible et par des praticiens indépendants.
Fiche générale : L’Expérience 1
, 1→ exp. Scientifique doit porter sur des réalités manipulables
2→ ne peut y être expérimenté que ce qui est soumis à un certain déterminisme
La science expérimentale est liée à deux hypothèses théoriques :
→ La première est matérialiste ⇒ tout ce qui échappe à l’expérimentation ne relève
pas du champ de la connaissance scientifique
→ La deuxième est méthodologique ⇒ liée à la reproductibilité de chaque protocole
exp. ⇒ l’objet du protoc. doit être soumis au déterminisme = les mêmes causes
produisent les mêmes effets, tout ce qui arrive dans le temps est soumis à des
rapports de c/e, les même conditions étant réunies dans un système, on observera la
même évolution de ce système. ⇒ PRINCIPE DE DÉTERMINISME ESSENTIEL DANS
LA SCI. exp.
Enfin le 3ème terme allemand de l’expérience est “ das Erlebnis”= exp. vécue,
singulière, bizarre, insolite et étrange. ⇒ sentiment intérieur vécu comme singulier.
⇒ sentiment quasi-poétique
D’ordinaire, l’expérience = source fiable d’info, partic. La connaissance
scientifique = consid à 1ère vue comme champ de connaissance par excellence.
=Einstein le 29 mai 1919 met en doute le système newtonien en montrant que la
place de Mercure lors d’une éclipse solaire ne correspond pas à celle attendue par
ledit système. La théorie d’E. réfute expérimentalement la théorie scientifique
consid comme la plus fiable depuis 240 ans. Théorie de la relativité montre, elle,
que le temps s’écoule à des rythmes différents selon la vitesse des systèmes.
=Pascal, grâce à une expérience, parvient à démontrer que la masse d’un objet n’a
pas d’incidence sur sa vitesse en chute libre lorsqu’il n’y a pas d’air → dans deux
colonnes de verre sans air, la bille et la plume tombent avec une accélération
identique. C’est la diff de frottement dans l’air qui est cause de la variation de la
vitesse en chute libre. Cette expérimentation permet de réfuter la croyance selon
laquelle la vitesse de chute d’un corps est proportionnée à son poids.
= Voila pk expérience semble le meilleur moyen d’obtenir une connaissance certaine.
Pourtant…
CONCEPTUALISATION / PROBLÉMATISATION
Il y a, traditionnellement trois axes de problématisation en philo de la connaissance
Analyse
remise en question
spontanée
Fiche générale : L’Expérience 2
, Question de la
VALEUR de la dogmatisme VS Scepticisme
connaissance
Question de
l’ORIGINE ET DU
Empirisme VS Idéalisme / rationalisme
FONDEMENT de la
connaissance
Question de la
idéalisme
TENEUR de la Réalisme VS
(=phénoménalisme/criticisme)
connaissance
1. De la valeur de la connaissance
KANT, Crp1, “Canon de la RP”→ fait une distinction dans le cadre de ce qu’il appelle
le Fürwahrhalten (=tenir-pour-vrai) en usant de deux critères : la certitude objective
(=démontrable à tous les hommes) et la certitude subjective (=qui ne laisse aucun
doutes à celui qui l’éprouve)
ce qui est certain objectivement et
Le SAVOIR (Wissenschaft)
subjt
ce qui n’est pas certain objectivement
L’OPINION (Meinung)
ni subjectivement
La FOI (Glaube) (=qui est diff de notre concept de foi, il n’y a pas de certitude objective mais
mais signifie plutôt “croyance avec foi”) une certitude subjective
DU NIHILISME :
→ c.f Gorgias : tout est faux, le néant est. Tout ce que nous pouvons affirmer peut
être considéré comme faux. ⇒ Position intenable en ce que = contradiction
performative.
DU RELATIVISME :
→ c.f Le Thééthète, de Platon = position tenue par Protagoras = à chacun sa vérité,
“l’homme est mesure de toute chose, de ce qui est que cela est, de ce qui n’est pas
que cela n’est pas”. → chaque opinion est relative aux dispositions naturelles ou
acquises particulière de chaque sujet qui juge. ⇒ et chaque jugement est pertinent.
Fiche générale : L’Expérience 3
, Ce qui, pour Protagoras est vrai de la perception, l’est aussi pour la politique,
pour les “valeurs”= elles sont relatives à l’exp. partic. du sujet. Ce que les uns
appellent bien= ce qui pour eux est bon, ce qui est mal…
IL N’Y A PAS DE VALEUR ABSOLUE. (et une bonne proposition pol tient compte de
la diversité des positions en trouvant des projets collectifs qui n’exigent pas des gens
qu’ils changent de position en matière morale / éthique )
Le point faible du relativisme est mis en avant par Platon dans son ouvrage
Pour le justifier = pov susceptible de convaincre tous les hommes.
Si Protagoras soutient qu’il y a une vérité propre à chacun, alors il doit reconnaître la
thèse de celui qui dit qu’il y a une vérité universelle. ⇒ CONTRADICTION
PERFORMATIVE.
DU SCEPTICISME :
→ ce que nous appelons “connaissance scientifique”= certitudes ø objectivement
fondées ⇒ cela n’est jamais que de l’ordre de la “foi” ⇒une opinion plus ou moins
probable .
Le scepticisme est encore différent des deux précédents ⇒ il est avant tout une
réflexion critq sur l’exercice de nos facultés cognitives et conclut à l’imposs de
discriminer avec certitude de ce qui est objectivement certain ou seulement
probable. ⇒ il est impossible de trouver des critères de vérité infaillibles.
MAIS quelle diff avec le relativisme ? Le scepticisme distingue nos jugements sur les
objets de connaissance et notre réflexion sur ces jugements. Le sceptique a des
certitudes mais pas sur les objets à connaître, sur l’exercice même de nos
facultés.
Nous ne pouvons rien savoir sur les choses, mais nous pouvons prendre conscience
de notre incapacité à connaître les choses. ⇒ CERTITUDE INTÉRIEURE DU SUJET
QUI PREND CONSCIENCE DE SON INCAPACITÉ À ACCÉDER À DES
CONNAISSANCES AUTRES QUE SA PROPRE SUBJECTITÉ.
Argts classq des sceptiques :
La philosophie est une démarche vaine : après des siècles d’existence, elle
n’arrive pas à donner de réponse unique et définitive.
L’historicité des savoirs : les certitudes sont réfutées par le progrès des
connaissances (relativité ; révolution copernicienne)
Tout n’est, en somme, qu’opinion et avec plus ou moins de probabilité.
Fiche générale : L’Expérience 4